Tag Archive | "cons"

Font chier ces putains de végé !


Ralala, c’est Jack Larsen qui va pas être content en lisant ce post. Et pour cause : j’ai toujours pas repris la viande. Lui qui rêvait de m’inviter à son dîner mensuel des amateurs d’andouillette et de tête de veau, il va être drôlement déçu et il va m’en vouloir de venir lui casser les bonbons avec mes histoires de brocolis. Une chance que je boive encore de la bière, sans ça j’aurais chuté à tout jamais dans son estime.

Mais bon c’est un fait, j’ai pas repris la viande.

Et je vais bien.

Même si je fais souvent des cauchemars dans lesquels je me vois me ruer sur des tranches de jambon blanc et les manger par douzaines en me disant “Mais pourquoi est-ce que je fais ça ?! Pas ma faute, c’est plus fort que moi !“. Et te marre pas steuplé, car faut savoir qu’après ce genre de rêve, je me réveille souvent dans tous mes états : 28 ans de régime omnivore, c’est pire que le Viet Nam, ça vous bousille un homme hein…

Ce qu’il y a de marrant quand tu te convertis au végétarisme, c’est les réactions des gens. ‘fin bon, je dis “marrant” parce que je suis sympa hein, en vérité je devrais reformuler et dire “bien relou”. Moi, je pensais connement que ce genre de trucs, ça laissait les gens indifférents. Genre “Ah tiens, tu manges plus de viande ? Soit“, et puis basta. Mais en fait NOOOOOON, au contraire ! Les gens, je me rends compte qu’ils aiment drôlement bien la ramener avec les végétariens ! Limite ils l’ouvrent plus face à un végétarien que face à un couple échangiste à tendance zoophile, comme si être végétarien, c’était le summum de l’anti-conformisme, le vrai truc de ouf réservé aux tarés mentaux.

Alors d’abord, les gens cherchent à comprendre pourquoi tu es végétarien. Là, la première fois, tu te dis “tant mieux ma foi, discutons, argumentons, partageons, ayons un échange constructif“. Sauf que non, en fait je crois que les gens posent cette question un peu par politesse voire par obligation, alrors qu’au fond, ils s’en foutent royalement et qu’ils vont dans tous les cas péter de rire et se foutre de toi. La réplique culte étant : “Ahaha, alors comme ça tu veux changer les choses, sauver la planète ?! Ah mais t’es trop marrante toi !” suivi du mythique “De toute façon ça sert à rien vu qu’y a quasi personne qui adhère à cette démarche“.  Et allez savoir pourquoi j’ai toujours envie de crever les yeux à tous ces gens qui me balancent l’argument con de la goutte d’eau dans l’océan…

J’aime bien aussi quand les gens te regardent en disant : “Alors tu ne manges plus de viande parce que t’aimes les animaux, c’est ça ?” avant de crouler de rire. Genre c’est vrai, c’est trop marrant une vache à l’abattoir, trop drôle, LOL de LOL hein. J’aime encore plus quand les gens essayent de me convaincre que les animaux “sont comme des coqs en pâte avant d’arriver à l’abattoir” et pas si maltraités que ça, rapport à la législation qui encadre strictement le truc. Oh oui tiens, on rêve tous d’une vie de cochon d’élevage, choyé, dorloté, absolument pas malmenés, et puis finalement dégommés mais paraît que ça fait même pas mal, alors bon…! J’aime aussi les vannes à deux balles du genre “Si Dieu avait voulu qu’on ne mange pas les animaux, ils ne les aurait pas faits aussi bons, HAHAHAHA !”. Je me gausse. Trop marrant. Non en fait tu penses bien, je me gausse pas tant que ça mais j’ai pas mal envie de pleurer. Car je viens de me rendre compte de ce truc de fou : à notre époque, avoir de la compassion pour un être vivant, se préoccuper de la maltraitance animale, c’est une sorte de faiblesse, un truc quasi impensable. Et j’te jure que c’est un fait.

Donc là, au choix, soit t’as un tempérament un peu défaitiste et t’aimes pas trop qu’on se foute de ta gueule, auquel cas tu t’écrases et tu vas prendre un toast au pâté pour te faire oublier, soit t’emmerdes le peuple et t’en as rien à secouer qu’on se foute de toi et qu’on te prenne pour une cinglée, auquel cas tu fais un grand sourire faux-derche qui veut dire “Connard va !“.
Parce que bon, tu vois, moi j’attends rien des gens par rapport à cette question. J’attends pas qu’on me dise “Ouaaaaais, félicitations, t’as sauté le pas, t’es végétarienne, ça c’est bien !“. Mais ce que j’aimerais bien, c’est qu’on ne se sente pas obligé de faire de l’humour de beauf sur ce point ou de se lancer dans des argumentations sans queue ni tête pour essayer de démonter le truc.

- D’abord, il y a les gens qui voient le végétarisme comme une sorte de coquetterie, un truc parfaitement inutile auquel on adhère pour se la péter un peu et faire parler de soi, un effet de mode qui passera, comme tout le reste. Ces gens là s’emploient donc à essayer de te démontrer l’inefficacité et l’inutilité d’une telle démarche, te faisant volontiers passer pour un gros con doublé d’un masochiste qui aime bien s’infliger des privations inutiles :

Ca sert à quoi que t’arrêtes la viande sachant que la plupart des gens en bouffent ?! Ben réponse : ça sert à rien !! T’es en train de te priver pour que dalle” >> Sauf non, il ne faudrait pas que TOUT LE MONDE s’y mette pour que les répercusions soient significatives. Pis même sans ça, je kiffe ce raisonnement de con tiens. C’est comme si on vidait tous notre huile de vidange dans les ruisseaux en se disant qu’après tout, vu le taux de pollution mondiale, on n’est pas à ça près. Ou comme si on se mettait à considérer que vu la proportion de cons dans la population, ça sert à rien de faire preuve de bon sens et de s’efforcer de relever le niveau : autant se rabaisser au niveau des cons tiens, ce sera moins fatigant, pour sûr !

“A quoi ça sert que tu te prives quand on pense aux quantités de viande qui sont jetées tous les jours ! Autant que ça finisse dans ton gosier que dans une poubelle !” >> Ah oui tiens, j’y avais pas pensé. C’est pour ça que je vais me mettre à sniffer toute la cocaïne que je trouverais, parce que ce serait quand même con de la laisser finir dans la poubelle des stup hein. Halte au gaspillage, diantre !

Et puis y a évidemment ceux qui te sortent cet argument que j’adooooooooore, le meilleur argument du monde à mon sens : le cri de la carotte. “Tu ne manges pas de viande car tu es contre la souffrance animale, c’est ça ? Mais alors, qu’est-ce qui te fait dire que la carotte, elle ne souffre pas quand on l’arrache du sol ?! Hein ?!! Après tout, qui peut savoir ?” >> Ben écoute, j’aurais tendance à dire que ‘nayant pas de système nerveux, elle risque pas bien de souffrir mais maintenant, si ça te branche de t’intéresser à la question de la souffrance et du ressenti chez les carottes, fais-toi plaisir hein.

- Y a aussi les gens qui pensent que régime végétarien = régime amaigrissant. Voilà comment je m’en suis pris plein la gueule gratos, d’une part par les gens (comme ma grand-mère) qui pensent que je vais tout simplement en mourir, et d’autre part par ceux qui se sont subitement mis à me considérer comme une anorexique ayant de graves troubles du comportement alimentaire. Rassurez-vous les gars, je ne me fais pas gerber à chaque fois que je mange du chocolat (auquel cas je passerais ma vie à gerber) et je ne fais pas non plus le décompte du nombre de calories que j’ingère quotidiennement. Donc les remarques du genre : “Tiens, madame est végétarienne ! Tu veux perdre un os, c’est ça ?“, vous savez où vous pouvez vous les carrer hein (réponse végétarienne : dans l’oignon, bien sûr !).

- Il y a ceux qui considèrent que ne plus manger de viande revient à ne plus rien manger. Et ces gens-là imaginent les végétariens comme des gens tristounets et drôlement frustrés qui mangent du concombre, des pommes et des graines de courge toute l’année. Ces gens-là excluent donc toute notion de cuisine végétarienne et se jurent de ne jamais venir bouffer chez toi, quoi qu’il arrive, des fois que tu leur fasse l’affront de leur servir de la salade verte en entrée, en plat et en dessert (en même temps ça tombe bien, tu comptais pas les inviter). le jour où tu te pointes avec un gâteau au chocolat qui claque sa chatte, tout le monde te regarde en demandant : “Mais t’étais pas végétarienne ?“, comme si en dehors de la laitue, t’étais pas autorisé à manger quoi que ce soit.

Le summum, c’est au restaurant. Quand le serveur vient prendre ta commande et que t’as le malheur de demander “juste des légumes” ou “rien que des pommes de terre“, le mec te regarde comme si t’allais chez le coiffeur pour te faire couper un demi millimètre de longueur. Genre : “mais à quoi ça te sert d’être là si tu bouffes même pas de Charolais ?!!”. T’as beau la jouer cool et discrète, ne pas trop la ramener, te contenter de commander ton assiette paysanne sans charcuterie, immanquablement, il faut qu’un serveur de regarde de travers en se demandant quel peut bien être ton problème pour que tu commandes ton plat du jour sans viande. Faut croire que ne pas consommer de viande au restau, c’est sacrilège.

En fait en résumé, quand t’es végétarien, t’as l’impression de faire chier tout le monde. Alors que tu demandes rien à personne hein, tu te drive tranquillement, tu t’organises dans ton coin, tu t’adaptes sans rechigner mais malgré tout, ben ça dérange. Les gens cherchent forcément la bizzarerie qui finira par expliquer ce choix saugrenu et concrètement, se mettent à te considérer comme quelqu’un de pas drôle et d’un peu trop bien pensant. J’te jure. Limite tu te fais moins remarqué quand t’es un gros drogué que quand tu décides d’arrêter de bouffer de la viande. Le fumeur de joint, il peut fumer son joint dans son coin sans que personne ne lui fasse un topos sur l’absurdité de ce choix et les répercusions sur la santé. Alors que le végétarien, s’il a le malheur de refuser des saucisses cocktail à l’apéro, direct on lui fait des blagues en le traitant de relou avant de s’aventurer dans des interrogatoires de merde sur le pourquoi de la chose et dans des hypthèses débiles sur les conséquences sur la santé (en vérité je vous le dis, non, on ne meurt pas d’une carence en viande).

Dans les repas de famille par exemple, t’as pas idée de ce que ça peut donner. J’y ai eu droit hier tiens : d’abord, ma mère qui gentiment, me demande ce que je vais bien pouvoir manger et qui ajoute que je suis “pas facile à nourrir“, comme si en dehors de la viande, y avait absolument que dalle à se mettre sous la dent. Puis le frère qui m’accueille par un chaleureux “Salut la bouffeuse de graine” et qui me demande “T’es sûre que c’est vegan ça ??” à chaque fois que je prends un truc sur la table. Et puis le summum, le top du top, mon père (en même temps, tu t’y attendais, avoue hein ?!). mon père qui croit fermement que j’ai adhéré à une secte et qui m’insulte littéralement pour la simple raison que je lui pourris son groove de mangeur de viande. Vois-tu, le fait que je n’ai pas de viande dans mon assiette, ça l’empêche de savourer le sanglier qu’il a dans son assiette à lui. Il trouve le contenu de mon assiette tellement triste que ça lui coupe l’appétit à ce pauvre homme. Et mon père, en tant qu’homme des cavernes version 2010, il aime pas bien qu’on vienne perturber sa bonne humeur quand il fait bombance, aussi ai-je eu droit à un florilège d’insultes ponctué par cette phrase : “Tu nous fais chier ! tu nous fais chier avec tes tatouages, avec ton rock’n'roll de merde, avec tes putains de légumes, t’as qu’à retourner dans ta secte avec tes espèces de sales punks drogués, tu nous fais chier et je vais te déshériter !“. Merci papa, moi aussi je t’aime.

