Ouais ‘fin bon, ce serait chouette si je pouvais ne pas mourir tout de suite quand même.
Rapport aux quelques milliers de trucs que j’ai pas encore eu l’occas’ de cocher sur ma to do list, comme re-manger un jour de la glace au sirop d’érable, faire un vrai mariage d’amour, me payer un double waterbra pour jouer à avoir de gros seins, me faire épiler la chatte en institut comme les femmes du monde et boire du rhum coco sans vomir.
Ceci dit, voir Vic Godard sur scène, ça faisait partie des trucs les plus improbables de ma fameuse liste, de ces choses que t’aimerais faire un jour tout en te disant “Ouais mais bon ma grande, tu sais très bien que ça n’arrivera pas“. En d’autres termes, voir un show de Vic Godar et Subway Sect était une hypothèse qui avait à peu près autant de chances de se réaliser qu’une nuit de sexe et de débauche avec Docteur House.
Alors autant te dire que subitement, je reprend foutrement confiance quant à la possibilité de m’envoyer un jour Docteur House, avec ou sans sa canne.
Bref, venons-en aux faits.
La situation laquelle est-elle :
Vic Godard dans un bar à Metz. Ca paraît surréaliste mais j’t'y jure que c’est la vérité vraie.
Alors pour commencer, en dehors de la poignée de lecteurs punk’n'rollement cultivés, vous allez me faire le plaisir de taper “Vic Godard et Subway Sect” dans votre barre de recherche, histoire de voir ce que l’ami Google a à vous servir sur le sujet. Et après, peut-être qu’on pourra discuter.
Ayé, t’as googueulisé, wikipédié et tout le merdier, et ayé, le Vic, tu sais qui c’est ? (putain, v’là les rimes !) Bien. Bien bien. Google t’as dit punk 77, Google t’as parlé de Nobody’s Scared et d’Ambition, Google t’as amené à aller voir du côté de Youtube et t’as fait découvrir un groupe qu’il est fort bien ? Petit veinard va.
Et bref, pour en revenir au vif du sujet, voir Vic Godard sur scène, je pensais que ça m’arriverait jamais. Parce que l’ami Vic, ça fait un bail qu’il s’est pas pointé au pays du pinard et du fromton (d’ailleurs c’était quand la dernière fois ? J’en sais foutrement rien…) et que ses dates à l’étranger, j’ai jamais été en mesure de les choper. J’écoute donc Vic Godard depuis des années en me disant que l’entendre en live, pour de vrai, ça devait être vachement cool et que ne jamais assister à un de ses shows ferait assurément partie des plus grandes frustrations de ma vie (au même titre que ne pas avoir de gros seins ou qu’être incapable de me ronger les ongles des orteils).
Sauf qu’un jour, je reçois un gentil mail d’un gars fichtrement cool qui me dit qu’étant donné que la chanson Blackpool illustre mon profil Myspace, je serais sans doute contente d’apprendre que l’ami Vic se pointe à Metz pour une date unique en France.
Bien vu mon p’tit Lu !
“Nan, s’pas vré” que j’y ai dit.
Sauf que c’était vrai. Vic, il avait prévu de venir en France pour faire une date, rien qu’une date, et comme si tout ça c’était pas déjà assez génial, le show en question allait avoir lieu dans ma ville pour une somme absolument dérisoire (5 €).
Note comme je suis trop forte pour faire des intros à rallonge. Ca fait déjà une page que je te parle et j’ai pas encore dit un foutu mot sur ce concert. T’inquiète mon agneau, on y arrive…
Le 12 novembre dernier, je me suis pointé à l’Emile Vache, petit bar concert de ma bourgade, pas encore résolue à croire que Subway Sect allait s’y produire. Sauf que ça s’est fait. Et laisse-moi te dire que… RALALA. Ouais, “ralala” quoi.
Vic Godard, c’est un tout petit bonhomme qui paye pas de mine. Avec son polo et son chandail mal assortis, ses lunettes à la Woody Allen et sa bouteille de lait, c’est clair qu’il fait pas trop trop punk rockeur vu comme ça. Sauf que quand le mec chope sa gratte et monte sur scène, je te dis pas comme ça dépote.
Bon, faut savoir que j’ai failli pleurer quand il a chanté Stool Pigeon, tellement Stool Pigeon en live, ça faisait partie des trucs les plus improbables que je puisse connaître un jour. Et quand il a repris Et même de françoise Hardy, j’ai trouvé ça fort bien aussi, foutrement bien même. Pis surtout, y a eu ce moment où j’ai entendu les premières notes de Blackpool au clavier. Blackpool, c’est quelque chose. Et Blackpool, pour la petite histoire, c’est peut-être une des chansons qui ont fait que Manu et moi on s’est rencontrés (un jour, je te raconterai ça si t’es sage). Donc moi, j’avais prévenu Flo, notre gentil organisateur de ce concert de tuerie, que si Vic jouait Blackpool, y avait de grandes chances pour que je chiale. Et ça a pas loupé. Sauf que je suis restée digne et que ça s’est peut-être même pas vu que je versais ma larmichette entre deux refrains.
Donc voilà, pour toi, ça n’a l’air de rien mais moi, maintenant je peux dire que j’ai vu Vic Godard chanter Blackpool sur scène. A un mètre de moi (en mode fan, faut pas m’en vouloir). Et que c’était limite le plus que jour de ma vie. Et que j’ai pu repartir avec une affiche drôlement chouette signée par Vic. Même qu’avec Manu, on a dévalisé le stand de merch, qu’on est reparti avec un EP de Stool Pigeon qui déchire, un autre de Johnny Thunders (le titre, pas l’artiste… faut suivre merde !) et même un t-shirt customisé par Vic himself. Très punk le t-shirt, avec “Vic Godard, punk 1978″ écrit dessus, d’ailleurs il sied fort bien à Manu. Bref, on a fait nos fans. Bah ouais, ça arrive. Pis bon, vaut mieux faire sa fan que faire sa groupie hein (je dis ça, je dis rien). Et donc voilà, j’ai assisté à l’un des meilleurs concerts de ma vie et j’ai mis plus d’une semaine à m’en remettre. Quelle histoire ouais…
Prochains concerts en vue : les Toy Dolls et les Sonics dans la capitale. Et d’ici là, promis, je reviendrai te raconter des conneries qu’on rien à voir avec la musique. Et si tu t’ennuies, tu peux toujours passer me voir dans mon Garageland, je te passerai du Vic Godard si tu me le demandes gentiment.
Pour info, l’Emile Vache, c’est à Metz, rue des Allemands, au numéro 77 (ça ne s’invente pas).
Des fois je me dis que le mot “honte”, c’est moi qui l’ai inventé. De même que les mots “loose” et “démoule”, soit dit en passant. Dernier épisode en date, j’annonce : comment je me suis humiliée en envoyant une vanne de merde à tout Myspace…
Ca a commencé quand j’ai reçu un mail de mon pote Marc, punk et organisateur de concerts de son état, qui m’invitait à un concert ce week-end là, concert organisé en l’honneur d’un ami. Pour des raisons de logistique, il m’invitait donc, de même que les quelques dizaines d’autres personnes ainsi contactées, à lui confirmer ma venue afin de pouvoir finaliser ses prévisions en matière de houblon. Classique quoi.
