L’un des pires drames de ma vie a été le suicide de Neil Perry dans Le Cercle des Poètes disparus.
Après avoir vu ce film, j’ai passé toutes mes années de collège, lycée, puis de fac à espérer tomber sur un prof aussi génial que Keating, rêvant d’une fin de cour majestueuse où je monterais sur ma table en scandant “Ô capitaine mon capitaine”.
Seulement voilà, je n’ai jamais eu de prof aussi punk que John Keating et la seule fois où je me suis mise debout sur un pupitre, c’était pour mater par la fenêtre et en plus, je me suis sauvagement gaufrée.
Pour être héroïne tragique, j’ai encore du boulot quoi.
Mais revenons-en à Neil Perry.
Neil Perry, alias le mec qui se flingue plutôt que de devoir renoncer à sa passion pour le théâtre et endurer l’avenir auquel son père le destine.
Quand j’ai vu Neil Perry se flinguer dans la neige, j’ai d’abord pleuré. Puis je me suis dit “Quel gâchis merde, un type aussi sexy et doté d’une telle sensibilité !“. Et je me suis ensuite posé la question : “Est-ce que Neil n’aurait pas un pète au casque pour se faire sauter le caisson au lieu de renoncer à sa passion, juste parce qu’il ne pourra pas mener la vie à laquelle il aspire ?“. Pendant un quart de secondes, j’avoue avoir pris Neil pour une lopette avant de comprendre que Neil Perry est, par excellence, le mec qui a des couilles. Mieux, Neil est un vrai punk qui assène un fuck off ultime à ceux qui veulent lui dicter son life style, ouais je sais, ça fait tout de suite moins romanesque dit comme ça mais c’est un fait. Et bref, à la mort de Neil, du haut de mes dix ans, j’en suis venue à me poser la question suivante : “Mes parents m’empêcheront-ils de vivre exactement la vie que j’ai envie de mener ? Seront-ils du genre à m’empêcher de me consacrer à mes passions, décideront-ils à ma place de mes études, de la profession à laquelle je souhaite me vouer ?”. Et crois-moi, ceci était une question très grave dans la mesure où en 1990, je rêvais encore de devenir patineuse artistique (rien que ça ouais) (sachant que j’allais à la patinoire environ deux fois par an).
Alors j’ai posé la question à ma mère : “Maman, plus tard, tu me laisseras toujours faire mes propres choix ou est-ce que tu prendras plutôt le risque de me voir me flinguer avec un fusil de chasse de papa, comme Neil Perry ?“, ce à quoi elle a répondu “Tu feras comme tu veux ma fille“, sur le même ton qu’elle aurait répondu “Des coquillettes” à la question “Qu’est-ce qu’on mange ?“.
Et puis les années aidant, le traumatisme de la mort de Neil a fini par s’apaiser et j’ai fini par avoir 13 ans, puis 14, atteignant alors l’âge où avec les copines, on traitait nos parents respectifs de sales fachos parce qu’ils refusaient de nous payer des scooters (alors que moi je voulais un Typhoon) (et sache qu’à l’époque, on prononçait ça “tifoune”). Et à chaque fois que mes parents me refusaient un truc fondamental (aller à une boum organisée par un quadruple-redoublant de 18 ans dans un châlet isolé et dormir avec une douzaine d’autres invités du sexe opposé, me teindre les cheveux en roux, montrer mon nombril en toutes saisons pour faire comme Vanessa Paradis, porter un pendentif en forme de feuille de cannabis pour faire comme les gens cool de ma classe…), ben crois-moi, intérieurement, je me disais régulièrement : “C’est ça, continuez à me brimer et je vais finir comme Neil Perry, sauf que moi je vais me suicider au Spasfon et que ça vous fera la bite !“.
Sauf que…
Sauf que dans les faits et avec le recul, je trouve que mes parents ont gravement assuré. Parce que ok, je leur ai jamais fait de plan foireux du genre me droguer, avoir un accident sur le “tifoune” d’une copine, ramener les flics à la maison, être collée (crois-le ou non, j’ai jamais eu une seule heure de colle de toute ma scolarité), ou tomber enceinte à quinze ans et demi(j’ai attendu d’en avoir dix-sept pour me faire avorter avec des aiguilles à tricoter) (non ça va je plaisante hein). Ceci dit, je leur en ai quand même fait de bonnes quand j’y repense et là où ma mère se contentait de dire “Fais donc ma fille, fais donc…“, m’accordant ainsi sa bénédiction, d’autres parents se seraient contenté d’un “Nan mais savapalatète ?!” avec claque dans la gueule à la clé.
