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Venez comme vous êtes (un article qui n’a rien à voir avec le marketing viral de l’ami Ronald)


Comme je te le disais précédemment, si les amitiés se créent plutôt facilement lorsque les protagonistes partagent diverses affinités, il n’en demeure pas moins que :

- tes semblables peuvent s’avérer être d’inbuvables connards

- des amitiés inattendues se créent parfois avec des personnes totalement improbables

Et parfois, tu copines ainsi avec des gens qu’ont troôôp rien à voir avec toi, comme disent les djeun’s.

Regarde, prenons deux de mes plus grandes copines :

la Blonde et la Pétasse

(chialez pas les filles, même si j’sais bien qu’c'est trop d’honneur)

Ben j’ai envie de dire : comment veux-tu que je ne sois pas copine avec ces filles-là ? Ce serait juste IM-POS-SIBLE ! Copiner avec elles, ça a juste été trop facile, c’était quasi dans l’ordre des choses tellement elles et moi, on est pareilles.

Entre la Blonde qui est une sorte de croisement entre Mister Bean et Benny Hill (hein “mon p’tit soleil” ?!) et qui fait une bourde par quart d’heure minimum, et la Pétasse qui organise des goûters avec des gâteaux en forme de bites et de spermatozoïdes, j’ai juste envie de dire que ces deux tarées, c’est le Ciel qui me les a envoyées, voire même que Dieu, il nous a conçues dans le même moule. J’veux dire, c’est pas donné à tous le monde de tomber sur d’autres congénères qui cultivent également l’amour du mauvais goût et des blagues de merde, qui s’envoient des cadeaux avec des zizis dessinés sur les paquets et qui sont incollables sur les films cultes des années 80. Bref, ces filles-là, je me dis qu’elles ont été mises au monde pour être mes amies (et je remercie de tout coeur Marcelle et Sergio d’avoir enfanté ce condensé de vulgarité et d’humour de merde qu’est la Blonde. God bless you !).

Donc voilà, y a des gens comme ça, au moment où tu leur adresses la parole, tu piges que forcément, tu vas copiner. Trop facile quoi.

Pis parfois, y a aussi ces autres gens.

Les autres gens, c’est ceux qui sont pas comme toi. Mais alors pas du tout hein.

Pire, ça peut parfois être des gens qui, objectivement, sont tout ce que tu détestes. Ou presque.

Tiens, prenons à nouveau un autre exemple. J’ai nommé Sonia, blogueuse influente de son état.

Sonia, pour ceux qui ne la connaissent pas, je t’explique :

- elle met du gloss. Plein.

- elle se fait des smoky eyes. Parfois bleu canard ou violet flashy. Et quand je dis “smoky eyes”, crois-moi, c’est pas du smoky de tapette hein, c’est plutôt carrément le carnaval de Rio sur ses paupières (et ce, tous les jours de l’année, oui mes braves gens !).

La preuve en image :

sonia-smoky

Avoue que ça te la coupe hein…

- elle aime les paillettes, les strass et tout ce qui brille

- elle aime la mode. Mais pas la mode d’y a 60 ans hein, la mode de maintenant, les créateurs, les fringues de marque et tout et tout

- elle aime la fourrure (d’ailleurs sa tête est mise à prix sur Facebook) (la pauvre) (tout ça parce qu’elle aime bien porter des écharpes en animaux morts)

- elle est totalement, mais alors TOTALEMENT superficielle et s’extasie devant des ongles d’orteils  joliment décorés. Et elle possède, tiens-toi bien, 146 vernis à ongles différents. (Plus que 144 et je la bats)

- elle fréquente de temps à autre les soirées people et tout le gratin parisien. Because c’est une personne “in” vois-tu.

- elle n’écoute pas de punk rock, ne voue pas un culte à Elvis, n’est pas obsédée par les films de zombie ni par les BD avec des monstres dedans, et n’a pas de tatouages qui font mauvais genre.

- son livre de chevet, c’est le dernier Closer.