Bref, les végétariens, c’est des bizarres, un point c’est tout. Ben en même temps, si tu savais comme je m’en bats l’oeil vu que dans l’ensemble, j’ai pas eu besoin d’arrêter la viande pour être considérer comme une personne bizarre et guère fréquentable. En même temps, ce qui me fait un peu de peine, c’est de voir que les gens peinent à s’écraser sur le sujet et en deviennent détestable. A la limite, que quelqu’un me dise “Ah oui je comprends, mais moi perso, arrêter la viande, je pourrais pas“, ben soit. Maintenant qu’on vienne se foutre de ma gueule parce que je m’indigne de la maltraitance animale, je trouve ça un peu limite quand même. J’ai pas sombré dans le militantisme pur et dur, j’essaye même pas de convertir les autres au végétarisme, et malgré tout, je me rends comtpe que le tout petit peu de tranquilité qu’on demande à ce niveau là, ben c’est de trop. Manger de la viande, c’est cool. En avoir rien à secouer de la question de la fourrure, c’est cool aussi (genre je suis trop hype et j’assume). Par contre tourner le dos à la viande, ça pue du cul, c’est tout sauf cool. Le monde à l’envers vous dis-je, parfois je peine à suivre…

Bon, pour info, je vais pas me mettre à parler de végétarisme toutes les semaines sur ce blog, rassurez-vous (et là, Jack ldit : “Ben putain j’aime mieux ça !”). En revanche je vais peut-être bien ressusciter feu mon blog cuisine quand j’aurai le temps. Vomme ça, tout le monde il est content. Pis bon allez, pour conclure en beauté et en parfaite harmonie avec l’ambiance de ce blog, finissons sur la bonne vanne graveleuse à laquelle j’ai régulièrement droit désormais : “Ah bon, tu manges plus de viande ? Mais du coup, tu suces plus non plus ?! Parce que bon, le zguègue, c’est de la viande hein. HAHAHAHAHAHAHA !!!“. Oui lecteur, sache-le, les gens sont parfois très très cons. Life is life hein ! (na-naaaa-na-nana)

Posted in Lis des trucsComments (100)

Les clients de la quatrième dimension


On m’avait prévenue : le métier de commerçant, c’est pas forcément aussi cool que ce qu’on pourrait croire. Va pas penser que tu te contentes de sourire derrière un comptoir et de rendre la monnaie hein, c’est un tout petit peu plus compliqué. Mais bon, t’sais quoi, ben ça, évidemment, je m’y attendais.

Les soirées passées à faire la compta du mois en flippant de ne pas pouvoir rembourser la banque (et de se voir saisir toutes ces robes léopard qui n’ont rien demandé à personne), les gens que t’es obligé d’insulter dans toutes les langues au téléphone parce que ton putain de colis de marchandise et bloqué quelque part entre les douanes et l’entrepôt du transporteur (ceci dit, insulter les gens au téléphone, c’est une discipline que je maîtrise plutôt bien), les semaines de 50 heures et le non-salaire qui tombe en fin de mois, ça et tout le reste.

Je suis pas en train de me plaindre hein, qu’on soit bien d’accord.

Parce que moi, je trouve ça plutôt chouette de stresser, insulter et trimer dans une chôôlie boutique où j’ai le droit de m’habiller comme un sac je veux et d’écouter des disques trop fort.

Sauf qu’y a un truc que j’aurais jamais soupçonné dans cette profession, c’est la venue de clients issus de la quatrième dimension.

Ben ouais, on m’avait un peu rencardé sur divers types de clients pas cool : le client con qui veut une remise de 78% parce qu’y a un trou dans l’étiquette (alors que bon, une fois rentré chez lui, le premier truc qu’il va faire, c’est couper cette foutue étiquette), le client chiant qui te fait déballer tout le magasin et qui demande à essayer 78 t-shirts pendant deux heures avant de tout te laisser en plan et de repartir avec un badge à 50 centime, le client mal élevé qui se croit à la Foire-Fouille et qui te détruit le magasin à force de tout tripoter et tout sortir des boîtes, le client crado qui repart en te laissant du fond de teint orange sur tes cols de chemise et qui tripote les sacs en soie avec ses mains pleines de gras de churros et puis bien sûr, le client malhonnête qui essaye de te convaincre que la fermeture du pantalon qu’il veut se faire échanger était déjà bousillée quand il l’a acheté et que c’est absolument pas lui qui l’a niqué en essayant de rentrer son XL dans du taille M.

Bref, pour tout ça, on m’avait prévenu. Ceux dont on ne m’avait pas parlé, ce sont les autres. Ouais, “les autres“, ça fait très film d’horreur cette expression et crois-moi, y a de quoi parce que des fois, on peut dire que ça fait carrément flipper.

Y  a donc d’une part les clients franchement sympa (par chance, y en a plein, “et ça c’est beau”, comme dirait Jean-Claude) ainsi que les clients moins cool précédemment évoqués, et puis y a les autres qui eux, sont franchement déroutants :

- Le client perspicace :

“Alors comme ça, vous aimez le rock’n'roll ?”

“Vous connaissez Bettie Page ? C’était une pin-up”

“Vous aimez bien les années 50, c’est ça ?”

“Et sinon, les Clash, vous aimez bien ?”

Et là, t’as juste envie de répondre : non connard, j’aime le zouk baby love, j’encule les années 50, Bettie Page je croyais que c’était une hardeuse et si mon magasin s’appelle Garageland, c’est uniquement parce que j’aime les BX Image.

Mais au lieu de ça, tu souris et t’acquiesce.

- Le client qui t’apprend la vie :

“Vous savez que vos tatouages, ils vont rester toute la vie et que vous pourrez JAMAIS les enlever ?!!”

Putain c’est pas vrai ?!! Mais heureusement que t’es là gros, parce que j’en avais aucune idée ! Dire que mon tatoueur m’a jamais prévenue et que je pensais pouvoir les enlever en frottant bien avec un Tampon Jex ! Ben merde alors !

“Dites, vous écoutez des vinyles mais vous savez que les MP3, c’est vachement plus pratique ?! Par exemple, avec du MP3, vous seriez pas obligée de touner le disque pour changer de face.”

Steuplé quoi…

- Le client qui se croit chez Babou :

“Bon ok, j’veux bien comprendre que vos sacs soient numérotés et fabriqués à la main aux Etats-Unis d’après des modèles 50’s. Mais bon, en même temps, au H&M y a des sacs à même pas 30 euros, vous pourriez me faire un prix là… parce que bon, 100 euros un sac, ça vaut plus le coup d’aller au H&M...”

Et ben va AU H&M tocard ! Va te payer un sac en plastique fabriqué par des petits Chinois que tu verras porté par toutes les pdindes de France et de Navarre, et puis lâche-moi le slip hein…

“Ils sont où vos bacs à 5 € ?? Parce que chez H&M, des fois y a des bas avec des articles à 5 €.”

Meurs H&M, meeuuuuuuuurs !!

“Ah bon, c’est une couturière qui fait ces chemises à la main ? Ah, c’est bien ça.  On les trouve nulle part ailleurs ? Ah ouais quand même. Bon écoutez, j’aime bien, c’est de la belle qualité. Si vous me la faites au même prix que chez Celio, je vous la prends direct.”

Et moi si Louboutin sort une gamme à 19 € à la Halle aux Chaussures, direct j’achète.

- Pire, le client qui se croit au souk de Djerba :

“Bon écoute, là je te prends trois mugs Elvis à 9.90 € pièce, c’est pas rien quand même. Pis bon, je suis un très bon client, j’ai déjà acheté un t-shirt le mois dernier. Alors tu me fais quoi là, un petit 50% sur tout ? C’est un minimum quoi, parce que bon, sinon j’te préviens, je vais être obligé de reposer un mug…”

Ben voyons, pis tu veux pas que j’te suce aussi ?

- Le client pas tout seul dans sa tête qui parle souvent tout seul mais qui te parle aussi à toi, la vendeuse :

“Vous savez, si on met la tête d’un chien dans sa pisse, il recommencera jamais à pisser. Alors qu’un homme, hein, ben l’homme… Vous avez déjà essayé de mettre la tête d’un homme dans sa pisse ?? Parce que l’homme, ben il repissera quand même. C’est comme ça les hommes, c’est mauvais, y a rien de bon dans l’homme, RIEN !!! Pareil si vous tombez à l’eau : le chien, il va plonger, il va vous secourir et vous sauver la vie, direct. Alors qu’un homme, il va sauter et il va vous appuyer sur la tête, comme ça [mimant un homme en noyant un autre]. Il va appuyer, appuyer, jusqu’à ce que vous soyez MOOOOORT !”

Même pas peur.

- Le client a côté de ses pompes :

“Waouh ! Trop cool votre boutique, moi aussi je suis à fond dans l’emo et le look hippie des années 70″

“Aaaah, ça fait plaisir ! Depuis le temps qu’on attendait une boutique gothique à Metz !”

“Han mais trop bien votre déguisement ! c’est une super bonne idée de vous déguiser pour être raccord avec la boutique.”

Je suis pas déguisée. Connard.

“Dites donc, super votre Elvis devant le magasin !”

C’est pas Elvis, c’est Fonzie.

“Super votre John Travolta devant le magasin !”

C’est pas John Travolta, c’est Fonzie.

“Super votre Julien Clerc devant le magasin !”

Mais putain, c’est pas Julien Clerc merde ! Ca se voit pas que c’est FONZIE ?!!

“Super votre Nagui devant le magasin !”

Rhô BORDEL DE COUILLE, c’est pas Nagui, c’est… Oh pis merde, si va, c’est Nagui tiens.

- Le client qui croit que t’es sa copine :

Alors là j’ai pas de phrase culte à te citer mais grosso modo, ce client là croit être ton pote et pense que le magasin, c’est un peu sa cantine, son QG, le rendez-vous des copains quoi. Ce client là vient te voir entre trois et cinq fois par semaine, reste en moyenne une heure à te faire la conversation ou à faire et refaire le tour du magasin pour se donner une constance. Des fois, il t’interpelle sur un article en rayon histoire de justifier sa présence ici et espère secrètement pouvoir ainsi engager la conversation, se faire payer un café, choper ton mail perso ou ton numéro de téléphone et waouh trop cool, pouvoir t’ajouter comme ami Facebook. Ce qui est marrant (et aussi un rien effrayant) avec cette catégorie de clients c’est :

- de voir l’énergie considérable qu’il dépense à essayer de capter ton attention (alors là, tout y passe : vannes de merde, cris hystériques devant les nouveaux articles arrivés en magasin et tutti quanti)

- d’assister à la façon navrante dont il s’efforce de te montrer que wha putain, on est trop pareils et on a trop les mêmes goûts ! (et vas-y que ça potasse sa vidéothèque zombie ou que ça tape “rockabilly” et “punk 77″ dans Wikipedia et que ça apprend par coeur des listes de films d’horreur de série B  pour avoir quelque chose à dire. Ah non mais tu verrais, c’est drôlement marrant à voir ça, quelqu’un qui apprend tout ça par coeur et qui s’efforce de te ressortir ces nouvelles connaissances de façon spontanée en y mettant toute son énergie pour faire passer cela pour une passion commune de longue date) (top moumoute les gars !)