Egale à moi-même, je me suis empressée de lui confirmer très aimablement ma participation à cette Punk Birthday Partouze Party en ces termes très distingués :
“Bonjour Madame,
Merci de me garder trois places pour votre Garden Party à laquelle je compte venir accompagnée de mon mari et de ma maîtresse (et peut-être aussi de mon psy mais cela reste à confirmer).
Pour le cadeau d’anniversaire, je pensais à une pute dans un gâteau géant mais s’il est question d’un cadeau commun, je décommanderai le gâteau (et garderai la pute, ça peut toujours servir).
A bientôt donc,
Eve”
Et en guise de réponse, j’ai reçu un mail qui commençait par ceci :
“Et bien avec ton mail que tu as transmis a la bonne moitié de mes pôtes myspace, tu as enflammé les réservations en parlant d’une pute dans un gateau… les gens restent vénals et proches de l’attrait sexuel”
Hé ouais. Vas-y, dis-le, t’as le droit : quelle conne c’te Eve ! Non mais la honte quoi, pour pas changer…!
Evidemment, pas la peine de te faire un dessin : au lieu de me contenter de répondre à l’expéditeur du mail d’origine en cliquant sur “répondre”, j’ai cliqué malencontreusement sur “répondre à tous”. Et mon histoire de gâteau fourré à la pute de l’Est a été lu par tout le répertoire Myspace de mon pote.
Non mais franchement, comment veux-tu que je sois encore crédible en public en cumulant des boulettes pareilles…?! Et le pire mon ami, le PIRE, c’est que je le fais même pas exprès. C’est moche hein ?! Ouais, je sais…
Bon, histoire que t’arrêtes de te gausser comme un con devant ce nouveau quart d’heure de honte subi par moi-même et afin de rendre ta visite sur ce blog de merde un peu utile, sache pour ta gouvernante gouverne que le concert en question était fort bien, qu’on dit chapeau à Marc qui sait mieux que personne organiser des concerts punks à l’heure où le Français lambda mate Drucker dans son sofa (un concert keupon le dimanche après-midi, moi je dis : respect) et que le groupe en question, c’était Hat Trickers. Des Japonais m’sieurs dames, en plein trip Kubrick, et qui font du punk qu’il est vraiment bien :
Sur cette photo : un japonais très très maquillé, un fan des Poppies dans un pull mohair qui f’rait honte à sa mère et une fille très très cool…
… et sur celle-là, Ouin-Ouin alias le mec au béret. Toujours célibataire le Ouin-Ouin, si intéressées, merci de m’envoyer vos CV, je ferai suivre.
Et puis y avait aussi Non Konform en première partie, qui font du punk bien d’chez nous et que tu peux écouter là.
Et je remercie évidemment Marc du label Worst pour les photos… et pour tout le reste.
Demain si t’es sage, je te raconterai comment j’ai fini par pratiquement rater le concert des Adicts alors que le mois dernier, je m’y étais tout de même pointée avec un mois d’avance…
Hier matin, quand j’ai commencé à ouvrir les yeux depuis le fond de mon plumard, l’intro d’England accompagnait mon émersion et mes premiers pas hors du pieu se faisaient sur fond de “I I I I Wo oh oh oh I I I I wo oh“. J’ai pris ma douche en chantant Angel, enfilé mes chaussettes en répétant que “Oh yeah I’m a joker in the pack“, et tout l’après-midi, j’ai tapé du ménage en gueulant “Viva la Revolution“, même que je faisais flipper mon chien à chaque refrain. Je me mets à la place de la pauvre bête, c’est vrai que ça pouvait sembler un rien inquiétant de voir sa maîtresse brandir le balai en s’écriant “VIVAAAA” à chaque fois que la chanson recommençait. Ceci dit, c’était sans doute moins effrayant que de me voir gueuler “Get Adicted cause it ain’t not crime” en slibard devant mon miroir, en brandissant ma brosse à dents tel un micro au-dessus de mon public virtuel (oui, y a des gens virtuels qui viennent m’écouter chanter dans ma salle de bains et je vous merde). Car oui, hier, j’ai écouté les ADICTS en boucle. Et pour cause : j’étais trop ravie de me dire que j’allais enfin les voir en vrai le soir même, alors comme à mon habitude à quelques heures d’un concert, je me faisais déjà le show à moi toute seule dans mon appart.
Et autant te dire que quand le Manu est rentré du boulot, prêt à repartir pour pogoter, j’étais aussi excitée qu’une môme un soir de Noël tellement j’étais coooooontente. D’ailleurs c’est bien simple, j’ai failli pisser sur le tapis de l’entrée pour manifester ma joie quand il s’est pointé dans l’appart (oui je sais,avoir un chien, ça ne me réussit pas, je chope toutes ses vilaines habitudes. Au chien, pas à Manu sans ça je me laverai tous les trois jours seulement et ce serait pas cool).
Et donc, on a sauté dans la bagnole, on a ramassé notre ami Ouin Ouin au passage et on est allé tout droit chez nos voisins luxembourgeois pour mater ce concert tant attendu. Une bonne heure de route tout de même hein, mais bon, quand on aime on ne compte pas et les Adicts valent bien quelques bornes. Alors pour s’occuper, on a bu des bières, parlé de cul et maté nos billets de concert dans tous les sens en se disant que oooh, ils étaient jolis pour une fois les billets, et en essayant de traduire les hiéroglyphes germaniques pour en décrypter le sens.
Quand on est arrivés dans la navette prévue pour nous déposer devant la salle de concert, on s’est dit que putain, ils avaient un drôle de look les gens qui venaient voir les Adicts. Et qu’ils étaient vieux ma foi, avec une proportion non négligeable de gonzesses, ce qui est tout de même assez rare dans un concert de punk 77. Et bon, y avait tous ces gens de 45-50 ans, habillés comme pour aller au boulot, et y avait ce grunge de Ouin Ouin, et Manu dans son pull mohair rayé, et moi avec mes baskets léopard, et tous ces gens nous regardaient aussi étrangement qu’on les observait nous-mêmes, comme si on appartenait pas du tout au même monde. On s’est dit qu’ils étaient bizarres les Luxo, que tous ces drôles de gens allaient sans doute voir un autre concert dans une salle voisine et on s’est rassuré en se disant que sur place, y aurait sans doute des tas de keupons à crête pour relever le niveau. Sauf que non. Quand on est arrivé devant la salle, y avait rien que des gens normaux et pas l’ombre d’un punk, ouaich. Même pas ça nous a paru plus étrange que ça, tellement on est des nazes. Alors on a continué à boire des bières et à compter les pétards tout en survolant la foule d’un oeil pour essayer de repérer du punk familier.
Et puis au moment d’entrer dans la salle, ben on s’est vus refusés l’accès.
J’TE JUUUURE !!
Pas parce qu’on avait des super look par rapport à tous ces gueux.
Pas parce qu’on avait des canettes de bière plein les poches.
Pas parce qu’on avait des joints planqués dans les chaussettes.
Juste parce qu’on avait…
un mois d’avance.
(silence)
(ouais je sais, la honte quoi)
On était tellement pressés de voir les Adicts qu’on s’est pointés à leur concert avec un mois d’avance. Parce que les Adicts, ils passent le 19 mai et pas le 19 avril. Et que le 19 avril, c’était Simply Red à l’affiche, autant dire qu’on a vu plus rock et plus punk dans le genre. Ouais vas-y dis-le, on est des buses. DES BUSES quoi !!