- Elle n’est pas trop branchée Romero. En revanche, elle a suivi la dernière saison de Secret Story avec un engouement qui dépasse l’entendement (et elle a même assisté à l’émission) (j’te jure)

sonia-secretstory

(La fille en violet qui applaudit et qui a le sourire jusqu’aux oreilles tellement elle est contente de voir François-Xavier en vrai, ben c’est elle)

Et bref, tout ça pour dire qu’objectivement, cette fille, c’est TOUT ce que je déteste.

Mais alors TOUT hein.

Sauf que…

Sauf que malgré le gloss, le vernis pailleté, les flots dans les cheveux et le smocky bleu canard, il est arrivé ce truc de ouf, de façon très fortuite : elle et moi, on a sympathisé.

Tu m’aurais dit qu’un jour je sympathiserai avec cette fille, ma parole j’aurais pété de rire et je t’aurais demandé si tu te droguerais pas par hasard pour dire des conneries pareilles. J’aurais même ajouté (tiens toi bien, ceci est la minute “même pas honte de l’avouer”) : “je copine pas avec les poupouffes parisiennes qui s’achètent un tube de gloss toutes les 24 heures.

(Ouais, j’aurais dit ça. Parce que je suis une vraie langue de pute, of course et que j’aime ça)

Donc bref, OUI, en vérité je vous le dis, j’ai sympathisé avec le côté obscur de la force, j’ai sympathisé avec une blogueuse influente glossée et pailletée qui a même eu sa rubrique dans un magazine people (et qui lave son chien-chien au savon Lush). Un coup à me niquer ma réputation, tu l’as dit mon p’tit…

Même que le jour où on s’est rencontrées, c’était assez folklorique pour le coup : elle en robe et serre-têtes violet électrique avec zyeux et zongles assortis, forcément), moi en robe tête de mort et chaussures avec “Rock” et “Roll” marqué dessus. On a partagé notre temps libre entre les boutiques qui vendent des t-shirts Iggy Pop et des sacs léopard et le Starbucks top tendance que kiffent les parisiennes chébran. On est même allées chez Lush acheter des savons rose fluo, c’est dire le niveau.

Et bref, je lui ai parlé de mes gosses, elle m’a parlé de son chien, je lui ai montré mon super sac en forme de carrosserie de Meteor et elle son Hello Kitty bling bling qui s’allume quand son portable sonne, je lui ai confessé que j’arrivais pas à marcher sur mes platform shoes à motifs tattoo et elle, elle m’a appris comment faire vu que dans son métier très hype d’avant, elle apprenait précisément à marcher à des taupes models (et je suis pas tombée) (mais j’avais l’air d’avoir un balai coincé dans le trou de balle).

Et depuis ça, ben tsais quoi ?

On est toujours copines.

La vérité.

Même qu’à cause d’elle, je mets du vernis à ongles maintenant, c’est dire si elle a une sale influence sur moi.

Et pendant l’entre-acte de “l’Amour est dans le pré”, on s’appelle pour dauber sur l’esthéticienne blonde ou pour dire que Norbert et Guilaine, ils sont trop meugnons, surtout quand Norbert se lave les pieds dans le lavabo pendant que Guilaine se brosse les dents. (Petite parenthèse : j’ai pas eu besoin de Sonia pour aimer les programmes TV de merde. M6 est mon ami, sache-le) (Et sache aussi que tous les gens qui prétendent chier sur M6 et ne jurent que par Arte, 9 fois sur 10, c’est rien que des menteurs).

Et elle de son côté, j’espère qu’il lui arrive d’écouter Elvis des fois (pour le punk 77, elle n’est pas encore prête la petite). Je pense que la période 70’s d’Elvis, elle devrait kiffer. A cause de la cape kitsch, des lunettes de mouche et des paillettes, bien sûr.

Voilà, tout ça pour dire que des fois, ben les amitiés les plus improbables se créent. Et durent.

Là t’es censé dire “Ô putain, c’que c’est beau l’amitié”.

Pour m’aider à faire ma transition.

Car j’annonce : mode langue de pute ON ! :

DOOOOOONC,

au final,

je préfère nettement côtoyer des filles à gloss et sacs haute couture qui ne trichent pas, plutôt que des filles qui font semblant d’être quelqu’un d’autre juste parce qu’elle trouvent ça plus cool.