- son obstination déroutante (venir tous les jours, s’inventer chaque jour une nouvelle raison d’être là dans l’attente de ce je ne sais quoi… bah putain, y en a qui ont du temps à perdre)

- son côté sans gêne (et vas-y que je m’invite, que je m’installe, que je pose mon blousac sur les t-shirts et mon sac en plein milieu du rayon, que je m’incruste dans les conversations, que je ramène ma fraise quand tu conseilles un client, que je t’interromps mille fois pendant que t’es en train de bosser)

- sa candeur (parce que bon, va pas croire que tu vas m’avoir à l’usure et que je vais finir par copiner avec toi juste pour que tu me foutes la paix et que tu me laisses bosser) (quoique)

- Le client pervers :

Là, ça va du client relou qui trouve cinquante prétextes pour te toucher le bras ou l’épaule (je tiens à signaler que le prochain qui me chope le poignet et qui remonte ma manche pour regarder de près “wha le tatouache“, je lui fais une clé de bras) à celui qui croit que je ne remarque pas qu’il me renifle les cheveux pendant que je cherche sa taille sur la pile de t-shirts, en passant par le papy haut comme trois pommes qui essaye de me coincer parce qu’il aime bien “ma robe où qu’on voit bien la forme des fesses” et parce qu’il est sûr que j’ai des tatouages sur les fesses (désolée pervers pépère mais non, tu peux te renseigner, j’ai rien du tout de tatoué sur le cul). Ah oui, y a aussi ceux qui me prennent en photo à travers la vitrine, ceux-là j’ai jamais trop compris…

- Le client qui s’y connaît à mooooort en rock’n'roll et qui veut tout t’apprendre, à toi, petit scarabée :

“Dites voir, vous avez rien d’autre que les Sex Pistols en trucs punk pour bébé ?

- Ben si, j’ai les Ramones

- Ah oui mais les Ramones c’est pas des punks.

- Heu si. Les Ramones, c’est des punks.

- Non, c’est pas des punks.

- Okaaaaaay… (on va se détendre)… Sinon j’ai les Stooges.

- Ah ouais mais moi j’veux un truc PUNK.

- Oui, ben les STOOGES !

- Mais les Stooges, c’est pas des punks.

- Je vous propose pas non plus le t-shirt des Damned alors ?

- Ben non. J’ai dit punk…”

Dans ces moments-là, t’as juste envie de mourir.

“Bonjour, je suis rentré parce que j’ai vu “rock” sur l’enseigne. mais en fait, c’est pas super rock’n'roll votre magasin, c’est plutôt hard rock… je parie que vous y connaissez rien en rock 60’s”

Ben ouais mon gars, c’est pour ça que j’ai un pantalon en cuir frangé et des étoiles noires maquillées autour des yeux. Et sur la platine, c’est évidemment pas du rock 60’s hein, c’est bien connu, les Sonics c’est des gros hardos bien chevelus hein !

“Vous avez rien d’autre en articles Elvis ?

- Ben si, j’ai tous les goodies qui sont là avec les photos d’Elvis en noir et blanc.

- Ouais mais là, c’est pas le vrai Elvis.

- Gné ?!!

- Ben oui, il a pas la cape et les rouflaquettes.”

Ben oui, chuis conne moi aussi… Quelle idée de croire que les punks sans crête, c’est des punks aussi, et qu’Elvis sans cape à paillettes, c’est Elvis quand même.

Bon, tu sais quoi lecteur, on va s’en tenir là, c’est déjà un bon début. Je te fais grâce des autres catégories de clients dont j’aurais pu te parler si j’avais pas la flemme (et accessoirement, si j’avais pas trois mille trucs à finir avant ce soir), comme par exemple le client catho qui m’insulte parce que je devrais avoir honte de vendre des têtes de mort sur des fringues pour bébé ou le client qui me tient la jambe une demi-heure pour un truc hors contexte (”Vous êtes sûr que vous vendez pas des chaîne hi-fi retro ??” “Et des slips hommes, vous allez en rentrer ??”… non mais bientôt, on va venir me demander des cagettes de concombres Bio si ça continue).

Sinon, si y a des Strasbourgeois dans l’assemblée, sachez que GARAGELAND sera présent au Rock’n'Art ce soir et demain. Pour ceux qui veulent retrouver nos t-shirts de faux punks, nos sacs trop chers, nos mugs de faux Elvis même pas soldés et tout le merdier, rendez-vous dimanche au Molodoï, on y sera !

Posted in Lis des trucsComments (35)

Venez comme vous êtes (un article qui n’a rien à voir avec le marketing viral de l’ami Ronald)


Comme je te le disais précédemment, si les amitiés se créent plutôt facilement lorsque les protagonistes partagent diverses affinités, il n’en demeure pas moins que :

- tes semblables peuvent s’avérer être d’inbuvables connards

- des amitiés inattendues se créent parfois avec des personnes totalement improbables

Et parfois, tu copines ainsi avec des gens qu’ont troôôp rien à voir avec toi, comme disent les djeun’s.

Regarde, prenons deux de mes plus grandes copines :

la Blonde et la Pétasse

(chialez pas les filles, même si j’sais bien qu’c'est trop d’honneur)

Ben j’ai envie de dire : comment veux-tu que je ne sois pas copine avec ces filles-là ? Ce serait juste IM-POS-SIBLE ! Copiner avec elles, ça a juste été trop facile, c’était quasi dans l’ordre des choses tellement elles et moi, on est pareilles.

Entre la Blonde qui est une sorte de croisement entre Mister Bean et Benny Hill (hein “mon p’tit soleil” ?!) et qui fait une bourde par quart d’heure minimum, et la Pétasse qui organise des goûters avec des gâteaux en forme de bites et de spermatozoïdes, j’ai juste envie de dire que ces deux tarées, c’est le Ciel qui me les a envoyées, voire même que Dieu, il nous a conçues dans le même moule. J’veux dire, c’est pas donné à tous le monde de tomber sur d’autres congénères qui cultivent également l’amour du mauvais goût et des blagues de merde, qui s’envoient des cadeaux avec des zizis dessinés sur les paquets et qui sont incollables sur les films cultes des années 80. Bref, ces filles-là, je me dis qu’elles ont été mises au monde pour être mes amies (et je remercie de tout coeur Marcelle et Sergio d’avoir enfanté ce condensé de vulgarité et d’humour de merde qu’est la Blonde. God bless you !).

Donc voilà, y a des gens comme ça, au moment où tu leur adresses la parole, tu piges que forcément, tu vas copiner. Trop facile quoi.

Pis parfois, y a aussi ces autres gens.

Les autres gens, c’est ceux qui sont pas comme toi. Mais alors pas du tout hein.

Pire, ça peut parfois être des gens qui, objectivement, sont tout ce que tu détestes. Ou presque.

Tiens, prenons à nouveau un autre exemple. J’ai nommé Sonia, blogueuse influente de son état.

Sonia, pour ceux qui ne la connaissent pas, je t’explique :

- elle met du gloss. Plein.

- elle se fait des smoky eyes. Parfois bleu canard ou violet flashy. Et quand je dis “smoky eyes”, crois-moi, c’est pas du smoky de tapette hein, c’est plutôt carrément le carnaval de Rio sur ses paupières (et ce, tous les jours de l’année, oui mes braves gens !).

La preuve en image :

sonia-smoky

Avoue que ça te la coupe hein…

- elle aime les paillettes, les strass et tout ce qui brille

- elle aime la mode. Mais pas la mode d’y a 60 ans hein, la mode de maintenant, les créateurs, les fringues de marque et tout et tout

- elle aime la fourrure (d’ailleurs sa tête est mise à prix sur Facebook) (la pauvre) (tout ça parce qu’elle aime bien porter des écharpes en animaux morts)

- elle est totalement, mais alors TOTALEMENT superficielle et s’extasie devant des ongles d’orteils  joliment décorés. Et elle possède, tiens-toi bien, 146 vernis à ongles différents. (Plus que 144 et je la bats)

- elle fréquente de temps à autre les soirées people et tout le gratin parisien. Because c’est une personne “in” vois-tu.

- elle n’écoute pas de punk rock, ne voue pas un culte à Elvis, n’est pas obsédée par les films de zombie ni par les BD avec des monstres dedans, et n’a pas de tatouages qui font mauvais genre.

- son livre de chevet, c’est le dernier Closer.

- Elle n’est pas trop branchée Romero. En revanche, elle a suivi la dernière saison de Secret Story avec un engouement qui dépasse l’entendement (et elle a même assisté à l’émission) (j’te jure)

sonia-secretstory

(La fille en violet qui applaudit et qui a le sourire jusqu’aux oreilles tellement elle est contente de voir François-Xavier en vrai, ben c’est elle)

Et bref, tout ça pour dire qu’objectivement, cette fille, c’est TOUT ce que je déteste.

Mais alors TOUT hein.

Sauf que…

Sauf que malgré le gloss, le vernis pailleté, les flots dans les cheveux et le smocky bleu canard, il est arrivé ce truc de ouf, de façon très fortuite : elle et moi, on a sympathisé.

Tu m’aurais dit qu’un jour je sympathiserai avec cette fille, ma parole j’aurais pété de rire et je t’aurais demandé si tu te droguerais pas par hasard pour dire des conneries pareilles. J’aurais même ajouté (tiens toi bien, ceci est la minute “même pas honte de l’avouer”) : “je copine pas avec les poupouffes parisiennes qui s’achètent un tube de gloss toutes les 24 heures.

(Ouais, j’aurais dit ça. Parce que je suis une vraie langue de pute, of course et que j’aime ça)

Donc bref, OUI, en vérité je vous le dis, j’ai sympathisé avec le côté obscur de la force, j’ai sympathisé avec une blogueuse influente glossée et pailletée qui a même eu sa rubrique dans un magazine people (et qui lave son chien-chien au savon Lush). Un coup à me niquer ma réputation, tu l’as dit mon p’tit…

Même que le jour où on s’est rencontrées, c’était assez folklorique pour le coup : elle en robe et serre-têtes violet électrique avec zyeux et zongles assortis, forcément), moi en robe tête de mort et chaussures avec “Rock” et “Roll” marqué dessus. On a partagé notre temps libre entre les boutiques qui vendent des t-shirts Iggy Pop et des sacs léopard et le Starbucks top tendance que kiffent les parisiennes chébran. On est même allées chez Lush acheter des savons rose fluo, c’est dire le niveau.

Et bref, je lui ai parlé de mes gosses, elle m’a parlé de son chien, je lui ai montré mon super sac en forme de carrosserie de Meteor et elle son Hello Kitty bling bling qui s’allume quand son portable sonne, je lui ai confessé que j’arrivais pas à marcher sur mes platform shoes à motifs tattoo et elle, elle m’a appris comment faire vu que dans son métier très hype d’avant, elle apprenait précisément à marcher à des taupes models (et je suis pas tombée) (mais j’avais l’air d’avoir un balai coincé dans le trou de balle).

Et depuis ça, ben tsais quoi ?

On est toujours copines.

La vérité.

Même qu’à cause d’elle, je mets du vernis à ongles maintenant, c’est dire si elle a une sale influence sur moi.

Et pendant l’entre-acte de “l’Amour est dans le pré”, on s’appelle pour dauber sur l’esthéticienne blonde ou pour dire que Norbert et Guilaine, ils sont trop meugnons, surtout quand Norbert se lave les pieds dans le lavabo pendant que Guilaine se brosse les dents. (Petite parenthèse : j’ai pas eu besoin de Sonia pour aimer les programmes TV de merde. M6 est mon ami, sache-le) (Et sache aussi que tous les gens qui prétendent chier sur M6 et ne jurent que par Arte, 9 fois sur 10, c’est rien que des menteurs).

Et elle de son côté, j’espère qu’il lui arrive d’écouter Elvis des fois (pour le punk 77, elle n’est pas encore prête la petite). Je pense que la période 70’s d’Elvis, elle devrait kiffer. A cause de la cape kitsch, des lunettes de mouche et des paillettes, bien sûr.

Voilà, tout ça pour dire que des fois, ben les amitiés les plus improbables se créent. Et durent.

Là t’es censé dire “Ô putain, c’que c’est beau l’amitié”.

Pour m’aider à faire ma transition.

Car j’annonce : mode langue de pute ON ! :

DOOOOOONC,

au final,

je préfère nettement côtoyer des filles à gloss et sacs haute couture qui ne trichent pas, plutôt que des filles qui font semblant d’être quelqu’un d’autre juste parce qu’elle trouvent ça plus cool.