Par exemple, quand j’ai eu 8 ans, alors que toutes les filles de ma classe se faisaient concurrence avec leurs mini-vagues sculptées au Studio Line de L’Oréal (oui parce que faut savoir que c’était l’année de la première communion et qu’on s’était toute fait friser les cheveux pour être belles à l’église), j’ai demandé à ma mère : “Maman, t’es d’accord pour que je me coupe les cheveux tout court, mais vraiment tout court ?!“. Et ma mère a répondu : “Mais oui, fais donc, ma fille” et m’a emmené chez le coiffeur d’où je suis ressortie avec la coupe de cheveux la plus immonde que j’ai jamais eue, encore pire que la coupe au bol, une coupe garçonne irrégulière qui rendait à mes cheveux leur raideur légendaire et en faisait un sale amas de queues de rats. Et crois-moi, dans mon jogging bleu turquoise, ça me donnait un sacré look. Mais bon, le fait est que ma mère aurait pu me dire “Non, après tu vas regretter et chialer” ou bien “C’est pas une bonne idée, les copines vont se moquer de toi“, ma mère a juste dit “Ok Corral” et m’a laissé faire, sans broncher.
Ce qui m’amène à l’épisode suivant : pendant que les copines s’inscrivaient aux clubs de danse, de gym et dans l’équipe de majorettes, j’ai demandé à ma mère “Maman, j’peux faire du foot ?“, et là encore, ma mère a dit “Fais donc ma fille, fais donc…“. Faut dire qu’avec ma sale coupe de cheveux qui me valut de me faire appeler “mon p’tit gars” pendant près de deux ans, y a guère que dans le football que j’avais de l’avenir. Et tous les dimanches, pendant que les autres gamines répétaient leur choré dans la salle polyvalente, ma mère venait se geler les miches au stade municipal pour me regarder encaisser des buts et pas savoir dribler. Respect quoi.
A 11 ans, alors que la mode était au LC Waïkiki et aux sacs Lafuma jaune fluo, j’ai dit à ma mère que je voulais des fringues comme dans les seventies. J’ai claqué toutes mes économies dans un immonde pattes d’eph deux fois trop grands pour moi, un pantalon hors de prix, beige avec de grosses roses fuschia dessus. J’ai aussi fouiller dans les armoires de mémère et dégoté d’horribles cardigans crochetés à la fin des années 60 et j’ai deméndé à ma grand-mère de m’en crocheter d’autres, encore moins discrets et encore plus moches, pour les porter superposés sur des pulls chaussettes moches. Et le truc génial, c’est que là encore, personne n’a jamais essayé de me détourner de mon idée de merde, de me dire “Mais voyons malheureuse, tu vois bien que t’as l’air conne avec ton pendentif peace and love qui pèse 3 kilos deux et ton froc qui traîne dans les flaques d’eau“, mais non, au lieu de ça, tout le monde m’a toujours dit :”Mais oui, fais donc !“.
Après avoir abandonné les fringues 70’s (le fait que j’aie été la risée de toute la cour de récré pendant presque deux trimestres y a sans doute contribué), je me suis trouvée une nouvelle passion pour les leaders noirs américains. Et j’ai trouvé tous ces black tellement cool que je me suis devenue incollable sur la biographie de Mandela et de Luther King. Le jour où j’ai demandé à ma mère si je pouvais tapisser ma chambre de posters de Malcolm X tout en lui parlant de la suprématie du peuple noir sur la race des Blancs, ma mère m’a dit : “Fais donc ma fille, fais donc…“.
Trop fort hein ?
Et puis j’en ai eu marre de Malcolm. Et à 14 ans, j’ai découvert ce truc qui allait bouleverser ma vie : les vibromasseurs films d’horreur. Dans une solderie ouverte le dimanche (alias le “magasin rouge” de Conflans), j’ai dégoté toute une caisse d’affiches de films gores, mais bien gores hein, et j’ai montré cette merveille à ma mère en disant : “Regarde comme c’est cool et pas cher !“. Et ma mère a demandé : “Tu veux en acheter une ?“, ce à quoi j’ai répondu “Ouais, une de chaque !!“. Et je suis passée fièrement à la caisse avec ma collection de posters et affichettes de Brain Dead, Hell Raiser, les Griffes de la nuit et Castle Freak. En rentrant à la maison, j’ai chopé la boîte de punaises et demandé à ma mère si elle voyait un inconvénient à ce que je retapisse ma chambre (alors partagée avec ma soeur cadette encore scolarisée en école primaire) avec ces affiches pleines d’hémoglobines et de créatures sadiques, et ma mère s’est contentée d’un “Fais donc ma fille“, me donnant le feu vert pour retapisser le mur gauche de la chambre d’affiches gores, tandis que ma soeur recouvrait le mur droit de posters des 3T (rappelle-toi, les neveux de Michael Jackson).