(Ayé, opération “daubage” activée)

La fille qui se met subitement a écouter la même musique que moi, à se saper dans les mêmes boutiques que moi, qui a comme par hasard exactement les mêmes goûts et centres d’intérêt que moi (mais qui ne les avait pourtant pas y a encore six mois, trop marrant hein ?!), les mêmes références “cultes”, au film près, et qui voudrait faire croire à tout le monde que non non, il ne s’agit aucunement d’un revirement de personnalité entièrement voulu et calculé, qu’elle a toujours été comme ça au fond (mais alors tout au fond hein), ben t’sais quoi, ces filles-là, même pas pour rire j’ai envie de copiner avec.

Ah mais carrément pas quoi. Je préfère de loin des gens carrément pas raccord avec moi mais franchement authentiques, qui ne trichent pas et ne mentent pas, plutôt que ceux qui se fabriquent une personnalité en piochant dans tes habitudes et tes références.

Et je me marre cent fois plus en découvrant les univers complètement barrés de certains gens avec qui je partage peu de centres d’intérêt (Sonia a tout de même réussi à m’épater avec sa machine qui imprime des photos sur les ongles) (nan mais t’imagines les possibilités ?! Tu peux aller bosser avec des mini Chuck Norris imprimés sur chaque ongle !) plutôt qu’en écoutant les propos navrants de personnes qui s’évertuent vainement à te convaincre que “putain on est trop pareils et trop branchés sur les mêmes trucs quoi” et qui au final, passent leur temps à se mentir à eux mêmes au profit de…

Ben au profit de quoi au fait ?? Parce que qu’on m’explique : c’est quoi l’intérêt de faire “semblant” d’être quelqu’un ? De s’emparer des centres d’intérêt de quelqu’un d’autre ou de s’inventer un look sous prétexte que comme ça, c’est plus cool ?!! Non vraiment, sérieusement, je tente de comprendre… Mais j’y arrive pas, c’est trop de la merde pour qu’on trouve une explication à ce genre d’attitude.

Mais putain, venez comme vous êtes les gens, c’est quand même autrement plus marrant que de se déguiser pour tenter de tous se ressembler en croyant qu’on sera plus potes avec ça (la bonne vanne). Car juste comme ça hein, au passage, c’est plus souvent l’effet inverse qui se  produit et traîner avec des gens qui s’évertuent à essayer de me correspondre, c’est juste désespérant, hautement navrant, complètement pathétique et clairement insupportable. Nan mais t’imagines ? C’est comme si je me mettais à écouter du hard rock et à aduler Lemmy pour être copine avec Ze Connasse (alors qu’entre nous, suffit de lui payer une bière ou un petit pétard pour ça) ou que j’arrêtais de me laver et que je portais des collants troués pour me sentir plus punk et donc plus proche de Manu (comment ça je suis déjà proche de Manu ? Ah oui merde, c’est vrai !), ou bien comme si je me mettais à détester tout le monde et à traiter tout le monde d’enculé pour être plus pote avec le Coach (comment ça je déteste déjà les gens ? Non, pas tant que ça, t’exagère).

Ma parole mes petits veaux, la semaine prochaine, moi aussi je vais jouer à ça : je vais me connecter aux blogs de mode et choper plein de références, et après j’irai m’acheter tout ce qu’il faut dans les boutiques de marque et adopter un look cool de fille urbaine qui vit avec son temps. Et j’irai à la Fnac acheter le dernier Emilie Simon et je me damnerai pour une paire de Louboutin. Et avec ça, je tacherai de me faire plein de copines pareilles que moi avec qui j’irai dans les grands spas parisiens et la vérité, ce sera trop bien…

Nan ça va, je déconne.

Jamais de la vie je renoncerai à mes BD de zombies, jamais de la vie je dénigrerai ces bons vieux punks new yorkais (contrairement aux idées reçues de Manu qui considère que le rockab c’est pas trop compatible avec le punk 77), jamais je ne cesserai de me répéter les dialogues des Goonies à mes heures perdues, jamais de la vie je n’arrêterai d’être amoureuse de Fonzie, jamais j’arrêterai de faire de l’humour pipi-caca à deux balles même si ça fait rire que moi (et la Blonde et la Pétasse, si t’as bien suivi) (sur ce, tu veux une blague de Melon et Melèche ?) et surtout, jamais de la vie j’arrêterai de porter cette frange trop courte. Nan ça va, pour la frange, je déconne.

