Salut les trous du fion ! Alors dites voir, je vous ai un peu manqués ou bien ??
Bah ouais, que voulez-vous, faut bien reconnaître que ces derniers temps, j’ai un peu abandonné le blog et déserté le web 2.0 au profit de la vraie vie. C’est dire si je suis une malade mentale hein. Oui parce que bon, c’est bien beau de bloguer mais des fois faut savoir lâcher le clavier pour faire des choses un peu plus fendardes que troller les blogs de filles et se foutre de la gueule des pouffes à duckface sur Myspace. Comme par exemple partir à l’aventure, découvrir des contrées inconnues et accessoirement, rapporter tout un tas de photos et de commentaires à poster sur son blog et sa page Facebook (je me connecte donc je suis).
Car oui m’sieurs dames, y a quelques temps, je me suis sentie d’humeur aventurière et parallèlement, un peu blasée des clients qui s’obstinent à m’expliquer que les Ramones et les Stooges, c’est pas des punks. Alors j’ai décidé en accord avec moi-même que j’avais bien mérité un petit week-end prolongé à l’autre bout du monde ou bien à la Bourboule. Et comme j’ai peur des moustiques tropicaux et de la potée auvergnate, je me suis dit que Berlin, ça semblait plutôt cool comme destination.
Alors j’ai pris mon mec et mes potes, je les ai mis dans mon sac Queschua, et tous ensemble, on est partis à Berlin en 4×4 qui pollue (c’était ça ou la 206 crasseuse de Manu) (celle que quand tu rentres dedans, t’as des ordures jusqu’au niveau des genoux).
Et avec le guide du routard siouplait, genre on est trop motivés pour faire du tourisme culturel.
Sauf que le tourisme selon nous, c’est pas trop trop visites de musées et photos de paysages vois-tu. Pour nous, les virées touristiques se résument à ces quelques choses fondamentales que sont :
- la bouffe
- le shopping
- les salons de tatouage
- les trucs et les endroits rock’n'roll
- et aussi un peu les gens, même si on n’est pas des exemples de sociabilité
Non, pas les gens finalement, juste la bouffe, les tattoos et les magasins
Alors pour le premier opus de cette saga en 39 volets consacrée à ma virée berlinoise, j’annonce : la bouffe à Berlin, c’est schön !!
Déjà parce qu’à Berlin, on te vend du cheesecake newyorkais à tous les coins de rue et aussi des cupcakes tellement colorés et tellement pleins de crème que quand tu les regardes, tu prends trois kilos et tu te brises la cornée.


Et ne me demande pas pourquoi y a Bambi dans la vitrine.
C’est kawaï épissétou.
Et puis à Berlin, la pizza est à 3 euros.
Trois euros la pizza complète hein, pas trois euros la mini part de pizza hein ! Et moi j’en dis qu’une ville qui vend de la pizza à ce prix-là, c’est forcément une chouette ville.

Oui je sais, la photo est trouble. Faut dire que j’étais tellement émue par le prix des pizze que j’ai pas été foutue de prendre une photo correcte.
Berlin, c’est aussi la ville où tu peux aller te taper une glace ou un milkshake dans un diner 50’s.


Ce petit minuscule diner s’appelle le Milkabilly et la vérité, je ne te le conseille pas. C’est joli, y a un sol damier, de jolies chaises et une serveuse en waitress dress, mais ça s’arrête là. Le personnel n’est pas aimable pour un rond, les milkshakes même pas bons et en plus, ils rincent pas leur blender entre deux services (et moi j’en dis que c’est un scandale de trouver des restes de fruits broyés dans mon milkshake vanille !). Au regard des photos qu’on avait trouvé sur le web sur cet endroit, on s’attendait à une vraie ambiance 50’s chaleureuse mais on va dire que c’est sacrément raté. Et on comprend désormais mieux pourquoi la vendeuse de la boutique rock à deux rues de là nous avait spontanément déconseillé l’endroit.
Mais bon, par chance, c’est pas les diners qui manquent à Berlin et en tant qu’aventuriers de la bouffe, tu penses bien qu’on n’allait pas rester sur cet échec ni se contenter de ne prendre qu’une seule collation entre 14 et 17 heures. Car oui, sache le, goinfres nous sommes, goinfres nous resterons. En quête sempiternelle de victuailles, toujours prêts à s’en mettre plein la paillasse, guidés par l’appel de la bouffe. Et faut bien dire ce qui est, notre principale occupation durant ce périple berlinois fût bel et bien de manger. En même temps, t’avoueras qu’on a des joies simples.
Donc, après l’expérience peu convaincante du Milkabilly-mon-cul, on a tenté notre chance dans un autre quartier pour explorer un second diner, j’ai nommé, the fabulous Route 66 50’s diner. Cette fois-ci, on a eu droit à la grosse totale mes p’tites poules : un grand diner bourré de banquettes vinyle, des vestiges décoratifs rescapés des 50’s, des juke box avec tabletop comme dans les films, des serveuses souriantes tout droit sorties d’un clip de pop californienne (on a tout de même été servi par un clone de Jessica Simpson) et une carte franchement pas dégueulasse avec un large choix de burgers, tous proposés en version végétarienne. Et ça, c’est bien cool ma foi quand, comme moi, tu kiffes les fast food et la junk food régressive mais que tu ne manges pas de barbaque, puisqu’ici on te sert des burgers qui ont une vraie bonne tête de hamburgers, avec la viande en moins (le steak étant remplacé par une galette de légumes panés). Et moi j’ai envie de dire : miam les gars !