Je te dis pas comment le videur il s’est bien marré quand il a chopé le billet de Ouin Ouin, qu’il a d’abord pris pour un faux billet, et qu’il s’est mis à lui indiquer la date en ricanant, comme si Ouin Ouin était trop drogué pour comprendre. Et comme nous on se serait étranglés mutuellement face à notre monstrueuse connerie (on a quand même tous eu les billets en main pendant tout le trajet et y en a pas un qui a vérifié la date). Et je te laisse imaginer comme on était dégoûté de devoir rentrer dans notre ville fantôme où y a pas un bar d’ouvert le dimanche soir, alors que dans notre tête, c’était déjà la grosse totale avec du punk et du houblon plein les neurones.
Et c’est ainsi qu’alors que nous étions partis pour une folle soirée punk rock 77, on a fini dans un bar luxembourgeois miteux où une serveuse qui portait un haut de maillot de bain, des western boots en skaï blanc et un appareil orthondontique, nous a servi deux bières et un café crème avec Pascal Obispo en fond sonore. Véridique, j’invente rien. Si ça c’est pas de la loose intersidérale, hein…
Donc les copains, j’annonce : le 19 mai, on sera doublement en forme pour aller voir les Adicts. D’ailleurs cette fois là, on sera tellement contents de pas se taper l’aller-retour dans le vent que même si le concert est pourri, on sera quand même content.
N’empêche moi je trouve qu’on est sensationnels sur ce coup-là. Limite je trouve cette histoire plus forte que la fois où Ouin-Ouin est sorti du concert des Damned en disant “trop bien cette première partie, vivement que les Damned viennent jouer”. Sauf que c’était pas la première partie mais bien les Damned qui venaient de jouer. Qu’il est fort ce Ouin-Ouin.
Moi j’ai envie de dire : mes potes et moi, on est trop fort. Limite ça me dégoûte pour les autres tellement on est forts.
La plupart de mes potes ont cela en commun qu’ils sont plus âgés que moi et qu’ils ont donc vécu les débuts du punk et sa grande époque lorsque quant à moi, j’étais encore dans les couilles de mon père. Certains ont fait des afters mémorables avec les Rezillos, pris un verre avec Rat Scabies, vu les Ramones dans des discothèques ringardes, d’autres ont bouffé avec Joe Strummer lors d’un festival… bref, ils ont rien râté, les enfoirés. Ou si peu.
Moi, j’ai débarqué trop tard. Née en 1981, le calcul est vite fait : quand je suis arrivée à l’âge de fréquenter des concerts et surtout de m’y rendre par mes propres moyens (quand tu vis dans la campagne profonde, Paris c’est juste le bout du monde et c’est pas en bicyclette Miss Peugeot que tu risques d’y aller), ben on peut dire que tout était fini ou presque. PKRK avait déjà splitté (tu comprends mieux pourquoi je ne suis toujours pas remise de leur retour inespéré), les Rats avaient donné leur dernier concert et même les Zabriskie Point ne m’ont pas laissée le temps de les voir (sachez les gars qu’à ce jour, je vous en veux encore pour ça… note pour plus tard : penser à écrire à Bégaudeau pour lui dire ô combien il m’a brisé le coeur le jour où les Zab ont arrêté). Côté punk anglais et new-yorkais, même topos, j’étais loin d’avoir les moyens de faire des centaines de kilomètres pour pouvoir voir qui que ce soit, c’était plus facile de se résigner à jamais les voir et puis de toute façon y avait pas d’autre choix.
Bref, quand j’ai enfin eu les moyens de voir tous ces groupes, ben on peut dire qu’ils étaient déjà bien vieillissants quand il n’avaient pas déjà arrêter. Et c’est précisément pour cette raison que la plupart de mes amis qui ont connu les débuts du punk préfèrent ne plus aller les vois en concert, considérant que ces groupes ont définitivement fait leur temps et qu’il vaut mieux rester sur de bons souvenirs qu’être confronté à de vieux punks désormais bedonnants et grisonnants qui n’ont plus qu’à moitié la pêche (ça c’est ce qu’ils disent) voire pire, se contenter d’un line up tellement loin de la formation d’origine que le groupe perd tout son sens (pas toujours mon avis).
Leur position me semble légitime. Et quand ils se foutent de ma gueule parce que “wha la honte ! Payer pour voir les Buzzcocks avec un Pete Shelley tout pourri en jogging !“, j’essaye de pas riposter. Mais au final je riposte quand même (ouais, je suis trop bon public pour ça moi, je démarre au quart de tour et ils le savent bien). Et je dis “Pete Shelley en jogging pawa !“, ce qui résume assez bien l’idée je trouve ; moi j’ai eu la chance de connaître que dalle (ceci dit, j’ai la chance d’être encore jeune et fraîche à ce jour… désolée les vieux, on se venge comme on peut !) alors me contenter de ces vieux rockeurs, ben c’est toujours ça de pris. Et je m’en fous qu’ils soient plus très frais ou qu’ils n’aient plus assez de cheveux pour envisager de se faire la crête, tout ce qui compte c’est qu’ils assurent encore sur scène, le reste je m’en tamponne. Et quoi qu’on en dise, Dave Vannian il assure encore même s’il a du bide. Idem pour Pete Shelley chauve/obèse/en jogging. Quant aux Stranglers…
… aaaaaah, les Stranglers ! Là c’est encore une autre histoire…
Quand j’ai dit “Ouah cool, j’ai des invit’ pour aller voir les Stranglers !” (merci le gentil Coach), tout le monde s’est doublement foutu de ma gueule. Parce que paraîtrait que les Stranglers sont vieux et n’ont plus rien, mais alors PLUS RIEN à voir avec les vrais Stranglers, comprenez les Stranglers d’antan. Pire, on m’avait certifié qu’à leur concert, j’allais grandement me faire chier, que c’était la crise d’ennui assurée, que ce serait ambiance radio crochet.
Et la vérité, j’avais fini par me laisser convaincre que ouais, les Stranglers avaient peut-être définitivement fait leur temps et que c’était une connerie d’aller les voir au risque d’être déçue.
Sauf que comme la soirée me coûtait qu’dalle (merci encore le gentil Coach), j’allais quand même pas cracher sur un concert gratos, d’autant que je devais évacuer le stress engendré quelques heures plus tôt par un goûter d’anniversaire de folie (félicitations ma naine pour tes 5 ans, ceci dit, ton prochain goûter d’anniversaire ce sera pour tes 18 ans et pas avant. Et je te préviens, ce sera une boum dans le garage ou rien), j’y suis allée quand même. Sans conviction certes, mais de bonne humeur et avec du popper’s dans le sac à main.