Cet article est évidemment dédié à toutes ces cruches en mal de personnalité qui croient comme des connes qu’on sera vachement plus copines si elles s’amusent à me photocopier et à me claquer à la gueule des “t’as vu, pareil que toi”. Bande de baltringues va. A votre âge en plus, z’avez pas honte…?! (Oui, “baltringues” ça peut aussi être féminin) (c’est même plus souvent féminin que masculin ces temps-ci, aurais-je tendance à dire)

Aaaaah, je sens qu’avec cet article, je vais encore me faire PLEEEEEIN de copines !! Chouette alors ! (Ca tombe bien, je comptais en garder rien que 10. Une pour chaque doigt quoi).

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Qui aime bien châtie bien (adage vieux comme le monde mais toujours d’actualité, faces de pets)


Nan sérieux, vous savez que je vous aime bien et tout et tout (enfin pas tant que ça mais bon) mais s’il vous plaît amis lecteurs, de grâce… vous voulez pas faire un effort, bordel de couilles ?!!!!

Paraîtrait que je suis vilaine avec Manu. Ouais, paraîtrait. C’est des commentateurs qui me l’ont dit. Paraîtrait que je me moque et tout ça.

Han ouais, sans blague ? Moi me moquer ?!! Naaaaaaan, c’est pas mon genre…

Mais bon, je me méfie, y aurait des projets de création de collectif en soutien à Manu le keupon dans l’air que ça m’étonnerait pas.

Bon alors, de deux choses l’une :

- Dis lecteur, t’as trouvé ça tout seul que je me moquais des gens ? Ben ouais je me moque. Et entre nous, c’est pas franchement nouveau. Pis bon, je ne me moque pas seulement des gens que je déteste (ne tombons pas dans la facilité) mais aussi et surtout des gens que j’aime. Regarde c’te pauv’ blonde que j’arrête pas de traiter de sale hippie de merde depuis que je la connais, la Pétasse à qui je fais croire les pires horreurs en matière d’enfantement, la Peste que je fais passer pour Candide quand elle passe dans un tunnel ou devant une éolienne… Pis tiens, pas plus tard que ce week-end, j’ai reçu des tas de gens chez moi (ouais, on a fêté mes 18 ans, je te raconterai si t’es sage et si t’acceptes de devenir un peu plus futé) à qui j’ai fait moults compliments : entre ma copine fashionista que j’ai traitée de pouffe lookée comme une pute du bois de Boulogne toute la soirée (la pauvre ne porte pas le léopard aussi bien que moi), ma pote qui est une groupie refoulée et à qui j’ai pas arrêté de dire “ta gueule sale groupie” dès qu’elle ouvrait la bouche, mes amis de moins de 20 ans que j’ai traités de post puceaux pas encore secs derrière les oreilles toute la soirée et le Coach, ah ben je t’en parle pas du Coach, lui et moi ce sera le jour où on arrêtera de s’insulter et de s’humilier mutuellement qu’il faudra se poser des questions quant à notre amitié (faut savoir que ce con m’a tout de même offert un rideau de douche d’occas’ avec des poissons et des coquillages bleus turquoise dessus, le tout emballé dans du papier aluminium en guise de papier cadeau).
Et Manu, ben ouais Manu. C’est plutôt bon signe que je me foute de sa gueule car crois-moi, si je ne le faisais pas, ce serait signe d’une indifférence certaine à son égard et ça voudrait dire que je l’aime un peu mais sans plus, ce qui est bien mais pas top. Donc OUI je me fous de la gueule de mon mec, mais putain, encore heureux !