Je tiens tout de même à préciser que cet enculé de tabletop nous a entubé d’un euro et que du coup, on n’a jamais pu écouter les Belmonts.

Ah oui, et ça c’est un bonus pour toi, lecteur fan de Manu et de son pull mohair. Mon mec boit son milk shake à la fraise par la narine droite, ouais je sais, la grande classe.
Et en sortant de ce diner, tu sais ce qu’on a fait ?
Et ben on est allés dans un autre diner. Eh ouais, cherche pas, on est trop des ouf.
Après avoir mangé et bu des milkshakes, ben on est retournés manger et boire des milkshakes, c’est dire si on est des gens qui savent ce qu’ils veulent. Et va pas me dire que se taper huit heures de route pour aller bouffer des sandwiches et boire du lait-grenadine c’est vraiment d’la merde, dis-toi juste qu’on trouve ça foutrement plus jouissif que de se farcir des musées chiants (ceci dit, on a tout de même sauvé l’honneur en visitant UN musée) (faudra pas que j’oublie de t’en parler au prochain épisode).
Donc, après notre pause déjeuner au Route 66, on a fait une seconde pause déjeuner au Jimmy’s Diner, à quelques pas de là.
Que dire du Jimmy’s Diner si ce n’est que c’est THE diner 50’s. Là, pas question d’ersatz de déco 50’s, de statues d’Elvis et de Monroe ou d’autres clichés : chez Jimmy’s, on a affaire à un VRAI diner 50’s ou de vrais greasers viennent manger leur burger pendant que les pin-up sirotent un milk shake. Chez Jimmy’s, c’est juste furieusement cool, tellement cool que t’as le droit de fumer à l’intérieur (c’est les gars qui étaient contents), que tu peux commander des nachos, des veggie burgers ou encore de la véritable soupe de tomate Heinz, et à vrai dire, on n’en veut presque pas au propriétaire des lieux d’être si peu aimable et souriant tellement son endroit est chouette (mais quand même, ça n’a jamais arraché la gueule à personne de dire bonjour hein).



Ah ok, c’est pour ça qu’il était pas sympa le mec : on avait pas laissé assez de pourliche !

Et bref, pour se remettre de tous ces burgers et de tous ces milkshakes, on est aussi allé se taper un petit maxi cocktail au Tiki Heart.

Et autant te dire que le Tiki Heart, ça envoie du pâté (voilà, j’ai relevé mon challenge personnel du jour qui consistait à réussir à caser cette expression de merde actuellement utilisée à outrance par les 15-20 ans). Déjà, parce que niveau déco, ils se foutent pas de ta gueule…




… Mais aussi parce qu’au Tiki Heart, tu peux te payer des cocktails géants qui sont juste orgasmiques tellement ils sont bon. Moi, je te cache pas qu’à Berlin, j’ai bu des Coconut Kiss à longueur de journée tellement j’aime ça et tellement t’en trouves pour pas cher dans n’importe quel bar (alors que je veux pas dire mais en France, le moindre cocktail de merde fait avec du Pulco et trois rondelles de banane, tu le payes dans les 10 boules et tu l’oublies dans la minute tellement il a pas de goût).