(Ayé, opération “daubage” activée)

La fille qui se met subitement a écouter la même musique que moi, à se saper dans les mêmes boutiques que moi, qui a comme par hasard exactement les mêmes goûts et centres d’intérêt que moi (mais qui ne les avait pourtant pas y a encore six mois, trop marrant hein ?!), les mêmes références “cultes”, au film près, et qui voudrait faire croire à tout le monde que non non, il ne s’agit aucunement d’un revirement de personnalité entièrement voulu et calculé, qu’elle a toujours été comme ça au fond (mais alors tout au fond hein), ben t’sais quoi, ces filles-là, même pas pour rire j’ai envie de copiner avec.

Ah mais carrément pas quoi. Je préfère de loin des gens carrément pas raccord avec moi mais franchement authentiques, qui ne trichent pas et ne mentent pas, plutôt que ceux qui se fabriquent une personnalité en piochant dans tes habitudes et tes références.

Et je me marre cent fois plus en découvrant les univers complètement barrés de certains gens avec qui je partage peu de centres d’intérêt (Sonia a tout de même réussi à m’épater avec sa machine qui imprime des photos sur les ongles) (nan mais t’imagines les possibilités ?! Tu peux aller bosser avec des mini Chuck Norris imprimés sur chaque ongle !) plutôt qu’en écoutant les propos navrants de personnes qui s’évertuent vainement à te convaincre que “putain on est trop pareils et trop branchés sur les mêmes trucs quoi” et qui au final, passent leur temps à se mentir à eux mêmes au profit de…

Ben au profit de quoi au fait ?? Parce que qu’on m’explique : c’est quoi l’intérêt de faire “semblant” d’être quelqu’un ? De s’emparer des centres d’intérêt de quelqu’un d’autre ou de s’inventer un look sous prétexte que comme ça, c’est plus cool ?!! Non vraiment, sérieusement, je tente de comprendre… Mais j’y arrive pas, c’est trop de la merde pour qu’on trouve une explication à ce genre d’attitude.

Mais putain, venez comme vous êtes les gens, c’est quand même autrement plus marrant que de se déguiser pour tenter de tous se ressembler en croyant qu’on sera plus potes avec ça (la bonne vanne). Car juste comme ça hein, au passage, c’est plus souvent l’effet inverse qui se  produit et traîner avec des gens qui s’évertuent à essayer de me correspondre, c’est juste désespérant, hautement navrant, complètement pathétique et clairement insupportable. Nan mais t’imagines ? C’est comme si je me mettais à écouter du hard rock et à aduler Lemmy pour être copine avec Ze Connasse (alors qu’entre nous, suffit de lui payer une bière ou un petit pétard pour ça) ou que j’arrêtais de me laver et que je portais des collants troués pour me sentir plus punk et donc plus proche de Manu (comment ça je suis déjà proche de Manu ? Ah oui merde, c’est vrai !), ou bien comme si je me mettais à détester tout le monde et à traiter tout le monde d’enculé pour être plus pote avec le Coach (comment ça je déteste déjà les gens ? Non, pas tant que ça, t’exagère).

Ma parole mes petits veaux, la semaine prochaine, moi aussi je vais jouer à ça : je vais me connecter aux blogs de mode et choper plein de références, et après j’irai m’acheter tout ce qu’il faut dans les boutiques de marque et adopter un look cool de fille urbaine qui vit avec son temps. Et j’irai à la Fnac acheter le dernier Emilie Simon et je me damnerai pour une paire de Louboutin. Et avec ça, je tacherai de me faire plein de copines pareilles que moi avec qui j’irai dans les grands spas parisiens et la vérité, ce sera trop bien…

Nan ça va, je déconne.

Jamais de la vie je renoncerai à mes BD de zombies, jamais de la vie je dénigrerai ces bons vieux punks new yorkais (contrairement aux idées reçues de Manu qui considère que le rockab c’est pas trop compatible avec le punk 77), jamais je ne cesserai de me répéter les dialogues des Goonies à mes heures perdues, jamais de la vie je n’arrêterai d’être amoureuse de Fonzie, jamais j’arrêterai de faire de l’humour pipi-caca à deux balles même si ça fait rire que moi (et la Blonde et la Pétasse, si t’as bien suivi) (sur ce, tu veux une blague de Melon et Melèche ?) et surtout, jamais de la vie j’arrêterai de porter cette frange trop courte. Nan ça va, pour la frange, je déconne.

Cet article est évidemment dédié à toutes ces cruches en mal de personnalité qui croient comme des connes qu’on sera vachement plus copines si elles s’amusent à me photocopier et à me claquer à la gueule des “t’as vu, pareil que toi”. Bande de baltringues va. A votre âge en plus, z’avez pas honte…?! (Oui, “baltringues” ça peut aussi être féminin) (c’est même plus souvent féminin que masculin ces temps-ci, aurais-je tendance à dire)

Aaaaah, je sens qu’avec cet article, je vais encore me faire PLEEEEEIN de copines !! Chouette alors ! (Ca tombe bien, je comptais en garder rien que 10. Une pour chaque doigt quoi).

Posted in Lis des trucsComments (41)

Arrache toi d’là t’es pas d’ma bande (2/2)


Donc bon, je vous parlais récemment des gangs de mamans à la sortie de la maternelle.

Et je disais que jamais elles me parlent, ces morues.

Et moi, j’en ai rien à foutre vu que de toute façon, je vais pas à la maternelle pour me faire des copines (des copines j’en ai déjà) (d’ailleurs j’en ai trop et la plupart me font chier. Note pour plus tard : penser à faire le ménage parmi mes pseudo copines*) (ah ouais y a pas à dire, je suis de bonne humeur et en grande forme ce matin).

Mais bon, ceci dit, ce que j’aime pas, c’est me sentir jugée en tant que maman.

Me sentir jugée tout court, m’en fous, j’ai l’habitude.

Etre prise pour une moitié pute, une ex-taularde, un cas soc’, une tarée mentale, ou que sais-je, passe encore, j’en ai trop rien à foutre. Non, je rectifie : j’en ai strictement rien à foutre.

Ce que j’aime moins, c’est être jugée dans mes compétences de maman. Et crois-le, dans la tête de la plupart des gens, tu peux pas élever tes enfants décemment quand t’as le look du diable et/ou un job un peu atypique.

Pour le job, je dis ça rapport au fait qu’y a pas si longtemps, j’écrivais des choses sales pour des sites sales, et même parfois, je testais des objets sales pour écrire des choses sales pour des sites sales (non, j’étais pas une pute). Et quand t’écris ce genre de choses sales, les gens se tournent très vite des tas de films, s’imaginent qu’y a des godes et des revues porno qui traînent dans tout ton appart et que le mercredi après-midi, tes gosses se matent Anal Speculum en mangeant des Granola et enculent le chien avec la télécommande. Et le jour où ton môme dit “testicule” dans la cour de récré, tout le monde s’offusque en disant que c’est pas étonnant vu le boulot de la mère. (Alors que si le fils du dentiste dit “testicule”, ben tout le monde applaudit en disant que peut-être il fera médecine comme papa vu qu’il a l’air rudement doué en anatomie).

Et bref, pour le look, c’est pareil. Et moi, faut croire que j’ai pas le look a être une bonne mère. Plutôt le look à mettre mes mômes devant un Romero pendant que je me casse boire des bières avec mes amis punks à chiens ou que je vais menacer les jeunes du quartier avec mes potes greasers et mon cran d’arrêt. Ou un truc dans le genre quoi.

Donc voilà, des fois j’ai juste envie de dire que c’est pas juste. Merde quoi.

Je connais des filles qui ont des bagouzes tête de mort à chaque doigt et qui font très bien les pâtes à la main. Des mamans tatouées jusqu’au cou qui passent leur temps à jouer avec leur mômes et à leur apprendre tout un tas de trucs. Et puis des mamans en robe léopard moulante, platform shoes et chignon 50’s qui font les fêtes d’anniversaire les plus top du monde.

Donc ouais, c’est pas juste d’être cataloguée “énergumène forcément pas apte à élever ses enfants dignement”.

En même temps, accroche-toi, voilà la minute de lucidité…

Je me plains parce que les autres mamans ne viennent pas me parler. Mais sérieux, moi, est-ce que j’irais spontanément taper la causette à une maman en jogging occupée à classer ses invitations à la prochaine réunion Stanhome ?

Est-ce que j’irais squatter avec la fausse blonde un peu wesh wesh qui parle fort, arbore une boucle de ceinture avec “Sexy” écrit en strass et un piercing de nez en forme de logo Nike, et qui a un string fuschia papillon remonté jusqu’au milieu du dos ?

Et est-ce que j’essayerai de faire copine avec la maman de Marie-Appoline et de Charles-Louis, celle qui a un joli serre-tête en velours bordeaux ?

Ben t’sais quoi ?

Sans doute que non.

Alors bon, autant dire que je suis pas mieux placée que les autres pour la ramener en disant que c’est pas beau de dénigrer les gens parce qu’ils ont pas l’air d’entrer dans le bon moule.

Ou peut-être bien qu’au final, c’est juste dans la nature des choses parce qu’au fond, qu’aurais-je à raconter à une passionnée de bougies parfumées qui n’a que deux joggings dans son armoire ou a une fan de Jésus toute excitée d’encadrer les cours de préparation à la première communion ?

Je ne dis pas que ces gens-là ne valent pas la peine, loin de là, je dis juste que… ben qu’au final, c’est sans doute dans l’ordre des choses de ne pas se sentir en mesure de copiner avec des gens qu’ont rien à voir.

OUI MAIS…

Allez, avoue que tu l’attendais un peu mon “oui mais” ! (d’ailleurs toi-même tu te préparais à me parler, dans les commentaires, de ta copine Sylvie qui est mère au foyer en jogging mais vachement rigolote quand même) (oui parce que fais pas genre, j’ai remarqué à quel point t’aimais bien me raconter ta vie dans les commentaires comme si je t’y avais invité) (nan mais vas-y hein, fais-toi plais’).

Donc ouais, c’est un peu légitime de ne pas copiner avec des gens qui à la base, ne te ressemblent pas trop. Question d’affinités hein, je vais rien t’apprendre. Pis même si c’est peut-être pas légitime, disons que c’est facile d’être dans le jugement hâtif, on en est tous là après tout.

Oui mais (le v’là mon “oui mais”) des fois, ça marche pas comme ça. Et des fois, t’en viens à copiner avec les personnes les plus improbables. Et à côté de ça, t’en viens à détester les gens qui essayent d’entrer dans ton trip juste pour mieux copiner avec toi. Eh ouais, comme dirait ce bon vieux Jean-Luc : toute une histoire…

Alors t’sais quoi ? Ben comme d’hab, reviens dans quelques jours et je te re-causerai de tout ça.

(P’tain whaou, en ce moment je fais dans le billet “à suivre” façon sitcom. Top moumoute les gars !)

*Alison, Marie, Nahimage, la Peste, n’ayez crainte, je vous garde pour toute la vie.

Posted in Lis des trucsComments (17)

Mais où est Groquick ?


Hé les pédés, vous savez quoi ? C’est la nouvelle année.

Ben d’jà si t’es pas au courant, c’est que tu le fais exprès. Parce que je sais pas chez toi, mais de mon côté, ça fait presque dix jours que les gens m’agressent littéralement en me hurlant “Bonanéééééééééé !” ou “Méyeurveuuuuuuuu !” avant même que j’aie le temps de m’apercevoir de leur présence. Hé ouais, dix jours que dès que je rencontre un visage familier, j’ai droit à la soupe habituel : “Bonané et surtout bonne santé hein !”. Ah ben oui hein. Surtout. S’agirait pas de choper la syphillis ou le choléra en 2010 hein (bon, la grippe A on s’en fout,  à mon avis y aura toujours moyen de choper un vaccin à prix discount chez Aldi).