- Pis bon, air de rien, le Manu il me le rend bien. Normal quoi. Et je te prie de croire que s’il avait un blog, ça casserait de la Eve et pas qu’un peu hein (oui bon, il a pas de blog par pure fainéantise, mais il envisage de participer indirectement à mon blog via la chronique “Manu m’a dit de vous dire”. A suivre…). Tiens, pas plus tard qu’hier, j’ai fait du pain. Oui les gueux, je fais mon propre pain et je vous merde. Et bon, au lieu de faire une bonne vieille baguette traditionnelle, j’ai tenté une variante et quand j’ai sorti ladite variante du four, Manu il a regardé ça attentivement et il m’a dit que ça ressemblait à du Tricatel. Du Tricatel, rien que ça ouais. Sympa quoi. Et quand on sort, ah ben v’là comme il se fout de ma gueule “Youhou, je vais au restau avec la meuf de Happy Days !“, “Purée cool, je me tape Olivia Newton John… Hé Olivia, y a des gens qui te matent, ils doivent croire que tu vas à une soirée déguisée”. Mignon ouais. Ou le soir, quand je lui demande de me dire un truc gentil (genre “I will always love you ouh ouh ouh”) et qu’il me répond “Bonne nuit”, c’est passe foutre de ma gueule hein ? Et je te passe d’autres phrases collector du genre “Je peux pas t’épouser, t’es trop pauvre” ou “t’es belle avec tes grands ongles, on dirait une actrice porno”. Bref, Manu il me cartonne sévère. Et là encore, je trouve ça plutôt rassurant. Car voyez-vous, ça prouve qu’on sait rire NOUS, pas comme certains, tsss….

Donc voilà, mode d’emploi à l’usage des lecteurs qui sont mignons mais qui sont de tout p’tits bretons : si j’aimais pas mon mec drôlement fort, ben même pas j’en parlerai sur ce blog. Je me contenterais de faire comme s’il n’existait pas (et comme dirait ce bon vieux Joe Dassin : “Et si tu n’existais pas, dis-moi pourquoi j’existerais ?”), ce serait beaucoup plus commode que d’admettre que je me farcis un tocard. Or, le fait est que je l’aime comme une foufoute (avis au cinéphiles : j’offre un sac banane Ricard à qui trouvera la référence ciné hautement culturelle). Eh oui bande de gnous, vous peinez donc à comprendre que quand je vous narre les dernières bourdes en date de Manu, c’est un peu ma façon de montrer aux gens que je l’aime. Comme une foufoute ouais. Oh putain qu’c'est beau, limite j’en pleurerais si j’avais un coeur.

Alors pour te rassurer lecteur, je m’en vais te dire à quel point on s’aime Manu et moi.

Je lui perce les points noirs dans le dos et il vide mon seau de vomi quand j’ai la gastro. Je lui amène du papier WC quand il fait popo et qu’il s’aperçoit qu’y a plus de PQ aux chiottes et lui, il va à ma place à la pharmacie pour m’acheter ma petite pommade anti-hémorroïdes. Quand il a une toux grasse, je lui apporte des mouchoirs pour qu’il crache dedans et quand j’ai les cheveux gras, il me caresse la tête quand même. Je fais semblant de pas remarquer que ses chaussettes puent et il fait semblant de ne pas noter que mon épilation du maillot laisse à désirer.

Alors FRANCHEMENT, si c’est pas de l’amour fou ça, qu’est-ce donc, je vous le demande ?!!

Sur ce mes petits choux, je vous laisse méditer car moi j’ai un paquet de choses à finir. Notamment faire des yaourts en espérant qu’ils ne seront pas qualifiés par mon cher et tendre de bouffe Tricatel.

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These shoes are made for walking


De nouvelles chaussures viennent d’entrer dans ma vie. Tu sais ce que c’est, il s’agit typiquement du genre d’évènement qui te met la larme à l’oeil quand, comme moi, tu n’es rien qu’une fille superficielle qui s’épate d’un rien.

J’ai donc de nouvelles chaussures, et pas n’importe lesquelles mes petits choux. Des chaussures de femme, ai-je envie de dire. Sans semelle plate d’ un centimètre et demi et qui ne ressemblent même pas à des chaussures orthopédiques pour une fois. Bon, j’ai pas dit distinguées non plus (faut pas déconner ho) mais un peu féminines quand même (féminines dans le genre pute dirais-je…). Et rien que ça, c’est un gros progrès en soi pour une fille qui ne sait marcher que dans des chaussures plates pour pré-ado.

En somme, maintenant que j’ai des chaussures hautes qui font des jambes interminables, je suis une femme. Je suis une femme, merde euh ! Ouais je sais, j’ai mis le temps, et alors ?!