Et évidemment, au Tiki Heart, tu peux non seulement boire mais aussi manger, et pas seulement la brochette de fruits qui accompagne ton cocktail. Là encore, la maison propose une carte de burgers à la viande ou aux légumes, et je te prie de croire que ces burgers là déchirent tout. Vois par toi-même :

Non, tu ne rêves pas, cet endroit te propose de déguster des “Elvis burgers”, des “Bruce Lee burgers” voire même des “Lemmy burgers”.
C’est pas la classe internationale ça ??
Ah oui, et j’oubliais : le patron du tiki Heart est juste un mec trop cool qui n’a pas hésité à perdre vingt bonnes minutes à nous expliquer comment nous rendre dans cette rue paumée où se trouve le magasin de skull mexicains. Alors qu’en France, on t’aurait juste tout bonnement redirigé vers le syndicat d’initiative à défaut de t’envoyer chier littéralement. Là le gars, c’est tout juste s’il nous a pas pris par la main pour nous emmener devant le shop, sympa le mec.
Bref, voilà pour les endroits cool où bouffer à Berlin. Remercie moi car l’air de rien, je suis en train de te pondre un mini guide du routard des endroits rock’n'roll à Berlin.
Et bon, comme j’ai passé évidemment beaucoup plus de temps à visiter bouffer qu’à prendre des photos, je n’ai pas pu tout immortaliser mais sache que niveau bouffe, Berlin c’est juste une sorte de paradis sur terre, notamment pour les vegan et végétariens (d’ailleurs j’en ai progité pour faire des courses dans un supermarché bio qui avait un rayon vegan à la limite du surréalisme tellement il était fourni) (ça change des trois variétés de tofu qui se battent en duel dans l’épicerie bio de Metz hein).T’as des restaus et fast food vegan un peu partout, des glaciers vegan qui n’ont rien à envier à Ben & Jerry’s, et pour le prix d’un sandwich pourri à Paris, ben à Berlin t’as juste entrée plat et dessert (voire même le pousse-café si tu te démerdes bien). Et c’est sans compter qu’à Berlin, on te sert à manger à toute heure du jour et de la nuit, et tu trouves même des endroits qui font passer Starbucks pour du pipi de chat tellement c’est le même concept en cent fois plus cool (je pense notamment à cette enseigne dont le nom m’échappe et chez qui j’ai bien failli faire une overdose de lait fouetté au cacao et beurre de cacahuète) (600 000 calories par verre au bas mot mais un orgasme des papilles à chaque gorgée, crois-moi).
Voilà, gens de l’interweb. Je vous laisse poireauter avant de vous pondre la suite de mon périple trop cool chez l’ami Karl (Karl, le mec qui vit dans la grotte sur la colline de Berlin). Là faut que je boucle mon sac, dans une demi-heure j’me casse chez les Hollandais (ouais, en ce moment suis trop une globe trotteuse) (une globe trotteuse qui s’éloigne pas trop de chez elle mais globe trotteuse quand même, merde quoi).
Allez les gars, à bientôt, promis je vous ramène des champi photos !
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Ben ca me donne vachement envie d’aller a Berlin tout ça, merci Eve !
Ach!Berlin.wie schönnnnn!
çA c’est une ville bien destroy..enfin, moi qu’en j’y suis allée c’était 1 mois après la chute du mur (j’en ai même arraché un morceau avec mes ptits ongles), alors il y avait une ambiance particulière.Bons souvenirs tout ça…
Ce pull en mohair est tout simplement splendide!
Ils parleraient pas une langue aussi chelou, j’irai sans problème moi à Berlin (enfin là, on sait pas trop si t’étais à Berlin ou New York finalement)
moi qui voulait aller avec mes origines allemandes de l’est, je pense organiser ça très vite !!! t’as trouvé où toutes ces adresses ??
Berlin, c’est le top du top des villes.
J’y ai passé un mois en 2007 et je ne voulais plus jamais revenir… Non seulement, on peut y manger quand on veut, ce qu’on veut pour pas cher (Je garde un souvenir mémorable des parts de pizzas à 2€ en bas de chez moi)… Mais on ne s’y ennuie jamais…
Quel carnet de voyage, j’ai hâte de lire la suite. Berlin m’attire de plus en plus. Tu m’as convaincu.
Nomomnomnomom, ELVIS BURGER !
SAlut,
Excellent j’attend la suite avec impatience je part dans 1 mois à berlin, peut tu doner toute les adresses exact ?
eve tu es définitivement 50′, et les milkshakes berlinois c’est les mémes que dans pulp fiction parce que tu m’a mis l’eau à la bouche(gourmandise quand tu nous tient mais au secours les triglicérides) sinon c’est toi qui a tricoté le pull à manu ? au fait ouais tu nous a manqué !
tu me rammenes un souvenir de Hollande?
N’empeche trouver des burger végé, ça doit être super agréable *bave*