Bref, en janvier, les gens aiment bien te souhaiter une bonne année en faisant comme s’ils se souciaient vraiment de ce que tu vas vivre dans les douze prochains mois. Soyons lucides, moi je m’en tamponne pas mal de savoir ce que certaines personnes vont bien pouvoir foutre ou devenir en 2010. (Genre le livreur de prospectus… pourquoi me suis-je sentie obligée de lui répondre “Bonne année également” alors que bon, si j’ai déjà oublié la tête qu’il avait, c’est pas pour m’intéresser à sa réussite et son bonheur en 2010) (d’ailleurs si en 2011 il me re-souhaite une bonne année, j’en déduirai très simplement que 2010 a pas été si cool avec lui vu qu’il en est encore à distribuer des prospectus sous la pluie pour gagner sa vie, le pauvre). Mais bon, n’empêche que des fois, les gens se sentent obligés d’ajouter cette question à leurs voeux : “Alors, qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?”.

Et moi, sache que cette question m’embarrasse. Déjà, parce que je me sens obligée d’y répondre (ben oui que veux-tu, je suis bien élevée, contrairement à ce qu’on pourrait croire). Et comme je ne veux pas me manger la honte en donnant une réponse spontanée, qui serait de l’ordre de “Souhaitez-moi d’aller à Disneyland et de pouvoir pioncer à l’hôtel Disney !” ou “Souhaitez-moi d’avoir enfin des gros nichons vu que ça fait rien que 28 ans que j’attends patiemment que ça pousse”, je réponds toujours un truc à deux balles genre : “La santé surtout”. Beh oui hein. Surtout. Faut dire que c’est plus pratique d’être en bonne santé pour aller à Disneyland hein.

Et bon, à force de m’entendre poser cette foutue question, j’ai fini par me demander : c’est vrai tiens, sérieusement, qu’est-ce qui me ferait rudement plaisir en 2010, à tel point que je puisse avoir envie de me l’entendre souhaiter ? Et j’ai trouvé ma réponse :

Groquick.

Parce que t’sais quoi, depuis qu’il a disparu Groquick, mes petits-déjeuners ont perdu de leur saveur (et cela n’a rien à voir avec la nouvelle recette de Nesquick). Le p’tit dej sans Groquick, c’est pas si magique que ça, reconnais-le.

Bon, pour les djeun’s qui lisent ce blog, la minute historique s’impose : qui est Groquick ??

Groquick, c’est le bon gros bonhomme jaune qui représentait autrefois (putain, “autrefois”… ça nous rajeunit pas cette histoire) la marque Nesquick et qui en ornait les mythiques boîtes jaunes. Groquick était sympa, avait l’air jovial, ressemblait à une sorte de gros lipide bien sympathique, et te donnait littéralement envie de te vautrer sur un gros coussin pour boire un Nesquick bien sucré et réconfortant.

groquick-nesquick

Pis un jour, Groquick, il a disparu. Non seulement il a disparu mais en plus, on n’a plus jamais entendu parler de lui et personne ne sait ce qu’il est devenu. Pour ma part, je pense que Groquick a tout bonnement été viré. Pourquoi ? Parce qu’il était obèse. Si c’est pas de la putain de discrimination ça ?! Pire, tu veux que je te dise ? Groquick il était trop obèse et trop jaune, et les publicitaires ont eu peur que la poudre cacaotée ne soit associée à l’hypothèse de devenir obèse ou de choper un ictère.

groquick

Alors ils ont viré Groquick, comme un malpropre. Et à la place, ils nous ont balancé qui ?

Ce tocard de Quicky.

quicky

Quicky alias le lapin anorexique qui prend des ecsta. Evidemment, ça on te le dit pas qu’il prend des ecsta mais vu comme il saute partout dans les pubs pour Nesquick, ça ne fait aucun doute. Et bon, Quicky, c’est le lapin complètement nase censé te faire avaler que Nesquick, c’est super pour la forme, que ça t’aide à faire le plein d’énergie.

Han, sans blague ?

Quicky, t’sais quoi ? Ta gueule.

Je préférais de loin le Groquick obèse qui se léchait les babines devant son bol de Nesquick plutôt que le lapin énervé qui s’habille comme un caillera.

quicky-nesquick

Alors pour conclure, je pose la question :

qu’est deveneu Groquick ? On l’a liquidé ? On l’a envoyé en retraite avec une pension tellement minable qu’il a été contraint de revendre son bob blanc et rouge ?

Pour ma part, j’ai une théorie : on a enfermé Groquick. Où ça ? Dans ton cul. Au même endroit où on enferme tous les has been de la pub. Une sorte de Guantanamo des héros de publicité, un endroit ultra secret et très protégé où on les garde prisonniers pour éviter qu’ils ne fassent de vagues (par exemple, Groquick, on veut l’empêcher d’apparaître dans les médias en expliquant que Quicky n’est qu’un imposteur et qu’en matière d’alimentation, on a vu plus équilibré que la boisson cacaotée pour devenir grand et costaud) (genre les épinards) (mais là encore, qu’est devenu Popeye ? Encore une victime du lobbying de l’industrie agro-alimentaire).

Alors voilà, Groquick est sans doute en train de crever au fond d’une cellule avec le gamin Kinder.

Oui, le gamin Kinder. Parce que là, pareil : on a eu droit à ce gosse là pendant des dizaines d’années :

kinder

(un Arien avec une belle coupe de cheveux 70’s)

Pis un beau jour, on a été confronté à ce moutard là :

kinder-new

(un encore plus Arien avec une coupe de cheveux de merde)

Et va savoir pourquoi…

Sur ce, en mémoire de Groquick, m’en vais me taper un bon cacao en demandant au cafetier de me remplir mon travelmug tattoo au taquet, avec du caco bien calorique et bien sucré.

EH_FlyerCERAMICS2010_160909.indd

Travelmug Ed Hardy, la classe

(Eh oui, c’est comme ça, maintenant je termine mes billets par une page d’autopromo) (Parce qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même)

(Si j’ai honte ? Non, même pas)

Posted in Lis des trucsComments (33)

Les gens, ils sont cons pour de bon ou ils font semblant ?


Tout le monde ne peut pas être intelligent. Ca, on le savait. Et si tel était le cas, ce serait pas drôle d’ailleurs : on ne pourrait plus se foutre de la gueule des pas futés et on serait obligé d’attaquer direct sur le physique.

Donc, c’est plutôt pas mal, dans un sens, qu’il y ait des gens un rien crétins, ne serait-ce que pour qu’on puisse se moquer d’eux. Oui je sais, c’est méchant. En même temps, si j’étais une gentille fille, ça se saurait.

Le problème avec les gens cons, c’est que des fois, leur niveau d’ignorance et de crédulité atteint des sommets tels que leurs réactions frisent parfois la pathologie clinique. Et dans ces cas là, toi le mec supérieur, t’hésites entre rire tout court ou te contenter de secouer la tête en pleurant. Parce que des fois, ça fait peur tellement ils sont bêtes les gens. Tellement peur que t’es obligé de leur chercher spontanément des excuses pour tenter d’amoindrir le choc suscité par tant de crétinerie. Tu te dis alors que c’est pas de leur faute, et t’essayes de comprendre comment ils ont pu en arriver là tant le surréalisme de la situation a parfois de quoi te laisser perplexe.

Et ça, à moi, ça m’arrive tout le temps. Littéralement sciée par le degré de connerie de mes lecteurs que je suis. Attention hein, je ne te parle pas du lecteur bête et méchant qui fout le merdier, celui là il est relativement rare, fort heureusement, et on sait de toute façon qu’on ne peut définitivement rien pour lui. En revanche, le lecteur con-con, le pas franchement futé, ben lui je peux pas m’empêcher de lui trouver des excuses pour tenter d’expliquer ses réactions. Même si des fois, ça dépasse l’entendement, faut bien l’avouer.

Par exemple, y a ce jour où j’ai reçu un mail très sérieux et très aimable d’une personne m’expliquant qu’elle était fan de Chuck Norris, tout comme moi (sic). Et que le rêve de sa vie, ce serait d’avoir une photo dédicacée de ce bon vieux Chuck. Aussi me demandait-elle si, en tant que fan inconditionnelle du Texas Ranger, j’avais des bons plans à lui faire partager pour dénicher ce petit bijou qu’est une photo dédicacée de Chuck Norris.

J’ai lu et relu ce mail. Et relu et relu et relu. Et vérifié l’adresse mail une bonne douzaine de fois, soupçonnant un des tarés qui me servent de potes d’avoir eu la bonne idée de m’envoyer ce mail dans le seul intérêt de pourrir ma boîte mail tout en faisant une nouvelle démonstration d’humour de merde. Mais non, après de nombreuses vérifications et plusieurs passages au Luminol, il s’est avéré que ce mail n’était pas un fake et avait bien été rédigé par un fan de Chuck Norris sollicitant mon aide dans sa quête de la sacro sainte photo dédicacée.

Alors je me suis interrogée sur ce qui pouvait laisser croire que j’étais fan de Chuck Norris, entendons bien “vraie fan” et pas vilaine moqueuse qui, sous couvert d’admiration, se fout de la gueule d’un karateka de série B coiffé comme François Valéry. Et finalement, j’ai trouvé. Ou du moins, je pense avoir trouvé car il n’y a, selon moi, aucune autre explication envisageable.

Souviens-toi, lecteur fidèle, il y a quelques temps ici, les liens vers les blogs de mes copines 2.0 étaient rangés dans la catégorie “super-héroïnes plus fortes que Chuck Norris”. Et voilà. Il a suffit de ça pour qu’un lecteur de passage se mette en tête que j’étais reéllement fan de Chuck Norris. Du coup, je me dis que ce lecteur croit peut-être aussi que mes copines sont vraiment des super-héroïnes, et là je serai mal barrée quand il m’enverra un mail pour me demander de lui arranger un rancard avec Super Jamie.

Autre anecdote qui vaut son pesant d’or et qui m’amène à conclure qu’en plus d’être bête, parfois le lecteur ne sait pas lire. ou n’aime tout simplement pas ça et se contente de lire seulement le titre et de regarder les images.

Un jour, je reçois un mail très long, un mail plein d’encouragements et de tentatives de réconfort, provenant d’une femme qui s’employait manifestement à m’expliquer que je finirai bien par me remettre de ce viol, même si c’était un moment difficile à passer.

Ah. Première nouvelle : j’ai été victime d’un viol.

Sympa de me prévenir car personnellement, je ne savais pas que j’avais été violée. Merde quoi, je suis la première concernée et même pas on me prévient, c’est dégueulasse moi j’dis.

Et bref, la lectrice en question poursuit son mail en m’expliquant qu’elle a elle-même été violée en sortant d’une soirée arrosée, que ça a été dur mais qu’elle s’en est remise et que moi-même, je reprendrai goût à la vie. “Courage Eve”, qu’elle a dit.

Moi quand j’ai lu ça, j’ai littéralement flippé. Je me suis dit : “Mais QU’EST-CE que c’est que ça ? C’est quoi cette putain d’histoire de viol que j’aurais soi-disant subi ?!!”

Alors j’ai lu et relu mes derniers billets pour tenter de comprendre et je suis retombée sur ce billet là : “Traînée de force en boîte un samedi soir : comment j’ai survécu au pire”. Un article que tu as le droit de lire (ou relire) et dans lequel, en résumé, je racontais comment je m’étais faite traîner en boîte par des potes et comment j’avais du m’efforcer de supporter ce concentré de tout ce que l’on fait de pire en matière d’anti-rock’n'rollitude, à savoir R’n'B à fond dans les amplis, clips MTV en boucle et pouffes sur les podiums. Voilà, le “pire” en question, c’était juste ça : les discothèques et leur ambiance de merde.