Donc bref, mes chaussures de femme très smart, les voilà :

 

tattooshoes

Classes,

discrètes,

distinguées,

tout moi quoi.

tatooshoes1

tatooshoes2

Seulement voilà, c’est bien beau d’avoir de vraies chaussures de pute fille, encore faut-il savoir marcher avec. Sans avoir l’air d’avoir un manche de balai planté dans le fion ou d’avoir la même démarche que Robocop en chaussures de ski.

Heureusement pour moi, le jour où j’ai acquis ces chaussures, j’avais un coach sous la main. Et pas n’importe quel coach en portage de chaussures, une femme du monde mes amis, une professionnelle ayant appris à des mannequins l’art du porter de talons hauts, j’ai nommé Sonia. Oui, je fréquente désormais de la parisienne glossée et je vous merde.

Et bref, j’ai déballé mes chaussures de princesse devant Sonia en lui expliquant que j’allais les porter le soir-même à une soirée à laquelle j’étais invitée, une soirée avec des gens classes et discrets, tout le contraire de mes chaussures quoi, mais on s’en tamponne. Et Sonia, elle m’a dit :

“C’est pas compliqué Chouchou : tu te tiens bien droite, les épaules droite, légèrement cambrée et tu imagines une ligne imaginaire devant toi. Après, tu n’as qu’à lancer le pied droit devant toi et ayé, c’est parti.”

Alors moi, j’ai bien visualisé une ligne imaginaire. Et j’ai bien lancé le talon. Et j’ai essayé de me tenir droite et de ne pas avoir peur tandis que ma coach gueulait : “Dis-toi que tu ne PEUX PAS tomber ! Tu ne tomberas pas tant que tu resteras concentrée sur ta ligne imaginaire !”.

Sauf que moi, ligne imaginaire ou pas, j’y arrivais pas. Je gueulais : “Soniaaa, j’ai peeeeur ! Donne moi la main, c’est beaucoup trop haut, j’ai le vertiiiige !“. Même que j’y ai dit à ma coach que c’était impossible de marcher de cette façon, que ça me donnait l’air de tourner du cul, aussi m’a-t-elle gentiment fait remarquer que tourner du cul était toujours plus classieux que de se dandiner maladroitement tel un canard fraîchement sodomisé.

Alors j’ai insisté : je me suis tenue aussi droite que possible, j’ai tourné du fion, j’ai lignimaginairiser, mais rien à faire, au final j’ai manqué de me vautrer sur la moquette de la boutique où se tenait ma leçon privée (oui, je suis comme ça moi, je squatte les boutiques de mes copines pour me ridiculiser, au risque de faire fuir le client). Et bref, bien qu’étant supra bonne sur mes semelles compensées, j’ai dû me résoudre à accepter le conseil de maîtresse Sonia qui se résumait à ceci : “Eve, tu vas pas pouvoir aller à ta soirée avec ces chaussures. Ou alors, t’auras l’air conne“.

Depuis, je m’entraîne à marcher en talons dans mon appart. Même que mes propres gosses se foutent de ma gueule en me regardant faire. Quant à mon mec, quand je lui dis que dans un mois maxi, je serai au point, prête à enflammer le dancefloor sur mes talons hauts, ben il se fout clairement de ma gueule et il me dit que je suis aussi crédible que quand j’affirme que je vais faire régime après m’être enfilée un demi pot de Chocolade à la petite cuillère. Ma propre belle-mère s’est marrée en voyant ces chaussures dans mon salon et en en analysant la hauteur (et mon improbable capacité à me déplacer avec), c’est dire quoi.

Mais bon, moi, pas renoncer.

Moi pas peur, moi aventurière.