Ma période gore dura fort longtemps (d’ailleurs elle dure encore) (ouais je sais c’est fou) mais cette passion pour le Retour des morts vivants 1, 2, 3, 4 et 5 (no limit te dis-je) s’effaça quelques temps au profit de cette nouvelle lubie : la magie, la sorcellerie et le néo-paganisme. Quand j’ai demandé : “Maman, je peux utiliser la dernière pièce de la cave pour en faire un temple païen ? Parce que quand on ouvre le soupirail, on voit nickel la lune et ça d’un point de vue énergies, c’est exactement ce qu’il faut !“, ma mère a répondu “Fais donc, ma fille. Fais donc, mais viens pas te plaindre si t’as de l’asthme à cause de la poussière“. Et de la même façon, ma mère m’a toujours donné son accord quand je lui ai demandé l’autorisation d’inviter des copines à dormir pour fabriquer des bougies d’envoûtement à base de graisse d’oie, de résine de benjoin et d’herbes diverses, et elle a même pas moufté quand à 3 h 28 très précises, on a mis le réveil et on est descendues avec nos grimoirs et nos pots de graisse pour prononcer l’incantation au-dessus d’une casserole de graisse frémissante sur le Butagaz. Au passage, je précise que c’est mon père qui m’avait dégoté la graisse d’oie et certaines feuilles sauvages nécessaires à la préparation, c’est dire si mes parents étaient cool dans le fond. Y a aussi eu cette fois on une copine a rappliqué à la maison avec un coeur d’agneau emballé dans du papier et où on traîné dans la cambrousse en pleine nuit tout en plantant des aiguilles dans le bout de barbaque avant d’y mettre feu, le tout sous fond d’incantations et de volutes d’encens. Trop des dingues, j’te jure.
Bref, de multiples épisodes similaires à celui-ci on suivi, pendant les années qui me séparèrent de ma majorité (et même après) :
“J’ai pas envie d’apprendre une langue utile comme l’Allemand ou l’Espagnol. Je vais plutôt m’inscrire au cours de russe tiens, ça au moins, c’est une langue qui mer servira jamais dans la vie !
- Russe… mmmh bonne idée oui, fais donc ma fille…”
“Maman, j’peux avoir un animal de compagnie ?
- Oui ma grande.
- Un python royal ?
- Fais donc ma fille…”
“Maman, j’peux avoir un autre python pour tenir compagnie au python ?
- Fais donc…”
“Maman, j’peux faire un piercing ?
- Fais donc. j’espère que t’auras mal, ce sera bien fait pour toi, mais fais donc…”
“Maman, je vais ptetr faire un piercing au clito.
- QUOI ??!! Baaaaah, fais donc hein, c’est ton clito, pas le mien…”
Puis plus tard : “Maman, je vais donner un prénom à coucher dehors à mon premier enfant !”, “Pis aussi à mon deuxième enfant tiens…”, “Maman, je vais arrêter mon job d’enseignante pour vendre des godes”, “Pis je vais aussi arrêter mon job de vendeuse de godes pour écrire pour des sites de cul”, “Maman, je vais claquer tout mon blé pour me faire tatouer des trucs à la con”…
Et ben t’sais quoi, aujourd’hui encore, ma mère continue à me dire “Fais donc ma fille, t’as raison, fais donc“, voire “C’est bien ma fille“, quelle que soit la débilité que j’annonce (au choix : “je me fais tatouer un milkshake”, “je vais déguiser les gosses en zombie pour la Zombie Walk”, “Je me suis foulée la tête à un concert punk”, “je quitte les pères de mes enfants plus vite que mon ombre“).
Donc en fait, je pense que je suis pas trop à plaindre. Et tant pis pour le “Tifoune” violet qui m’aurait permis de faire Rezonville-Gorze avec la Guinou pour aller boire des Yop au stade de foot (ouais, mes copines et moi on était graaaaave des aventurières).
Sur ce, j’en profite pour laisser un petit message perso à maman, si elle me lit : Maman, je pars bientôt à Berlin pour quelques jours avec des amis. Pour y faire des trucs d’adultes responsables quoi, genre visiter des squatts et me faire tatouer le bras, et puis aussi boire plein d’alcool et vomir un peu. Par conséquent, je risque de te laisser tes petits-enfants - tu sais, ceux que j’ai affublés de prénoms bizarres - un jour ou deux, mais tu verras, ils sont pas chiants, pour peu que tu leur mettes un film de zombies (pas trop violent tout de même) ou que tu les laisses jouer au tatoueur avec des feutres lavables à l’eau, ils te foutront une paix royale. Et t’inquiète, en cadeau je te ramène évidemment une boule à neige “I love Berlin” (oui parce que Berlin c’est pas Amsterdam, je pourrai pas te ramener de drogue en souvenir). Ah oui, et si jamais je t’entends soupirer à la lecture de ces lignes, dis-toi que même si tu as l’impression que je file un mauvais coton depuis près de 29 ans, je ne finirai jamais comme Neil Perry, et ça c’est tout ce qui compte. Bisous hein !