Et ben t’sais quoi…
hein, t’sais quoi…
Ben les Stranglers, ils ont été au top. Ils ont assuré comme des chefs. Et rien à foutre qu’un Burnel ne remplacera jamais un Paul robert au micro. Il était bien ce Burnel, merde. D’ailleurs ils étaient tous bien et j’ai passé un super moment, bon concert, respect les gars. Déjà pour prouver mes dires, je vais m’appuyer sur mon baromètre d’ambiance et de punkitude j’ai nommé Manu. Manu qui a toujours le même avis que moi sur la musique et les concerts (sauf que non Manu, tu ne me feras pas écouter de Sardou même bourrée, que je continue à penser que les Sales Maj’ ça a mal vieilli et que je persiste à dire que NoFX, c’est de la merde) (mais en dehors de ça, on est d’accord sur tout). Et donc bon, plus Manu pogote tout seul, plus c’est signe que le concert est bon (oui, mon mec pogote tout seul, y compris sur les slows. Et on vous emmerde). Alors vu que Manu a déjà failli se faire plein d’ennemis dès le premier morceau en bousculant ou douzaine de quinquagénaires dodelinant sagement de la tête (faut dire qu’avec Get a grip on yourself d’entrée de jeu, t’es un peu obligé de te déchaîner un minimum), vu que même sur Always the sun et Golden Brown il a réussi à faire un pogo en solo (respect Manu, je sais pas comment t’as fait) et vu que sur Strange Little Girl j’ai bien failli lâcher ma bière et mon sac à main pour m’aventurer dans la foule tellement c’est mon morceau préféré (et tu sais ô combien mon sac à main et ma bière sont des choses sacrées), ben bref, compte tenu de tout ça, je crois pouvoir dire que les Stranglers ont fait une très belle prestation. Et tant pis si j’étais parmi les plus jeunes personnes du public (ça c’est quand même un détail qu’il faut souligner… signe que bah ouais, malgré tout, en dehors de son public de l’époque, les Stranglers ne touchent hélas pas les générations suivantes, contrairement à d’autres groupes contemporains des Stranglers au concert desquels des ados de 15-16 ans envahissent souvent les premiers rangs). Les Stranglers ont donc largement assuré et fait deux rappels, c’est dire si c’est pas des tapettes.
Donc voilà, je peux désormais officiellement traiter tous ceux qui traîtent les Stranglers de vieux cons plus bons à rien que c’est eux les gros nazes. Ah oui, et avant que j’oublie : No more heroes en rappel ultime, je kiffe grave ! (t’as remarqué que je parle de mieux en mieux le djeun’s dis ?)
Hé hé, devinez quoi ?! Va même y avoir une photo de moi dans le journal (lequel, je sais pas… ouais je sais, c’est ballot) sur un article concernant les vrais fans des Stranglers, les fans de la der qui fréquentent le forum français des Stranglers et tout et tout. Sauf que moi, j’ai jamais mis les pieds sur ce forum. Ou si, peut-être une fois pour aller raconter des conneries et traiter le coach d’enfoiré de gros naze en public (ce à quoi il a probablement répondu par un “ta gueule poussiffiasse de morue” des plus amicaux). Donc on va dire que je suis un peu l’imposture de cette photo, tout comme Ouin-Ouin et Manu. Mais bon, c’est pas de notre faute si on est des gens tellement cool que tout le monde nous veut sur ses photos hein… (Le plus cool faut dire que c’était Manu qui, à 40 ans, n’a pas eu honte de se faire une crête pour l’occasion. Manu t’es le meilleur ! Maintenant rase ta crête parce qu’on va rendre visite à ta mère cet aprèm et que ce serait dommage qu’elle te déshérite pour une divergence d’opinion d’ordre capillaire).
Avant de conclure… Faut que j’te dise lecteur. Comme dans tout concert, y a eu une première partie avant les Stranglers. Et là, la vérité, mais alors, la vérité, les gens qui ont programmé ça, pire, les personnes qui ont payé ces artistes là pour qu’ils assurent cette première partie, ben ma parole, ils étaient bourrés le jour où ils ont finaliser leur programmation. Parce que je te jure que la première partie qu’ils nous ont flanquée était navrante, désespérante, à chialer tellement c’était mauvais. Des troubadours qu’on aurait dit. Même pas au complet figure-toi. Naaaan, le groupe il était réduit à deux gugusses, les autres ils ont pas pu venir (chais pas, p’tetr que les trois zicos absents avaient piscine ou base-ball, ou tout aute truc ‘achment plus importante qu’un concert avec un groupe mythique, je sais pas). Quand on t’offre la possibilité de faire la première partie des Stranglers (putain, les Stranglers quoi !!!), ben la moindre des choses c’est de te pointer au complet. Parce que Dreamcatcher, d’jà que c’est pas trop l’extase au complet (bon, c’est pas mauvais non plus mais ça a juste rien à voir avec les Stranglers, c’est une espèce de folk pop qui n’a rien à voir avec le punk), je te dis pas comme c’est affligeant quand ça devient de l’impro accoustique à deux. Donc voilà, j’ai la bonne rage contre le 112 sachant qu’alors que les Wad Billys faisaient partie des groupes potentiels pour cette première partie et n’ont pas convenu, et je te dis pas comme je suis dégoûtée quand je vois qu’à la place de bons morceaux bien rock et bien garage, on a du se farcir à un duo accoustique dont certains titres rappellent vaguement Laurent Luce (yo, wakènwoll !). Et à la place des reprises d’Undertones et des Buzzcocks des Wad Billys, on a eu une reprise de Stephan Eicher par Dreamcatcher. Gavage quoi. Donc on en veut pas aux responsables de la prog du 112 d’avoir merdé sur ce coup-là, et pas qu’un peu merdé quoi. Oh pis si allez, on leur en veut à donf un peu quand même hein.
Bon allez, je reste stoïque devant mon PC en attendant que Noisy vienne me chambrer en me rappelant que j’ai un sérieux problème avec les vieux pour aimer à ce point les vieux rockeurs censés avoir fait leur temps et pour fréquenter des gens de sa tranche d’âge et que je devrais me faire suivre psychologiquement pour résoudre mon Oedipe (papa, si tu passes par là, je t’aime encore plus qu’hier et bien moins que demain. Et je veux me marier avec toi.)
Dans les concerts, la bière aidant, t’as souvent l’occasion de parler avec tout un tas de monde. Ce qui n’est pas anodin en soi quand on est une grosse handicapée de la sociabilité comme moi.
Et donc, comme je le disais, la bière et le rock’n'roll aidant, t’en viens souvent à parler d’un tas de trucs avec des gens que tu connais pas ou peu et plus les gobelets de verres se vident, plus les discussions prennent généralement des airs de débats à deux balles sur fond de culture rock. Parce que ouais, dans les concerts, t’as souvent une bonne proportion de nazes qui se sent plus instruit que la moyenne et qui trouve de bon ton de venir te les briser avec des sujets dont tu te contrefous éperdument mais sur lesquels tu peux tout de même pas ne pas réagir si trop de conneries sont déblatérées.
Un peu comme la fois où un naze m’a tenue la jambe pour me parler de la conscience politique des groupes de rock et a insinué que j’étais une facho refoulée puisque je suis fan d’un groupe dont le leader avait appelé à voter Bush, le con.
Et bref, dans la série “les gros cons la ramènent”, aujourd’hui je te parle du gros naze qui, un jour, a jugé bon de la ramener sur la question du look dans le milieu rock.