Prions cependant pour que j’y parvienne un jour car toutes les chaussures à talons que j’ai achetées au cours de ces dernières années ont fini reconverties en chaussures de lit. Et dépenser autant d’argent en chaussures de baise, avouez que c’est tout de même un beau gâchis…

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Une histoire de chiotte


Parce que je suis une fille raffinée et très distinguée, j’ai envie d’écrire une histoire de chiotte. Attention hein, ceci est à prendre au pied de la lettre : je ne suis pas en train de t’annoncer que je m’apprête à te pondre un billet dont le niveau sera en dessous de tout (ça, tu commences à en avoir l’habitude à force de traîner par ici) mais bel et bien que l’histoire que je vais te conter aujourd’hui va précisément parler de chiottes. Et peut-être même celle de demain d’ailleurs, vu que je suis rien qu’une grosse dingue qui n’a honte de rien à part peut-être de la taille médiocre de ses seins.

Donc voilà, ceci est une histoire de chiotte. Une histoire qui ne m’est pas arrivée à moi personnellement mais qui m’a été contée par sa protagoniste un rien éméchée au cours d’une récente soirée. Et moi, quand des gens que je rencontre pour la première fois de ma vie se mettent à me raconter comment ils ont mis des chiottes hors service ou comment ils se sont pissés dessus sans le faire exprès, ben limite je trouve que ça invite au respect. Parce que sérieux, faut oser quoi. Déjà se pisser dessus sans être forcément bourré, faut oser. Dévaster des chiottes, ça aussi faut oser. Mais en plus, raconter tout ça à une quasi inconnue réputée pour sa propension à rendre publiques les histoires croustillantes glanées ça et là, ça a un côté héroïque je trouve.

Donc, si tu me lis, toi que nous appellerons Aglaé pour afin de préserver ton anonymat (Et là, sûre qu’y a des nazes qui se disent “Who putain, je parie qu’en vrai elle s’appelle Sidonie ! Je vais voir si y a pas une Sidonie dans sa blogroll tiens…”), sache que ton histoire de flaques de pipi et de chiottes hors service m’a laissée pantoise et a bien failli me faire mourir de rire, aussi je me sens quasi obligée de la partager avec mes gentils lecteurs (ne serait-ce que parce qu’il y a des dépressifs et des suicidaires parmi eux et que ça me plaît assez de leur redonner un peu goût à la vie grâce à ton récit d’accident de vessie). Et puis Aglaé, de toi à moi, sache qu’une histoire pareille, ça force le respect, vraiment. La vérité, t’imagines pas l’estime que j’ai pour toi.

Bref, t’impatiente pas lecteur, je commence…

C’est l’histoire d’Aglaé qui se pointe toute pimpante pour son premier jour de boulot. Et le premier jour dans un nouveau job, c’est évidemment celui où t’es censé faire sensation, celui où tu dois être performant en tous points et bluffer d’entrée tes supérieurs. Et bref, c’est précisément dans cet état d’esprit que la vaillante Aglaé s’est présentée pour ce nouveau poste, bien décidée à être absolument époustouflante tout au long de la journée.

Et crois-moi, c’est rien de le dire.

Après s’être auto-humiliée devant sa supérieure en démontrant son incapacité à utiliser un normographe pour écrire sur la tranche d’un classeur (rigole pas, à toi aussi ça peut t’arriver), le stress aidant, Aglaé est prise d’une terrible envie d’uriner.

Alors Aglaé va aux toilettes. Normal.

Aglaé ferme la porte à clé, enlève sa culotte. Normal.

Aglaé fait pipi. Normal.

Aglaé trouve étrange que son pipi fasse un son étrange ce jour-là. Pas normal.

Il faut dire qu’Aglaé a oublié un tout petit détail : soulever l’abattant des toilettes. Et du coup, au lieu de pisser dans les WC, elle a pissé sur le couvercle.

Trop forte Aglaé. D’ailleurs lecteurs, faisons une courte pause et, à trois, faisons une hola magistrale pour Aglaé, l’héroïne sans pitié des WC : 1, 2, 3… HooOOOOla !

Pis c’est pas fini. Parce qu’après avoir pissé sur le couvercle, tu penses bien qu’Aglaé, qui est une fille bien élevée (ouais faut pas croire hein, elle a beau pisser sur les couvercles des toilettes, elle est bien élevée dans le fond), a cherché à rattraper sa connerie. Aussi s’est-elle emparée d’une montagne de papier toilette pour éponger le désastre et rendre ces WC un minimum utilisables. Après avoir peiné à absorber tant bien que mal sa flaque d’urine avec du papier chiotte, Aglaé à évidemment balancé les preuves dans les WC. Et tiré la chasse d’eau. Et bouché les chiottes qui se sont mis à débordé méchamment.