Seulement voilà, la lectrice pas futée qui s’est contentée de lire le titre de l’article, elle a vu “traînée de force”, elle a lu “survécu au pire” et à partir de ça, elle s’est monté son petit film dans sa tête. Et en a déduit que j’avais fini dans une tournante sur le parking de la discothèque. Tu le crois ça ? nan mais franchement, si j’avais été violée la veille, tu crois que le dimanche, de bon matin, je me serais collée devant l’ordi avec mon café et mes croissants en me disant “Tiens, si je racontais à mes lecteurs comment je me suis faite violer hier soir ?“. Ben la lectrice en question, elle a pas trouvé ça bizarre. Du tout.

Et donc, comme je suis quand même une gentille fille dans le fond (mais vraiment tout au fond hein, derrière la méchanceté, la mesquinerie et la languedeputerie), j’ai fait une réponse très correcte à cette femme en lui expliquant la méprise et en précisant gentiment que si elle était allée un peu plus loin que le titre dans sa lecture, elle aurait compris que, loin de parler d’un viol traumatisant, je me contentais de relater une banale soirée entre amis. Où personne n’a fini violé. Et je concluais même avec un petit message d’encouragement envers cette personne visiblement encore traumatisée par son vrai viol et en la remerciant tout de même de s’être préoccupée de mon non-viol. C’est dire si je sais être sympa quand je veux.

Authentique.

Et bref, des échanges de ce genre avec certains de mes lecteurs, j’en ai très régulièrement. je pourrais écrire un blog rien que sur le sujet. J’y parlerais des quelques dizaines de mails dont l’objet était de me demander si j’avais bel et bien prénommé mon enfant Rambo ou si c’était juste pour rire, de ceux de lecteurs préoccupés par le fait que je couche ou non avec certaines copines blogueuses (”Est-ce vrai ces histoires d’orgies lesbiennes avec vos amies parisiennes ?”) (Evidemment que c’est vrai, tocard) et puis aussi et surtout les mails réguliers de personnes qui estiment que ce blog, c’est un peu du service public (”J’ai lu que ton père était adjoint au maire : tu crois qu’il peut me pistonner pour un job ?”).

Bref, voilà…

Bon allez, je file, j’ai rencard au Club des Admirateurs de Chuck Norris avec Rambo, mon petit dernier. Croisez les doigts pour que je ne me fasse pas violer en route hein…

Posted in Lis des trucsComments (0)

Pédophiles sur le web : paranoïa ou réalité ?


Ma soeur :

“Hé, t’as vu le spot publicitaire sur les dangers de l’internet ?!
- Ouais.
- Haaaaan, t’as vu comme il fait TROP peur le pédophile !!
- Ben ouais. En même temps c’est un peu le but. S’ils avaient embauché George Clooney pour faire le pédophile, je suis pas sûre que la pub aurait eu autant d’impact.

Et toi lecteur, tu l’as vu cette pub, “ne laissez pas le danger entrer chez vous” ? Forcément que tu l’as vue. Bon allez, au cas où, la voilà :

Voilà, donc on confirme : le pédophile de la pub a la vraie tête de l’emploi.

Et bref, aujourd’hui les gens, on parle d’un sujet sérieux. Ca va changer de mes histoires de couple, de cul, de gosses mal torchés et de concerts trop arrosés. Oui je sais, je sais pas rire. Mais tant pis, c’est comme ça.

Assieds-toi lecteur, je t’annonce que ça va pas être le sujet le plus ragaillardissant que t’aies eu l’occasion de trouver ici vu qu’on va précisément parler de la pédophilie sur le web.

*******

Personnellement, je m’étais longtemps posée la question suivante : est-ce qu’on en ferait pas un peu trop avec ces pseudo-pédophiles traqueurs d’enfants sur le web ? Est-ce qu’on serait pas en train de sombrer en plein délire paranoïaque dû au contre-coup de grosses affaires pédophiles qui ont monopolisé les médias il y a quelques temps ? Parce que bon, on peut quand même pas être cernés à ce point par les pédophiles, si ?

Pis un jour, j’ai créé un blog.

Et ton blog, quand tu l’ouvres, il est livré avec toute la panoplie, y compris un outil de gestion des statistiques qui te permet de savoir précisément comment les gens atterrissent sur ton blog. Rudement bien fait l’outil. Il te donne pas mal d’informations, te renseigne sur la localisation géographique, te balance l’adresse IP et tutti quanti. Donc, lecteur égaré sur mon blog, sache désormais que quand tu viens ici, tu n’es jamais tout à fait anonyme.

Et donc les statistiques, ça te permet de savoir d’où viennent tes lecteurs. Là j’explique vite fait pour les non blogueurs… parce que faut pas croire mais tout le monde n’a pas nécessairement un blog, y en a qui ont d’autres loisirs tout aussi légitimes comme le tunning ou le scrapbooking (nan, pas le scrapbooking… parce que ceux-là ils ont nécessairement un blog pour mettre leurs oeuvres en ligne). Bref, les statistiques t’indiquent si les gens viennent sur ton blog via un autre site, s’ils ont tapé directement ton url ou s’ils ont été envoyés par Google. Et c’est là que ça devient intéressant. Car dis-toi que Google, c’est rien qu’une grosse balance. Et quand tu tapes “est-ce que les Ramones étaient frères ?“, “comment avoir un look rock” ou “comment rattraper une frange ratée” avant d’arriver chez moi, ben ça, Google il me le dit.

Seulement le truc, c’est que si les gens ne venaient sur mon blog que pour des histoires de rock, de Ramones ou même de frange râtée, ça me ferait limite chaud au coeur. Mais faut pas se leurrer les mecs, tu penses bien que c’est pas ce qui conduit la plupart des lecteurs jusqu’à mon blog. D’ailleurs à part Montana, je pense pas qu’y ait beaucoup de lecteurs qui soient arrivés ici après avoir fait une recherche Google sur les Ramones ou le punk 77, mais bon…

Et bref, sans entrer dans le détail des requêtes Google ayant conduit les lecteurs jusqu’à mon blog (et pourtant crois-moi, y aurait moyen de se marrer), venons en aux faits. Aux tristes faits dirais-je. Et tiens-toi bien lecteur, j’en rajoute pas, ce que je vais te dire est authentique : il ne se passe pas une foutue journée sans que je ne découvre des requêtes à caractère clairement pédophile dans mes statistiques.

Tous les jours j’ai droit à mon quota de requêtes plus que douteuses émanant de pervers vraisemblablement un peu trop intéressés par l’entrejambe des enfants. Et crois-moi, y a des fois où ça file la gerbe, t’as pas idée.

Alors évidemment, tu te demandes peut-être pourquoi les pédophiles atterrissent sur un blog comme le mien. Te fatigue pas à fouiller dans les archives pour essayer de trouver un article douteux qui expliquerait la chose, je m’en vais t’expliquer tout ça moi-même : faut savoir que Google, il a beau se la péter genre “je suis l’outil de recherche number one”, ben il est pas toujours très pertinent le bougre. Ainsi, il suffit à un gros con de pédophile de taper la suite de mots clés  “Photos de très jeunes gosses nus pris par leur père” pour qu’il n’atterrise accidentellement sur un de mes articles dans lequel je parle de mon père, de quand j’étais jeune, et de gosses qui marchent pieds nus. T’as pigé l’idée ? Du coup, une requête pédophile peut conduire un de ces enfoirés sur un article de ton blog qui n’a strictement rien à voir, un peu comme la fois où un mec a atteri sur feu mon blog cuisine en tapant “petite fille montre-moi ton abricot”. Le pauvre, la gueule qu’il a dû faire quand il est tombé sur la recette de la tarte aux abricots.

Donc voilà, cela explique entre autre que pas mal d’articles de ce blog disparaîssent régulièrement (certains d’entre vous sont peut-être suffisamment attentifs pour avoir remarqué la chose, qui sait). Et non les gueux, si j’ai supprimé une bonne quinzaine d’articles de ce blog, depuis sa création, c’est juste parce que ça me faisait chier de recevoir des visites inopportunes de la part de gros enculés de pédophiles, quel que soit le thème des articles en question. Ne cherchez pas d’autre explication, y en a pas. Mais disons que quand tu te rends compte que l’emploi de plusieurs mots anodins dans un même article est associé à des requêtes douteuses sur les moteurs de recherches, ben disons que tu trouves parfois préférable de virer l’article en question, c’est tout.

Alors pour clore le sujet, OUI, la présence de gros cons de pédophiles sur le web est bien une réalité et pas un quelconque trip paranoïaque alimenté par les médias et des campagnes de prévention mettant en scène des pédophiles même pas sexy. Quant aux requêtes douteuses en question, même pas j’ose te les reporter ici tellement ça file la gerbe. Y en a qui reculent devant rien, je te jure. Allez va, finalement, juste pour te donner une petite idée, et pour que tu prennes pleinement conscience de la chose, ça va de “cherche père ok pour échanger photos de sa fillette nue contre photos de la mienne” à “photos de gamines de 8 ans déjà salopes” (nan mais j’hallucine quoi…), en passant par “film de maman qui branle son fils dans le bain“. La totale quoi. Et garde bien à l’esprit que ces exemples-là, c’est du soft.

Alors oui, avec un article pareil et autant de “phrases choc” citées ci-dessus, sûr qu’y a plus d’un pédophile qui va atterrir sur cet article. Ben tant mieux. Car s’il est pédophile accompli, qu’il sache à quel point je l’emmerde et qu’il retienne bien que ses visites ici ne sont jamais complètement anonymes. Quant aux gros cons qui en seraient seulement au stade du fantasme, mais qui sont déjà suffisamment rognés du cerveau pour oser faire ce genre de recherches sur internet, qu’ils prennent conscience de ceci : ce n’est pas anodin. C’est pas rien, merde. On peut pas dire que c’est “juste” des photos ou “juste” par curiosité. On parle de gosses, bordel de merde ! Alors quand je lis des requêtes sur d’improbables photos de gamines “déjà salopes”, mais ma parole, je sais pas si je devrais vomir ou pleurer tellement c’est pire que tout.

Tu sais quoi lecteur, j’arrête là parce que franchement, c’est tellement affligeant que je vois pas quoi dire d’autre. Mais dans tous les cas, s’il est une chose à retenir c’est qu’on ne fera jamais trop attention aux activités de nos mômes quand ils sont devant le PC. Alors ok, nos enfants sont de la génration internet et sont censés savoir ce qu’ils en font. Ouais mais non. Quand tu vois la densité de tarés qui se balladent sur la toile, t’as de quoi flipper sévère. Et quand tu tombes sur une requête Google qui dit à peu près ceci : “Comment se faire passer pour un enfant sur un forum pour attirer des gamines“, ben ça te fait sacrément reconsidérer la chose.

Voilà, c’est le mot de la fin, médite bien là dessus.

Posted in Lis des trucsComments (0)

Rock et conscience politique


Est-on forcé d’attendre d’un groupe de rock qu’il affiche nécessairement ses idées politiques et qu’il prenne systématiquement position à l’égard des grandes questions socio-politiques ??

Je vais me manger des coups mais j’ai envie de dire NON.

Du rock engagé, je peux te dire que j’en ai bouffé et que j’en bouffe encore. Si t’as suivi, je reviens tout juste d’un concert des Sales Maj, c’est dire, et depuis quelques années, entre les Brigada, nos Redkicks locaux et autres groupes clairement revendiqués d’ultra-gauche, on peut dire que j’ai donné. Les concerts de soutien antifa auxquels j’ai assistés, je ne les compte plus, les anecdotes de concerts punk que j’ai peiné à mettre sur pied à cause des menaces bidons de groupuscules politiques pas franchement potes avec les keupons, j’en ai en vrac. Bref, tout ça pour dire qu’y a pas besoin qu’on me parle de conscience politique en musique, je crois que j’ai pas mal expérimenté le truc pour savoir ce qu’il en est.

Que les groupes soient engagés, je dis pas non. Tant mieux à la rigueur. Maintenant, quand on ne retient de ces groupes QUE les idéaux politiques ou au contraire, qu’on crache sur les artistes qui décident d’exercer leur art juste pour le plaisir sans prendre sérieusement position sur quoi que ce soit, alors ça j’aime pas bien.