Le mec, déjà bien fait et éructant bruyamment sa bière, balayait la salle du regard en secouant la tête. Il s’arrête sur moi qui, démoule oblige, avait eu le malheur de me trouver juste à côté de lui, et me reluque des pieds à la tête avant de commencer son monologue. Lui, jean crasseux et pompes usées, vieux t-shirt dont on ne pouvait plus lire le slogan et veste parka insignifiante :
“Ralala, vous me faites bien marrer vous tous là, les soi-disants “rock’n'roll” ! Vous vous la racontez punk et vous en faites des tonnes avec votre putain de look ou bien vous la jouez old school et vous en foutez plein la vue à tout le monde avec vos sapes rockab, laisse tooomber comme vous faites pitié ! C’est comme les skins là, mate comme ils font pitié, tous sapés pareils, sur qu’ils ont passé deux plombes à se faire beau dans leur putain de salle de bains… v’là les rock’n'roll quoi…
- …”
Parenthèse. Oui, moi je réponds rarement aux tout bourrés. Déjà que je réponds rarement aux gens tout court, c’est pas pour me mettre à taper la discute à des cons imbibés de Kro qui tentent de refaire le monde tout en suggérant qu’à part lui, on est tous des gros cons. Par chance, quand je suis en présence de mon vaillant acolyte Ouin-Ouin, c’est lui qui s’y colle. parce que lui, c’est dans sa nature, c’est même plus fort que lui, il peut pas s’empêcher d’engager la conversation, y compris avec les pires bourrés du monde qui savent pas ce qu’ils racontent. Sauf que quand Ouin-Ouin n’est pas là pour me sortir de là (et en l’occurence, quand cet épisode a eu lieu, je savais même pas qu’il existait ce brave Double-Ouin) ben des fois je finis par capituler et au lieu de tracer sans broncher, je comets l’erreur fatale d’entrer dans la conversation. Surtout quand le mec insiste en fait, et que je comprends que si je lui réponds pas, il me foutra pas la paix de toute façon.
Donc, le mec reprend : “C’est vrai quoi, mate vos fringues à tous là, mate le mal que vous vous donnez à choisir vos sapes à la con et à vous préparer avant de sortir ! Bande de baltringues, vous connaissez rien au rock’n'roll !!! (à la serveuse) Bibiche, tu me r’mets une bière ! Pis une pour la d’moiselle ! - Non non c’est bon, pas pour moi.
- Hein ?! T’veux pas d’ma bière c’est ça ?! Bah ouais va, fais la belle dans ta robe là, va faire la belle avec tous ces guignols qui se prétendent rock’n'roll et qui pensent qu’à leur putain d’loooooook ! - …
- Sérieux, eh, sérieux cocotte… - Tu m’appelles pas cocotte.
- Ouais ouais… ben t’sais quoi cocotte, le seul mec vraiment rock’n'roll ce soir, ben c’est moi. Et quelques autres. Et t’sais pourquoi, hein, t’sais pourquoi ?? - Nan mais tu vas me le dire…
- Ouais ouais, j’vais te l’dire ma grande, j’vais te l’dire : parce que moi, j’en ai rien à foutre du look, RANAFOUT’ t’entends ! - Ouais j’entends, et crache pas s’teuplé !
- Ben moi j’emmeeeeeerde le look. Les vrais rockeurs ils s’en braaaanlent du look. Le look c’est pour les lopettes, c’est pour les tafioles qui ont quelque chose à se prouver, le look c’est anti rock’n'roll. Les mecs vraiment rock’n'roll, ils s’en foutent de leur look, ils sont comme moi, ils sortent comme ça, ranafout’, ils ont pigé que le look c’était que dalle et… et… bah r’garde, prends des mecs comme les Ramones, tu connais les Ramones ?! - Non(oui, faut savoir mentir quand il s’agit d’esquiver un gros relou)
- Ben les Ramones, c’est des gars qui avaient tout compris, les mecs ils s’en branlent euh, ils sont en jean, ils ont des Converse crados, toujours habillés pareil à la… à la… ben à la “rien à fout’” quoi ! Et ça, ben ça, c’est vraiment rock’n'roll ! - …
- Bon, t’veux t’jours pas d’bière cocotte ?“.
Oui des fois, avec les tout bourrés, faut savoir couper court et pas la ramener. Sinon t’en as pour deux heures et ça mène à rien. Pis vu qu’à l’époque j’avais pas de Ouin-Ouin sous la main, ben c’était soit je la ramène et je m’embrouille avec un mec qui postillone et qui pue le houblon, soit je me tais et je me barre, option jugée la plus raisonnable.
Ceci dit, si j’avais eu la patience de lui répondre à ce naze, j’peux te dire qu’il s’en serait pris plein les oreilles. Parce qu’avoue qu’il s’enfonçait un peu dans sa connerie.
Déjà parce que dissocier le rock et le look, ça me paraît difficilement concevable. Evidemment, s’agit pas de se déguiser non plus, mais reconnais que les codes vestimentaires font partie intégrante de la culture rock. Va dire à un David Johansen ou à un Bowie que le look ça sert à rien et que c’est anti-rock d’en faire des tonnes sur son style. Nan mais franchement, ça tient la route deux secondes ça ?
T’en connais beaucoup toi, des icones rock qui ont négligé leur look tellement ils jugeaient ça secondaire ? Ben pas moi (alors si t’as des noms, fais péter). Et l’argument de merde du poivrot de service, “les Ramones, eux, avaient tout compris”, ben v’là comme je me marre. Parce que tu crois fraaanchement que les Ramones ont gardé la coupe au bol toute leur vie juste parce qu’ils trouvaient ça cool ? T’as pas l’impression que le jean slim, les Converse et le perfecto, c’était carrément codifié et imposé ? Et encore, je ne te parle pas de la métamorphose d’un Dee Dee Ramone devenu Dee Dee King… Bref, dire que les Ramones ont toujours négligé leur look, jugeant la question superficielle et secondaire, ben c’est une belle connerie. Va donc lire Mort aux Ramones, de Dee Dee Ramone, et attarde-toi sur les nombreuses pages qui abordent précisément la question du look et qui montrent à quel point le look avait une place importante dans la culture rock underground new yorkaise et à quel point c’était un besoin fondamental pour les gens du milieu. Et puis le trip coupe au bol à la Ramones, va pas croire que les mecs concernés s’en foutaient ; cet aspect a notamment contribué au pétage de plomb de Dee Dee avant de quitter les Ramones, lui qui n’en pouvait plus de ce look stéréotypé imposé par Johnny, et… et bref j’arrête là parce que les Ramones tout le monde s’en fout ou presque et que l’air de rien, je m’écarte du sujet.
Donc voilà, on va conclure en disant que soigner son look, ça fait partie du jeu, ça relève de la culture rock et ce n’est pas seulement un artifice derrière lequel se réfugient des gens en mal de personnalité (même si des gens comme ça, y en a certes un paquet, faut bien l’avouer). Et cette part de superficialité fait partie du trip rock, qu’on le veuille ou non. Alors moi je dis : vive les skins à bretelles, vive les teddy boys gominés, vive les pin up à fleur dans les cheveux et à frange courte (ni vu ni connu, j’essaye de justifier ma frange de merde… trop forte cette Eve), vive les psycho boys à bananes, vive les psycho girls à cheveux roses et robes têtes de mort et pis vive les punks à crête en slim léopard, évidemment. Et les punks sans crête aussi hein, je suis pas comme ça moi.
Sur ce, je te laisse lecteur, j’ai des tonnes de trucs super importants et follement palpitants à faire, des trucs plus rock’n'roll tu meurs, comme vider le sèche-linge ou javeliser les chiottes. Ouais je sais, y a des jours où tu m’envies à mort…
Oui, ça fait chier 90% de mon lectorat qui, rappelons-le, ne se connecte pas ici pour lire mes chroniques de concerts, semblant préférer tout ce qui touche à mon cul (sans mauvais jeu de mots) et aux couches sales (pas les miennes, celles de mes gosses).