Cette note fort riche en couleurs teutonnes et en calories germaniques me fait poser deux questions existentielles :
_Que vaut le Lemmy Burger ? (car non, c’est décidé, je ne pourrais mourir en paix tant que je n’aurais pas planté mes larges incisives dedans)
_Est-ce que Freddy aurait été plus gentil si son pull avait été tricoté en mohair ?
HEu… mais à part des trucs américains (voire hawaiiens), ils font aussi dans l’allemend, à Berlin, ou pas?
allemand, bien sûr.
[fessée bien méritée au clavier qui tape, tout seul, des e au lieu des a. Faudrait voir à pas se laisser commander par les machines, non plus ]
Hmmmmm le tiki bar!
Je note précieusement et j’ai hâte d’aller y manger un Lemmy burger!
Sinon est-ce que tu as fait un tour au Trinkteufel ? J’ai un super bon souvenir de ce bar il y a quelques années en after après le punk & disorderly. Le genre de bar que t’as beau chercher à Paris, aucune chance pour trouver l’équivalent!
Idem, me revoiça après une longue période d’hibernation et avant de m’envoler pour les US dans qq jours.
Berlin, c’est comme NYC, c’est le top en Europe et le top rock’n'roll, qui ferait presque passer Londres pour une officine de macramé et vieilles dentelles.
Si tu as vu des tonnes de Diners, je suis étonné que tu n’aies pas cité aussi les Döners, ces échoppes de Kepaps en tous genres, de quoi te prendre 10 kgs en une fois. Autrement, oui, on bouffe allemand à Berlin, c’est là que j’ai dévoré les meilleures saucisses grillées de toute ma vie.
Pour ceux qui estiment que les Stooges et les Ramones ne sont pas du punk, voire l’essence même du punk, qu’ils aillent se faire emmancher profond et continuent d’écouter Laurie ou Diam’s au lieu de se la péter rock.
Autrement, sans que ce soit du punk dans une période où le punk se cherchait, viens refaire un tour chez Sergio, j’ai pondu un bifton sur le premier groupe de rock 100% féminin ;)))
Bises à toute la famille avec une mention spéciale galoche baveuse pour Manu.
PS : Hier, grande émotion, après plus de 30 ans, j’ai retrouvé un ami très cher grâce à Fesse-de-bouc, le président de l’Iggy Pop Fan Club de France avec qui j’ai fait les 400 coups et plus entre 1975 et 1977 avant de le perdre de vue. Qu’on vienne lui dire que les Stooges et les Ramones ne sont pas du punk :))))
@ lu : Mais de rien !
@ cilugomar : Je dirais même plus ! Ce pull en mohair est MERVEILLEUX
@ vaness : Au final ils parlent autant l’Anglais que le Teuton donc bon…
@ Emilie : J’ai fouillé sur l’interweb mondial, pas mal erré et surtout compté sur les bons plans de mes potes (note que j’ai failli te répondre par un simple : “dans ton cul”. Faut dire que tu l’as cherché aussi, quelle idée de poser une question qui comporte “où” quand on fréquente un blog qui aime les vannes pipi-caca…?! ;))
@ machicoulis : exactement, j’ai cru que j’allais faire une dépression quand je suis revenue, je m’y installerais bien pour toujours.
@ Denis : Eh oui, Berlin c’est trop bien ! (je voulais juste faire une rime en fait) (une rime de merde mais une rime quand même)
@ Shutupwoman : Graaaave ! par contre y avait pas de Mac Gyver burger.
@ lolcat : Ben suffit de cliquer sur les liens.
@ biquet : Merci biquet d’être le seul à qui j’ai manqué (les autres, c’est des connards). Et le pull de Manu, c’est pas moi qui l’ai tricoté mais j’aurais bien voulu tiens.
@ Wil : Non non et non, j’ai prévenu mes potes : je ne passerai pas la douane avec de la beu dans la chatte pour vous faire plaisir !
@ Screamy : Je n’ai hélas pas goûté le Lemmy burger. En revanche, je pense que si Freddy avait eu un pull mohair, il aurait peut-être pas été moins méchant mais en tous cas, pour sûr, il aurait été plus punk !
@ Valérie : Oui oui, j’ai quand même eu droit au petit dej allemand mais c’était pas assez fun pour en parler (même si c’était fort bon)
@ Hundun : Trinkteufeul… non, pas vu. Mais je note pour la prochaine fois !!
@ Montana : You’re back baby !! Bien cool ton billet, j’espère que ce sera le début d’une longue série sur les filles et le punk (X Ray Spex…). Hé dis voir, je croyais que t’étais plus sur FB ?!
Mais!!! en fait a Berlin ils font genre ils sont un peu aux USA nan ? sont pas rancuniers dis donc! sinon mon mec de moi, il touche son nez avec sa langue… ça envoie pas du paté ça peut être ???
Putain tu pourrais faire fortune pourtant : de la beuh parfumé à la chatte
(vu que d’après Manu tu pues jamais de la chatte )
On y trouve même parait-il du pain en poudre :
la poudre de Berlin pain pain ?