Résultat : un retour à son poste en catimini, ni vu ni connu. Et une indifférence très maîtrisée quant au panneau “WC hors service” placardé peu de temps après sur la porte du chiotte sinistré et quant aux remarques de ses collègues exaspérés qui se emandaient qui pouvait bien être le con qui avait ruiné les chiottes de la sorte.

Aglaé, t’es la meilleure !! Encore plus forte que ma copine Claudia, celle qui a bien failli accoucher par le trou du cul. Vivement samedi qu’on se boive des bières ensemble, t’imagines pas comme je suis contente de te revoir. Et t’imagines encore moins comme je suis contente que la soirée ait lieu ailleurs que chez moi : je suis bien trop attachée à mes chiottes pour prendre le risque de te laisser les utiliser.

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Te plains pas !


Il y a quelques temps, au restau avec une copine. Salle quasi déserte hormis deux working girl pouffiassisantes assises à la table voisine.

“Alors ma p’tite Eve, quoi de neuf ? Pas trop rude avec les gosses ?
- Putain m’en parle pas. T’imagine pas comme je suis contente d’être là et d’avoir pu les larguer quelques heures. Entre la grande qui chiale pour un rien, le frangin qui en a rien à foutre du pot et qui m’innonde de merde trois fois par jour, le bébé qui fait pas ses nuits et qui pète la forme dès six heures du mat’, je te jure que j’en peux plus. Saletés de gosses quoi, y a des jours où ils me rendent dingues.”

Silence.

L’une des dindes à côté chuchote un peu trop fort à sa copine qui fouille dans son sac Guess :

“Si y a un truc que je ne supporte pas, c’est bien les gens qui se plaignent de leurs gosses. Nan mais sérieux quoi, ils avaient qu’à pas faire de gosses hein, personne les a obligé à en faire quoi ! Alors après, oser s’en plaindre, c’est limite révoltant quoi…
- Ouais, tu m’ét’ !”

OK.

Alors on va re-situer :

Quand tu es parent, tu n’as pas le droit de te plaindre de tes enfants vu que tu as fait le choix d’avoir des enfants et que personne t’y as obligé.

Soit.

Alors moi, j’ai envie de dire que de mon côté, j’en ai marre des gens en couple qui se plaignent de leur conjoint même si j’en fais partie, parce qu’on les a jamais obligés à être en couple, c’est leur choix, merde.

Et du coup, j’en ai aussi marre des gens célibataires qui se plaignent d’être seuls alors que putain, personne les a obligés à ne pas être en couple.

Pis j’en ai marre des gens qui se plaignent de leur boulot, parce qu’on les a jamais obligés à prendre ce job, c’est leur problème bordel.

Et j’en ai aussi marre des filles qui se plaignent de leur robe qui leur fait un gros cul, vu que personne ne les a obligées à acheter cette putain de robe.

Bref, voilà.

Quoi ? Tu veux savoir si je lui ai dit ses quatre vérités à la fausse blonde de la table voisine ? Nooooooon, pas mon genre. Moi je préfère attendre que l’occasion se présente d’elle-même, ce qui arrive quasiment toujours :

Les pouffes :

“Haaan, je dé-teste manger les sushis avec les doigts ! Mais en même temps avec des baguettes, je m’en fous partout, c’est pas l’top t’vois !
- Ouais, c’est clair quoi !”

Moi à ma copine :
“Tu sais ce qui m’énerve moi ? C’est les gens qui viennent bouffer japonais et qui se plaignent parce que c’est chiant de manger des sushis avec des baguettes ou avec les doigts ! Nan mais franchement, personne les a obligés à bouffer des sushis hein, alors après, oser la ramener et se plaindre, c’est révoltant…

Silence du côté des pouffes, sarcasme du nôtre.

Et jubilation quand on les a lorgné jusqu’à la fin du repas en train de trimer avec leurs baguettes sans oser la ramener ou soupirer.

Et même pas on a dit à la plus pouffe des deux que les grains de riz collés dans ses cheveux étaient du plus bel effet avec son manteau Chloé.

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