Mais je suis ici chez moi et je me ballade à poil si je veux et j’y fais précisément ce que je veux. J’y insulte le monde à ma guise, y parle des groupes que j’aime trois fois par semaine si ça me chante et t’emmerde au passage si tout cela n’est pas de ton goût.
Alors oui lecteur, aujourd’hui je te ressers ENCORE du PKRK. Et je te merde.
En même temps, avant de cliquer sur la petite croix en haut à droite de ton écran, pour fuir très très vite ce blog tenu par une caractérielle qui, à quelques exceptions près, fait preuve d’un parfait mépris doublé d’indifférence à l’égard de ses semblables (oui, j’ai mes règles et alors ??!!), tu devrais quand même tenter de lire ce billet. Parce que ce concert n’est pas qu’un concert de plus, c’est une sorte d’expérience en soi, carrément. Car j’annonce : j’ai vu PKRK en concert dans la quatrième dimension.
Je plante le décor. Fais gaffe, ça fout les jetons.
MONTBRONN.
Bourgade perdue dans le trou du cul du monde et n’ayant aucun intérêt si ce n’est son festival rock annuel. Après Parabellum et les Wampas il y a quelques années, les organisateurs du festival “Rock et Bière” (un nom fort alléchant moi j’dis) ont eu le bon goût de choisir PKRK comme tête d’affiche et de programmer également les Screaming Kids qui est un groupe de bon rockab comme je les aime.
Bref, pour enchaîner avec le concert de samedi dernier (le premier qui demande “concert de qui ?”, je lui tatane sa gueule), Manu et Eve, aventuriers de la der, s’embarquent à bord de leur 206 de cross, motivés par Undertones et X-Ray Spex (t’as vu, j’ai mis des liens à l’attention des ignorants qui parcourent ces lignes) prêts à braver le froid et le blizzard et à cotoyer l’autochtone (enfin, pas de trop près quand même, on va quand même pas se mettre à devenir sociables, faut pas déconner) dans cette lointaine bourgade reculée qu’est Montbronn.
Genre peur de rien quoi, en mode aventuriers qui ne reculent devant rien.
Pour aller à Montbronn, c’est bien d’avoir un GPS. C’est même fortement recommandé. Parce que tu dois traverser un paquet de bleds dont tu soupçonnais même pas l’existence (d’ailleurs apparaîssent-ils sur les cartes routières où sont-ce des sortes de mini zone 51 qui n’ont aucune existence officielle ?) et plus t’avances, plus t’as l’impression de t’enfoncer dans le trou du cul de la terre et plus tu te demandes si tu vas en sortir vivant. Et pourtant, c’est une fille de la cambrousse qui te parle, c’est dire. Bref, après les bleds, y a la forêt, et c’est là que ça se corse. Tu arrives sur une route où un panneau t’annonce gentiment qu’à partir de là les pneus neige sont conseillés. Merde alors, on a des pneus lisses. N’est pas aventurier qui veut. Ce genre de panneau, ça t’annonce d’emblée que tu entres dans une contrée hostile, et quand je dis hostile, c’est pas rien de le dire. Tu t’enfonces sur une route de forêt qui n’en finit pas. tu croises personne, personne te croise. Y a rien que des arbres, de la neige et du noir. Et là Manu (même pas défoncé), il dit :
“Putain c’est flippant par ici. Ca fait penser à Délivrance, tu sais ce film où quatre randonneurs finissent dans une forêt, en proie à une bande de malades mentaux pervers, des espèces de consanguins sadiques qui leur font subir la grosse totale… - Ah. C’est rassurant tiens. Dis euh pourquoi on a perdu le signal sur le GPS, hein dis…?!
- Non mais va savoir hein, si ça se trouve au concert, va y avoir que des gens bizarres...”.
Des “gens bizarres”… Retiens ça, c’est important pour la suite.
Arrivée au festival “Rock et Bière”, en avance malgré notre départ tardif de la civilisation. On pète la bise aux gens qu’on connaît et qu’on déteste pas c’est à dire 3 personnes. Mais à part ça, on est sociables, ouverts et communicatifs. Et puis on a droit au premier groupe à l’affiche, un groupe dont j’ai oublié le nom mais c’est pas si grave. Un groupe de “punk local”, dixit l’affiche, dont les zicos avaient des looks de hardos ou de babouzes, tout un concept quoi. En attendant, je bois des bières à l’intérieur pendant que Manu enchaîne les clopes sur le pas de la porte, en revenant à chaque fois avec une anecdote exceptionnelle :
“Putain Eve, y a plein de jeunes dehors, ben ils parlent pas comme nous. Enfin, ils parlent peut-être Français mais alors avec un putain d’accent parce que j’y pige que dalle et pourtant je tourne au Coca”.
“Eve, faut que tu viennes voir ça : dehors y a deux gamines deux quatorze ans qui sont mortes de rire autour d’un môme de dix ans, un enfant quoi, ivre mort ! … complètement pété, il tient tout juste debout le gosse”.
A part cela, tout est normal.
Deuxième “anormalité” constatée et qui nous a fait nous poser la question cruciale : a-t-on ou non atterri par erreur dans une dimension parallèle ? Le look des gens.
Bon, je sais bien hein, c’est pas à moi que tu vas apprendre qu’être rock’n'roll, c’est un état d’esprit avant tout et que c’est pas le look qui fait tout. Mais bon, viens pas me dire non plus que le look on s’en tamponne, parce que s’il faut débattre sur le Rock et le Look (après tout, ça ferait un bon nouveau sujet de débat avec Rock et conscience politique), ben moi je veux bien et crois-moi, y aurait beaucoup à dire.
Bref, tout ça pour dire, en faisant court, que le look fait partie intégrante de la culture rock et que dans un concert, “normalement”, t’es censé retrouver au premier coup d’oeil les diverses tribus rock’n'roll et leurs codes vestimentaires respectifs. Fais pas genre “je vois pas de quoi tu parles”, tu sais aussi bien que moi qu’à un festival rock, surtout quand la programmation propose des styles divers, on a généralement droit à notre lot de créteux, de tondus et de gominés, c’est comme ça, c’est un fait.
Sauf que là, ben nada ou presque. Pas une crête à l’horizon. Même pas un vaillant petit keupon de dix sept ans qui aurait dressé la crête à grand renfort de bière et sorti un vieux perfecto plein de badges pour l’occasion. Non mais pour te situer le niveau de culture et de rock’n'rollitude du bon vieux public de Montbronn ici présent (ça va ça va, on se calme, j’ai dit qu’y avait QUELQUES exceptions… mais pas des masses, faut bien l’avouer), j’étais habillée comme ça :
Normal quoi. Enfin, normal de mon point de vue.
Ben y a un jeune con ignorant qui a trouvé le moyen de m’interpeler en disant : “Salut Blanche Neige“.
Dommage qu’un mecton gominé n’ait pas été présent dans le public, il se serait fait appeler Elvis par ce même jeune con ignorant et ça aurait été la marrade totale pour lui et les gô (oui parce que dans cette contrée, j’ai aussi remarqué qu’on ne prononce pas le mot “gars” comme dans le reste du pays, on préfère dire les “gô”. exemple chopé sur le vif : “Comment qu’c'est les gô, y a d’la meuf ou bien ?“)
Voilà.