Y a quelques temps, un pote… non en fait c’est pas du tout un pote… une connaissance dirons-nous, me croise à un concert, divinement vêtue (oui oui, sur moi la moindre sape devient comme par enchantement divine) de ma jupe Ramones et m’interpelle ainsi :

“Salut Eve, t’as dégainé ta jupe Ramones !
- Ben oui hein, faut c’qui faut.
- Ah moi les Ramones j’adore, je suis fan. Enfin pas exactement quoi, disons que J’ETAIS fan.
- Ahah la bonne vanne ! Fan des Ramones un jour, fan des Ramones toujours merde !
- Non mais tu déconnes là ? Je suis sérieux hein, c’est pas un truc à prendre à la légère. J’ai revendu tous mes skeuds des Ramones moi, je PEUX PLUS adhérer.
- Ah bon ? Ben t’as craqué ou quoi ?
- Hinhin, elle me demande si j’ai craqué… Nan mais Eve, tu crois franchement que je peux cautionner un groupe qui appelle à voter républicain ???!!! Nan mais attends, tu me connais quoi, je peux pas laisser passer ça.
- ROLALA, tout de suite !! Les grands mots !! Nan mais arrête hein, c’est trop con ce que tu dis...
- Quoi ?!! Mais tu délires Eve ou quoi ?! Tu me vois MOI, cautionner un groupe qui a appelé à voter Bush !!!
- Bon déjà mon gars c’est pas LE groupe qui a appelé à voter Bush, c’est rien qu’un membre du groupe.
- Ouais ben t’sais quoi, c’est suffisant, il en faut pas plus. Moi les Ramones, c’est définitivement terminé, à la place j’écoute les Dead Kennedys.
- Ben t’es bien naze tiens, parce que moi j’écoute les Ramones ET les Dead Kennedys et je vois pas pourquoi je me priverais du plaisir d’écouter mon groupe préféré sous prétexte que le Johnny a certes craqué en appelant à voter républicain.
- Faut pas prendre ça à la légère Eve, faut pas ! C’est un truc qu’il faut vivre comme une traitrise.
- Oui enfin bon, en même temps ça date pas d’hier cette histoire hein, suffit d’avoir un peu de jugeotte pour savoir où il se situe depuis toujours le Johnny, pas besoin d’attendre qu’il appelle à voter Bush hein. Alors si SUBITEMENT ça se met à te déranger, ben désolée pour toi mais bon.
- Tu sais quoi Eve, le problème avec les gens comme toi, c’est que vous êtes pas foutus de choisir votre camp.
- Pardon ???!!!
- Ben ouais, tu te pointes là, toute pimpante aux concerts anti-fa, tu votes à gauche pis à côté de ça, ben t’assumes que dalle… Faut choisir ton camp merde ! Soit t’es red et t’écoutes du ska, soit… ben soit tu décides de prendre tout à la légère, t’écoutes les Ramones et tu fais n’imp quoi..
.”.

Voilà. Typiquement le genre de discours qui me fout en rogne et me donne envie de taper sur mon interlocuteur. Mais comme on m’a appris qu’il ne fallait jamais taper sur plus faible que soi, j’ai décidé de considérer que cela incluait les faibles d’esprit, aussi je ne tape jamais personne.

Et quand j’entends épiloguer comme ça sur la conscience politique des Ramones, je te prie de croire que je me marre. Parce qu’à part le craquage de Johnny, t’as franchement l’impression qu’ils se la sont joué politiquement engagés les gaillards ? Quand t’écoutes leur discographie, d’une façon générale, t’as franchement le sentiment que ça sent l’engagement politique ? Moi à part du trip post ado et autres banalités, j’ai pas franchement l’impression qu’ils aient fait dans la revendication. Et tu sais quoi, ben je m’en tamponne pas mal dans le fond : les Ramones ne sont pas les Clash et on ne peut pas leur en vouloir pour ça. Et tant pis si leurs chansons nous “parlent” moins, tant pis s’ils ont fait ce choix là, celui du coup de gueule futile ou du non coup de gueule. Au contraire, j’ai envie de dire : tant mieux. Moi ça me va très bien qu’ils aient envie de tabasser les mômes à coup de batte (Beat on the Brat), de se défoncer pour se sentir bien (I wanna be well), de sniffer de la colle (Now I wanna sniff some glue), de tomber amoureux comme de vrais ados près du distributeur de soda d’un Burger King (I love her so) ou qu’ils n’abordent certains problèmes de société juste pour mieux régler leurs comptes et se laminer la gueule entre eux (The KKK took my baby away… petite vengeance de Joey après que Johnny se soit tapé sa gonzesse).

Donc voilà, les Ramones, avec ou sans conscience politique, je les aime. Alors autant te dire que quand je suis tombée il y a quelques semaines sur cet article relatant que la veuve de Joey Ramone avait récemment affirmé que les Ramones auraient sans aucun doute apporté leur soutien à John Mac Cain lors de la campagne présidentielle (propos fermement démentis par le frère de Joey qui a affirmé pour sa part : “la seule chanson que Joey aurait certainement chantée à un congrès républicain aurait été Glad to See You Go”), ben je ris jaune. Méchamment jaune quoi. Bref.

Donc voilà, tout ça pour ça. Encore un article qui suscitera bien moins de commentaires que si j’avais parlé des problèmes de transit de mes gosses ou, mieux, de ma dernière relation sexuelle, mais je m’en branle (sans mauvais jeu de mots) et je compte sur les “balireaux” pour en remettre une couche histoire de prolonger le débat.

Posted in Lis des trucsComments (0)

Pourquoi je ne fréquente pas les forums de mamans


Y en a qui vont être contents : partant du constat que mes hormones en folie et ma déprime du post partum plongent ce blog dans une médiocre ambiance digne d’un forum de mamans, on va arrêter avec le sujets qui ont rapport, de près ou de loin, aux gosses, à ma vie de merde mère au foyer, au bébé qui pleurent, aux couches qui puent et tutti quanti. D’ailleurs pour recadrer tout ça, demain je te parle des Ramones, comme ça voilà, on sera sauvés.

Ben oui les copines, le truc c’est qu’il s’agirait pas que ce blog devienne une sorte de micro-forum de mamans via commentaires. Parce que t’sais quoi, si j’avais vraiment envie de débattre autour de la blédine et des couches lavables, j’irais me connecter sur mamans-géniales.com ou sur jélèvemonenfantetjekiffeadonf.fr mais je bloguerais pas ici.

Alors tu te demandes peut-être si je les fréquente, les forums de mamans ? Vu que je suis moi-même une maman, et pas qu’un peu. Et vu que je n’ai pas la prétention de penser avoir la science infuse ni de tout maîtriser en matière d’éducation. Mais bon, non, le fait est que je ne m’aventure pas sur ce genre de forums, pas depuis que je me suis fait gentiment jeter du dernier forum que j’ai fréquenté.

Ce qui est rassurant, c’est qu’au vu de certains commentaires récemment laissés par des lectrices, je ne suis pas la seule à avoir vécu l’expérience non traumatisante, rassurez-vous, de me faire jeter par mes semblables d’un groupe que je tentais d’intégrer. Parce que les mamans des forums de mamans, c’est un peu des hyènes quand même.

D’abord, faut savoir qu’elles sont pas honnêtes ces femmes-là, mais alors carrément pas. Car par exemple, si t’as le malheur de t’égarer et de laisser un message du genre : “Avec mes trois gosses, je me sens débordée“, les premiers messages qui font fuser seront du genre : “MOI avec mes CINQ enfants, je gère PARFAITEMENT et je ne suis ABSOLUMENT PAS fatiguée ni débordée“. Et crois-moi lecteur, je caricature à peine… Ces filles-là, t’as l’impression que ça leur arracherait la gueule d’oser avouer que parfois ouais, elles aussi elles sont débordées. Et c’est là que tu te rends compte de l’enjeu des forums de mamans : sous couvert d’être des lieux d’échange amical et d’entraide, c’est juste un vaste terrain de compétition. C’est à qui sera la meilleure maman, la plus efficace, celle qui a le carrelage le plus brillant, les gosses les plus sages au restaurant, le potager le plus bio possible et, évidemment, qui allaite le plus loongtemps.

En dans cette course au titre de wonder-maman, laisse-moi te dire que c’est sans pitié. C’est sans pitié et ça se la pète grave, ça c’est moi qui te le dis. T’imagines pas à quel point ça se la pète et à quel point ça jubile quand ça clôt le bec d’une autre gonzesse.

Exemple récemment trouvé suite à une banale requête faite à l’amie Google :

Etant donné que la semaine dernière je me suis tapée un putain de rhume qui a bien failli me tuer (si si, on peut mourir d’un rhume, c’est ce qu’ils disent sur Doctissimo), j’avais demandé de l’aide à Google pour savoir si je pouvais prendre tel ou tel médoc sans tuer mon bébé allaité par la même occasion. Du coup, je tape le nom des médocs en question suivi de “allaitement” et en une demi-seconde, je tombe, tu penses bien, sur des toooooonnes de liens vers des sites de mamans averties. Et j’ai pu assister à ce genre d’échanges :

Mamounette54 : “Bonjour les filles, est-ce que l’une d’entre vous pourrait me dire si je peux prendre du Machintruc alors que j’allaite ? Parce que dans la notice c’est écrit que non mais ma belle-soeur m’a dit qu’elle en prenait souvent alors qu’elle allaite… ??? Aidez-moi merci !
Mamandu88 : “Salut, moi il m’est arrivé de prendre ce médicament même si c’est contre indiqué et j’ai jamais eu de problème”
Supermaman75 : “Mamandu88, comment peux-tu donner de tels conseils ??!!! Si c’est contre-indiqué c’est pas pour rien quand même !!”
Mamandu88 : “Sauf ton respect Supermaman75, j’ai demandé conseil à mon médecin qui m’a dit que c’était ok donc je vois pas où est le problème. J’ai allaité mes deux enfants en prenant à chaque fois du Machintruc en cas de rhume et y a jamais eu de souci !”
Supermaman75 : “Oui, et bien toi tu as peut-être allaité deux enfants, mais moi j’en ai allaité QUATRE donc je sais mieux que toi de quoi je parle !”

Voilà, ça c’est un exemple quoi.

Pis des fois y a aussi ça :

Mamoune94 : “Depuis hier je prends du Machinchose pour soigner mon rhume. A priori c’est déconseillé mais plusieurs amies m’ont dit que ça ne posait pas réellement de problèmes, qu’il fallait pas toujours prendre au pied de la lettre les contre-indications, que les labo mettent ça pour se protéger.”
Mamantop : “Quoi ?!! Mais dis-moi Mamoune, t’es sûre qu’elles s’y connaissent en allaitement tes copines, parce que c’est dingue de donner des conseils pareils !
Mamoune94 : “Ben elles ont toutes allaité leurs enfants pendant 6 mois donc oui je pense qu’elles savent ce qu’elles disent !”
Mamantop : “Non mais attends, moi je te déconseille de prendre ce médoc !! JE sais de quoi je parle parce que je m’y connais en allaitement !”
Moumoune01 : “Je suis assez d’accord avec Mamoune94 : des fois on s’inquiète pour rien, y a des médicaments qu’on peut prendre même si la notice est vague et suggère de demander un avis à un médecin !!”
Mamantop : “Ah ouais ? Et tu allaites toi, Moumoune01 ?”
Moumoune01 : “Oui, j’en suis au septième mois d’allaitement, mixte avec lait maternel à 80%”
Mamantop : “Ben justement, MOI j’allaite mon petite dernier depuis 20 mois maintenant et toujours allaitement EXCLUSIF alors je crois que je suis mieux placée que toi pour savoir ce qu’il en est !!”