Juste pour situer le niveau du public.
Y a pas à dire, culture rock en béton.
Plus rock’n'roll tu meurs…
(Et des canettes dans la tête qui se perdent).
Bref.
Revenons-en à nos drôles de gens qui, très vite, ont confirmé qu’on était bel et bien dans la quatrième dimension.
Dans notre dimension, quand PKRK commence à jouer, ça bourrine déjà pas mal devant la scène. Dès les premières notes, les poings se lèvent et aux premières paroles, le public suit.
Ben pas là.
Chez ces gens-là, on ne mange pas de ce pain-là.
On trouve carrément que c’est plus cool de passer le concert à dix mètres de la scène pour être bien sûr de ne pas s’abîmer les tympans ou de ne pas prendre un glaviot dans l’oeil, des fois que le coup du punk sale, bête et méchant, ce soit pas qu’un mythe. Et on bouge pas trop, de peur de se fouler la tête. On chante pas non plus, de peur de s’abîmer la voix ou peut-être parce qu’on connaît pas les paroles et qu’on a un cerveau trop réduit pour mémoriser un refrain simple, je sais pas moi.
De temps en temps, un moitié hippie débarque devant la scène pour faire chier son monde dans un semblant de pogo qu’il se paye avec lui même. Un concept en soi.
Plusieurs fois aussi y a eu des tentatives de stage diving. Avec quatre personnes au premier rang dont une pas très coopérative (je te laisse deviner qui) et pas un gugusse avant les six prochains mètres, moi j’dis que c’est du stage diving de la mort. On lui dit au gars (prononcé “gô”, cela va de soi) que pour faire un bain de foule, faut précisément qu’y ait foule ou bien ? Bref, j’attendais qu’un truc, c’est qu’un des mecs s’écrase comme une bonne grosse merde sur le plancher. Ca m’aurait procuré une jouissance infinie et j’aurais peut-être presque réussi à trouver ce public finalement sympathique.
Ah oui, et puis quatrième dimension oblige, je me suis tout de même faite brancher par un post-ado de dix ans de moins que moi à vue d’oeil. Y a pas à chier, y en a qui ont peur de rien.
Tellement c’était un public de baltringues (oui, j’ai bien dit baltringues… viens me taper public de Montbronn, j’ai même pas peur), quand est venu le moment du rappel ça a été… une sorte d’interminable moment de solitude, j’ai cru que j’allais pleurer. Ou vomir. Même que j’ai eu de la peine pour PKRK devant ce non-rappel aussi naze. Et crois-moi, quand je gueulais “une autre on est tous là !”, ben ça me faisait bien mal au cul parce que j’avais juste l’impression que nous “tous”, c’était Manu, moi, et quelques vaillants autochtones qu’on peut compter sur les doigts d’une seule main.
La vérité public de Montbronn, tu fais de la peine.
N’empêche, public de merde ou pas, ben ça l’a fait quand même. Et le fait d’être trois ou quatre à se battre en duel devant la scène, ça nous donnait presque l’impression d’assister à un concert plus-privé-tu-meurs de PKRK, un concert rien que pour nous. La ramène pas, on se console comme on peut de la connerie ambiante.
Après PKRK, quand le chanteur des Screaming Kids a fini par arriver (car figure-toi que lui aussi il s’était perdu dans la forêt… j’ai pas osé lui demander s’il avait croisé les mecs de Delivrance), ben on a eu droit à du bon son rock’n'roll. Enfin vite fait pour moi car mon papa (Manu en mode capitaine de soirée) m’a signalé au cinquième morceau qu’il était temps de rentrer au bercail et que vu la route de merde et le public de merde il préférait ne pas s’éterniser. Comme les Screaming Kids passent dans notre fief le 20 mars 2009 (public messin, c’est le moment de prendre note), je pourrais en re-profiter d’ici peu (et je vais pas me gêner, crois-moi) entourée de gens peut-être un peu plus drôle (pour ça faudra que j’amène mes propres gens, je préfère plus prendre de risque) ou pas (m’en fous, après tout je suis un très bon public à moi toute seule).
Bref voilà, malgré ces moultes étrangetés, Manu et moi on s’est bien marré et on était tellement contents de notre soirée qu’on a failli s’arrêter pour baiser au bord de la route. Mais au lieu de ça, on a préféré rentrer très vite à la maison, de peur de rester prisonniers de la quatrième dimension. Ce qui n’a rien empêché par la suite, rassure-toi.
Bon allez lecteur, c’est fini, tu peux rentrer chez toi. Ou tu peux rester ici et t’installer peinard pour mater les quelques vidéos qui vont suivre en attendant avec moi les premiers jets de pierre du public de Montbronn pas content de se faire ainsi traiter. Sûre qu’y a moyen de se marrer.
Bon ben, on commence avec cette vidéo de PKRK : “Atchoum“. Approche petit scarabée de Montbronn et viens-y donc voir à quoi ressemble un public digne de ce nom à un concert de PKRK. Ah ouais, tu piges mieux que t’as raté un truc ou deux là, hein ?!
Celle-là, je la dédie à El Gaub, forcément. Je sais pas toi mais moi Poissons nouilles, plus je l’écoute plus je l’aime :
Et sinon, Screaming Kids c’est ça et tu ne peux pas ne pas aimer (ou alors tu le fais exprès):
Ah oui, pis tant qu’à faire, Délivrance c’est ça :
Ouais je sais, “une histoire de t-shirt des Ramones“, c’est un titre qui déglingue tout. Désolée, j’ai pas trouvé pire en fait.
Bref, comme cela est clairement annoncé, je m’en vais te conter l’histoire d’un t-shirt. Mais attention, pas n’importe quel t-shirt hein. Un t-shirt exceptionnel dans son genre. Un t-shirt grâce auquel j’ai désormais une anecdote à ressortir à chaque fin de soirée à mes amis tout bourrés, même qu’à chaque fois je sais qu’on va rigoler. Et surtout, un t-shirt grâce auquel j’ai désormais prétexte à chambrer son propriétaire à chaque fois que nos routes se croisent. Car tu sais à quel point j’aime chambrer les gens hein, hein oui que tu le sais ??!
Donc voilà, pour commencer, je t’annonce que ceci est une histoire vraie. Et je précise que même sous la torture je ne divulguerai pas le nom du propriétaire de ce fameux t-shirt, même si tu insistes et que tu me fais un chèque (bon allez, à partir de 50 euros, considérons que je suis corruptible). Aussi me semble-t-il bienvenu d’utiliser un pseudonyme tout con pour garantir l’anonymat du détenteur de ce t-shirt que nous appelerons, en l’occurrence et pour faire simple, Fred.
Bon, on est blindés, je peux commencer mon histoire de t-shirt…
Flash back il y a six mois de ça, à Birmingham avec mon gang (bon ok, un tout petit gang de quatre personnes, mais moi je considère qu’à partir de deux, on est déjà une bande et que dès trois personnes, on a le droit de revendiquer le statut de gang) pour assister au festival Academy in the UK (note pour moi même : Eve, au lieu de te foutre gratuitement de la gueule du monde entier sur ton blog, pense à faire ton putain de compte rendu de ce concert, histoire de rendre à ce blog sa fonction première, au moins un minimum quoi).
Jour 1. Valises déposées à l’hôtel, repérage des pubs effectué, fish & chips de bienvenu dans la panse, nous voilà assis à la table d’un pub avec des pintes pour les hommes et du jus d’orange chimique pour la pauvre femme enceinte interdite de binouze. Et ceci n’est rien que le début d’une longue succession de pintes et d’une longue successions de bières, car à part boire des pintes et traîner dans les pubs, on n’avait rien trouvé de mieux à faire (et rien cherché surtout), partant du sage principe qu’avec les bars et le houblon, on est jamais déçu après tout..
Bref, quand tu passes ta journée et ta soirée à une table à picoler et refaire le monde, t’as largement le temps d’observer les uns et les autres, t’as même que ça à foutre à vrai dire (ou alors tu peux aussi essayer de sympathiser avec des gens mais vu que j’aime déjà pas bien faire ça sur mes terres, il faudrait que je sois sacrément décalquée pour que je me décide à aller taper la causette avec les autochtones). Et ça donne ça :
Fred : “Ptain Eve, t’as pété le badge Ramones !
Eve : “Bah évidemment hein ! Un badge Wad Billys, pour leur faire de la pub outre manche, et un badge Ramones pour… euh… ben parce que Ramones oblige hein !” Fred, s’approchant : “Hé… mais fais voir ?… haaaaan…!!! Who l’autre hé, elle a un badge MARKY Ramone !!! La HOOOOOOOOOOTEUH !“.
Ouais je sais, la honte.
‘fin disons plutôt que ça c’est la petite vanne classique entre fans et amateurs des Ramones. On considère tous plus ou moins qu’y a les “vrais Ramones” et les “faux Ramones”. Comprenez les Ramones du début et les pièces rapportées. Pis y a aussi les Ramones qui devraient pas avoir droit de vie. Quoi, tu me suis pas ?? Laisse-moi t’expliquer. Avec des mots simples. Pour que même un teubé comme toi il puisse comprendre.
Prends Joey Ramone tiens. Bah Joey forcément, c’est un vrai Ramone hein. Il était là du début à la fin, sans Joey t’as plus de Ramones, pas besoin d’épiloguer.
Mais maintenant prends Marky. Marky, il était pas là au very first beginning (je suis bilingue, tu savais pas ?). Il était pas là quand les Ramones trimballaient leurs pauvres guitares dans des sacs en plastique de supérette en se produisant dans les pires coins cradingues de New York. Marky, il est arrivé après, quand Tommy, le VRAI batteur, a décidé de se faire la belle tellement il était déjà saoûlé par ce putain de groupe.
Ayé, tu commences à suivre ?
Bon. C’est bien. Tu vois quand tu veux.
Petit test pour être sûre que t’aies tout pigé :
Si je te dis Dee Dee tu me réponds…?
Vrai Ramone, bien joué.
Johnny…?
Vrai Ramone. De droite mais vrai Ramone quand même.
CJ Ramone…? (Attention, y a un piège)
Faux Ramone ? Mmmmmmh mouais, j’accepte mais je ne t’accorde qu’un demi-point. En vrai fallait répondre “Ramone bidon”. Parce que personne peut remplacer Dee Dee, c’est comme ça. Essayer de remplacer Dee Dee Ramone, c’est pêché. Et ça, tout le monde s’est tellement accordé là-dessus que le pauvre CJ a jamais vraiment été considéré comme un Ramone à part entière ce qui est fort triste pour lui mais franchement, fuck off, on s’en branle de CJ.
Donc voilà, maintenant que tu as tout pigé, je poursuis mon histoire de Ramones…
Fred se fout donc allègrement de ma gueule pendant que je défends mon honneur de toutes mes forces : “Mais tu sais à quel point il est difficile de trouver un badge avec “Tommy” dessus, hein ??!! Tu le sais ça ??!! Bah dis-toi que 9 t-shirt sur 10 et 9 badges sur 10 sont désormais estampillés “Marky” et pas “Tommy”. Voilà quoi…
- Pfffff ouais la honte quoi !! Nan sérieux Eve, venant de toi en plus, LA HONTE !!!! Tu vas voir, moi demain je mets mon t-shirt des Ramones. Un VRAI t-shirt avec les VRAIS noms de tous les VRAIS Ramones dessus. D’ailleurs ce t-shirt, je l’adore. Je l’ai tellement lavé qu’il est tout délavé, bientôt j’oserai plus le porter de peur de l’abîmer. Parce qu’un t-shirt TOMMY Ramone, t’en prends soin hein…”
Humiliée que j’ai été? HU-MI-LIEE. Mais j’ai gardée mon badge sur ma veste léopard. Parce que j’ai un minimum de dignité (un minimum hein), bordel.
Et le lendemain…
Tu sais ce qu’on dit hein, la roue tourne. Hier humiliée, aujourd’hui vengée. Attends un peu la suite…
Fred se pointe au pub (nan sans blague, au pub ?! Comme c’est original) pour boire des bières (des bières ?! Mais dites-moi, ça aussi c’est follement original !), s’asseoit et n’enlève pas sa veste. Ah, quelle étrangeté ! D’autant que sous la veste entrouverte, on devine clairement le logo Ramones, avec l’aigle au milieu, la base-ball bate (oh yeah, oh yeah, oh oh-oh…) et les quatre prénoms des Ramones autour.
“Alors Fred, tu fais l’beau, tu me nargues avec ton “vrai” t-shirt de Ramones ? T’enfonces le clou pour humilier un peu plus mon badge.
- (Fred, embarrassé au taquet. Mais mort de rire malgré lui) Naaaaan mais en fait euh… concernant ce t-shirt… Je sais pas comment expliquer ça d’ailleurs… mais bon...”
Fred tombe la veste. On lit tous : Joey… Johnny… Dee Dee… RICHIE.
Là, si t’es pas concerné par les Ramones (ouais je sais, ça arrive… c’est moche mais ça arrive), tu te rends peut-être pas compte mais… Mais RICHIE putain !! Richie c’est le remplaçant temporaire de Marky, autant dire le remplaçant du remplaçant, le Ramone intérimaire quoi, le Ramone que même pas tu sais qu’il a existé et que t’es obligé de consulter l’Encyclopédie du Rock pour en avoir le coeur net, ou bien tu sais qu’il a existé mais ton esprit à inconsciemment éludé cela tellement… tellement c’est un FAUX RAMONE !!!
Voilà, cette histoire s’achève ainsi. Fred était pesuadé d’avoir vécu toutes ces années avec un vrai t-shirt Tommy Ramone mais non, Tommy y avait été remplacé par une sorte d’imposteur. Te marre pas, y a des gens qui se suicident pour moins que ça.
Ralala, gros dossier cette histoire de t-shirt des Ramones. Merci Fred de posséder un t-shirt fétiche aussi naze, mon honneur est sauvé maintenant et pour un peu, je remettrais presque mon badge Marky sans me sentir honteuse, même après l’humiliation que j’ai subie.
Et au fait Fred, si tu me lis, oui toi le Fred qui ne s’appelle EVIDEMMENT pas Fred, ceci étant un pseudonyme choisi au hasard après avoir hésité entre Fred et Zorro, et ceci étant encore moins un diminutif de Frédéric… bref, toi LE Fred, si tu lis ça, dis-moi : t’oses encore le porter ton t-shirt ? Tu sais, ton t-shirt préféré que t’osais pas lavé tellement tu l’aimes… ben t’oses encore le mettre, sérieusement ?
Vous avez ouvert vos gueules :