Folle ambiance ouais. Limite t’oses poster une fois que t’es inscrite tellement tas peur de te faire lapider la tête par une maman qui a allaité plus longtemps que toi, qui a eu plus de gosses ou qui a fait un stage d’haptonomie pendant sa grossesse alors que toi, bouh la honte, trois gosses et même pas t’es allée à une seule séance de préparation à la naissance.

Donc voilà, tu piges mieux pourquoi je ne fréquente pas ce type de forums. Et aussi pourquoi j’aspire à ce que ce blog ne tombe pas dans le cliché du forum maman, sans ça on va plus jamais s’en sortir et “Ma vie rock’n'roll” deviendra “Ma vie de maman, blog garanti avec de vrais morceaux de vomi de bébé dedans”. Et ça, je suis sûr que personne n’y tient, pas vrai ?

Alors par pitié les filles, même si dans votre infinie candeur vous croyez que les forums de mamans c’est un condensé de joie et d’amitié, des fois que vous vous sentiez d’humeur à me convertir, merci de vous abstenir de me balancer les liens vers vos forums qui eux, n’ont rien à voir (j’en doute pas), parce que les forums de mères, j’en suis revenue, croyez-moi, et je suis pas prête d’y refoutre les pieds.

A moins de créer mon propre forum.

Oh putain, une nouvelle idée vient de naître.

Mais merde, ça va prendre du temps, va falloir que je fasse un choix : me consacrer à mon blog de cul actuellement en construction, celui où je compte faire de la sexcam avec le premier venu pour un euro cinquante, ou bien me lancer dans un forum maman ?

Faut dire qu’un forum de mauvaises mères, ça pourrait le faire. Mais des vraies mauvaises mères tu vois, du gros dossier. Genre la mère indigne qui envoie son gosse à l’école en oubliant d’enlever le carton dans ses chaussures neuves (à ce jour, et malgré les atroces souffrances engendrées par l’étourderie de sa mère, on nous apprend que l’enfant n’a été amputé d’aucun orteil, rassurez-vous). Ou des mamans qui n’auraient pas honte de me conseiller des trucs du genre : “Si tes gosses font chier, colle-les devant Disney Chanel, la télé c’est excellent pour leur développement” (parce que sur 10 mères qui collent leur môme devant la téloche, dis-toi qu’y en a une, grand maximum, qui osera l’avouer sur un forum, sous les huées de ses consoeurs). Pis faudrait aussi des mamans qui ont pas peur d’assumer le fait que pour faire taire leurs marmots, elles les menacent ainsi : “Si t’arrêtes pas ton bordel, j’appelle Super Nanny pour qu’elle vienne t’en coller une !!”.

Ouais, au final on serait deux sur ce forum. Trois peut-être. Rien à foutre, au moins on serait entre nous et on serait pas assez nombreuses pour se friter la gueule. Et on pourra se répéter que chacune sait ce qui est bon pour son enfant !! (là faut cliquer, et rire)

Edit concernant les “extraits” de forums : Evidemment j’ai pas cité le nom du médoc parce que je vais quand même pas faire gratuitement la promo d’un labo pharmaceutique. Z’ont qu’à me commander des articles sponsorisés très cher payés pour ça.

Et évidemment que j’ai quelque peu modifié les originaux. De peur que les mamans en question viennent me faire chier avec leur foutu Copyright et envoient des colis La Redoute piégés à mon domicile pour se venger.

Posted in Lis des trucsComments (2)

Les conseils, c’est bien. Mais les suivre, ça craint.


Merci merci braves gens de vous soucier avec autant de ferveur de mon état pseudo-dépressif. Merci aussi pour tous les bons conseils que vous me prodiguez, sans vous je serais perdue, pire encore, je serais peut-être morte.

Nan sérieux les gars (et surtout les filles), vous craquez un peu quand même des fois. Vous êtes bien meugnons à la base (règle numéro 1 : toujours caresser les lecteurs dans le sens du poil sous peine de perdre l’ensemble de son lectorat) mais sans déconner, faut revenir à la raison des fois hein, parce que vous me conseillez quand même de ces trucs, pfffff j’vous jure ! Pire que si j’étais aller chercher du réconfort sur mamandéprimée.com ou sur lesuicidecestbien.fr. Nan mais j’vous jette pas la pierre hein, c’est gentil de vouloir me sortir de ma merde intérieure. Mais bon, faites un effort bordel, parce que franchement hein, entre nous, matez voir ce que vous racontez des fois… A croire que vous commentez ce blog sous l’emprise de l’alcool ou de toute autre substance illicite ou non :

- Conseil numéro 1 : “Eve, mets de la farine dans le biberon de ton bébé

Mais bien sûr. Et pourquoi pas de la purée Mousseline lyophilisée aussi, pour être sûre de faire un truc bien consistant. Mert’alors, moi qui croyais que la Blédine c’était passé de mode depuis la fin des années 80, v’là t’y pas que je serais dans le faux ?! Pis entre nous, si je pouvais éviter d’avoir un bébé obèse, ça m’arrangerait, d’autant que faim ou pas faim, il se réveille le moutard. Son truc c’est pas de s’égosiller pour signaler qu’il a faim mais juste de brailler pour montrer qu’il existe quoi, faut pas chercher plus loin.

- Conseil numéro 2 : “Eve, nourris bébé au sein la nuit, comme ça tu dors pendant qu’il tète”

Alors là je dis chapeau. Respect. Je m’incline devant les meufs qui parviennent à dormir avec un gosse accroché au sein, sans ironie aucune, j’vous jure. Parce que moi, pioncer avec un être humain qui aspire mon sein en manquant de s’étouffer toutes les cinq minutes dans un flot de lait incontrôlé, ben même avec la meilleure volonté, j’peux point. Ne serait-ce que parce que c’est pas forcément la position ni la situation la plus propice au sommeil à la base. Bref, chacun son truc hein.

- Conseil numéro 3 ou anti-conseil numéro 2 : “Non Eve, finalement arrête de nourrir bébé au sein la nuit, fais lui des biberons, c’est tellement plus pratique.”

Ah oui tiens merde, j’y avais pas pensé. C’est vrai que c’est follement pratique et surtout que ça t’aide à mieux dormir. Nan mais faut m’expliquer, lectrice de mon coeur, tu me suggères, pour me reposer, de troquer la mise au sein, qui me prends quelques secondes (le temps de choper le gosse et de l’embarquer dans le lit) contre un biberon de lait… Parce que d’après toi, se lever, aller jusqu’à la cuisine sans se péter le petit orteil dans un meuble ou dans une porte, choper un biberon, y mettre de l’eau en respectant la graduation, puis du lait en comptant bien les cuillèrées, avant de le coller dans le chauffe biberon, et d’attendre trois minutes que ce soit bien chaud, puis retourner dans la chambre, toujours sans tomber ni se cogner de préférence… NAN MAIS FRANCHEMENT, tu serais t’y pas en train de te foutre de ma gueule, tout ça pour me faire crever plus vite !!! Je te dis que je dors pas beaucoup et toi tu me suggères de dormir encore moins. Pffff, je suis déçue, je vais aller vous dénoncer aux doctinautes avec tous vos mauvais conseils.

- Conseil numéro 3 : “Eve, dis au papa de t’aider, de garder les gosses pour que tu te reposes, de faire le ménage pour que t’aies du temps pour toi.”

Merde alors, ça non plus j’y aurais pas pensé toute seule. Je croyais d’ailleurs que c’était interdit par la loi de demander à son mec de garder le gosse ou de passer l’aspirateur. En fait, j’avais même ouïe dire qu’on pouvait être emprisonnée pour maltraitance si on imposait ça à son mec. Non je déconne. Mais quand même… Quand je lis des trucs du genre : “Et Manu, il fait quoi hein ?!!” ou “Et le papa dans tout ça, il peut pas t’aider ??!!“, voire “Laisse donc ton mec se démerder avec les mouflets et le ménage et prends du temps pour toi chérie”, j’ai juste envie de répondre gentiment : vos gueules. Nan mais gentiment tout de même hein le “vos gueules”. Parce que des fois, faudrait quand même songer à réfléchir avant de traiter mon mec d’incompétent et, implicitement, moi de conne de base pas foutue de régenter un incompétent. Et crois pas que je sois particulièrement d’humeur à défendre mon mec ces derniers temps hein, ce serait même carrément l’inverse ces temps-ci, mais lire des trucs pareils, ça me troue le cul tellement c’est désespérant de connerie. Parce qu’y a un tout petit détail qu’il faudrait pas oublier quand même, c’est que ce fainéant de Manu, ce vilain géniteur qui fait même pas la vaisselle pendant que sa femme est chez le coiffeur, ben ce sale type, dis-toi bien QU’IL BOSSE !! Hé oui les morues, en ces temps de crise, faut bien qu’y en ait un des deux qui ait un vrai métier dans le couple. Alors à moins de l’envoyer bosser avec un gosse sur le dos, l’autre dans la poussette et le troisième en laisse, je vois pas comment je pourrais lui déléguer les tâches. Ah ouais merde, t’y avais pas pensé.

- Conseil numéro 4 : “Eve, va chez le coiffeur”

Dis, tu me cherches là ? T’insinues que j’ai une coupe de merde ou quoi ? Bon OK? la frange je dis pas. Mais ma frange, on peut plus rien pour elle, ceci n’est plus un secret. Donc fuck off le coiffeur, en plus c’est trop cher.

- Conseil numéro 5 : “Eve, offre-toi un bon massage dans un institut”

Me faire tripoter tout le corps par les doigts plein d’huile d’une masseuse qui est même pas mon amie et qui va se sentir obligée de me faire la conversation pendant une demi-heure avant de me racketter de cinquante euros, non merci les gens, mais je peux m’en passer.

Bref, ça me fait chier de devoir vous le dire parce qu’à la base, ça partait évidemment d’un bon sentiment tout ça, mais merde les filles (parce que oui, les conseils nazes ils viennent rien que des filles), arrêtez de me donner des conseils. S’il vous plaît quoi.

Déjà parce que des gosses, j’en ai eu rien que trois, et qu’au bout du troisième je sais UN PEU comment ça fonctionne ces histoires de tétées, de biberons et de bouillies. Mais merci quand même hein.

Pis aussi parce que je suis pas de votre clan, pas de votre race de filles quoi. Moi les massages, ça m’emmerde. Le coiffeur, ça m’emmerde. Pire, c’est une sorte de supplice pour moi, un peu comme aller chez le dentiste. Le vernis à ongles, je sais pas le poser. Pis des copines pour aller faire du shopping, j’en ai juste aucune sous la main (la première qui ose penser : “Ben avec ton caractère de merde, pas étonnant qu’t'aies pas de copines !”, je lui tatane la tronche). Donc tu vois, grosso modo, tout ce que toi tu kiffes, tout ce qui te remontrait le moral à bloc si t’étais déprimée, ben c’est juste des trucs qui m’emmerdent considérablement. Oui je sais, c’est pas de chance pis tu pouvais pas savoir. Enfin si, un peu quand même si tu me lis depuis longtemps. Bon, on va dire que t’as pas fait exprès quoi et que je te pardonne. Ca va mieux comme ça ?

Allez, sur ce, forte des conseils que vous avez jugé bon de me prodiguer, je vais faire un vrai truc qui remonte bien le moral à ma façon. Comme péter des trucs en les jetant conte le mur. Rien que ça ouais. J’ai déjà niqué un verre et un photophore en deux jours. Ouais je sais, bientôt ça me reviendra plus cher que de me faire tripoter le cul en institut de beauté. Mais promis, je jetterai pas le bébé.

En fait le seul vrai conseil, ben je crois que c’est celui de l’ami Noisy qui m’a téléphoné pour me suggérer de prendre de la coke. Mais dis voir Noisy, la cocaïne, t’es sûr que ça passe pas dans le lait maternel ??

Posted in Lis des trucsComments (0)

Advert

twitter

Tu veux jouer avec le nuage ? Tu peux.

 

septembre 2010
L Ma Me J V S D
« août    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Le mouchard