PS : Si tu retrouves mes affiches gores, merci de me les mettre de côté
PS bis : Ah oui, et t’inquiète pour le coeur d’agneau : on l’a pas dévoré en dansant toutes nues
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Eve, j’ai toujours pensé que tu étais une fille sensationnelle, mais je viens de comprendre pourquoi : c’est héréditaire …
Ah les mères!
An’ je ne comprends pas ton “Ah les mères !”.
“Fais donc ma fille, fais donc…” j’aurais bien aimé l’entendre une fois. Même rien qu’une fois.
Maintenant je comprends plein de choses. Ta résistance, ton culot, tes capacités à rebondir… La création de Garageland à un moment où tu n’avais pas l’air au top.
Une mère qui dit toujours “fais donc ma fille” c’est un peu comme une petite voix qui dit “vas-y fonce !”, non ?
bonjour eve, moi un truc que j’aurais bien voulu que mon père me dise c’est:”d’accord”.trop cool ta rem.
c’est hyper utile, le russe, je te permets pas !
Je prends note.. Pas facile à appliquer à chaque fois quand même…
haha! Un taille foune!!! Bien un truc de filles ça… Le Booster (prononcer boustère), ça c’est un truc qui déchire le slip… (dire que j’ai claqué un pognon monstre pour en gagner un à un jeu organisé par Maggy)(oui, les idées de génie)(en l’occurence, pas)
En fait, si tu bride pas trop les gamins, ils sont moins tentés d’expérimenter ta patience, et font moins de conneries…(j’ai tendance à penser que les gamins tarés, ça vient de leur parents qui les étouffent avec leurs angoissent). Je prône pas le laxisme, mais en laissant tes gamins prendre le risque de se planter, tu les laisses se confronter à la vie… Je crois que c’est ce qui m’a manqué, quand je vois parfois mon inaptitude au monde…
oh putain c’est trop long a lire
morue du jour
Les angoissent, nouvelle conjugaison du verbe angoisser…ou faute d’accord au pluriel.
Je te trouvais déjà touchante pour plein de trucs, mais c’est un putain de joli billet que tu nous as encore pondu là.
(taille-foune ça sonne mieux que ti-foune, je comprends pas pourquoi tu disais tifoune du coup)
@ Madame Saskia : Et attends de voir ma fille !
@ An’ : Euuuuuh… “C’est pas faux”.
@ Mag à l’eau : Mais surtout, le truc cool, c’est que du coup, j’ai jamais eu besoin de faire des trucs juste pour faire chier mes parents. (A part le tatouage “Daddy” : ça, c’était clairement pour faire chier mon père)
@ Biquet : Tout dépend de la question. Si tu lui as demandé “papa, je peux enculer la voisine, la dépecer et l’enterrer dans le jardin”, c’est normal qu’il ait pas répondu “d’accord”.
@ Natoussia : Oui, ça permet de chanter “Kalinka” à peu près juste quand t’es bourré.
@ Valérie : “A chaque fois”, pas sûre que ça le fasse, effectivement. Mais pense à Neil Perry, PUTAIN PENSE A NEIL PERRY !
@ Jack Larsen : Je suis d’accord. C’est pour ça que quand ma fille joue à la SPA avec son frère, lequel joue alors le rôle du chien sauvagement abandonné au refuge par sa vilaine maîtresse, je ne m’inquiète pas, je les laisse faire. Même si le petit frère en question est accroché au bout d’une laisse.
@ Le Coach : Tfaçon tu sais lire que le braille.
@ Spike : Parce que j’ai été élevée à la cambrousse et que chez nous, on prononçait tout à la Française (y compris “leader Price”) (enfin non, ça c’était juste ma mémé)
et pi ton Neil, tu le retrouves chez Greg, dans la peau de Wilson, alors la vie est belle….
et pi ton Neil, tu le retrouves chez Greg, dans la peau de Wilson, alors la vie est belle….
Greg l’a pris sous son Neil ?
Sérieux, on doit être des soeurs cachées. On a la même mère : la mienne aussi a sur la conscience l’infâme coupe de garçon que je me suis payées et qui lui valaient des “oh, des jumeaux, un garçon et une fille”…
moi je me rappelle bien de ta période “magie sorcellerie”
et des incantations des 4 éléments… et puis du russe bien sur, avec M. Lebrigand (”ne restez donc pas comme des bûches” - insulte suprême…-)
Jack, are you my secret brother ?
Why? You’re a “one handed of life” too?
Mere d’alors!
morue panée.
et si tu avais lavé tes cheveux avec “prairial, à la pomme verte” tu crois que là aussi elle t’aurait laisser faire?
Autres temps autres moeurs! J’avais adopté depuis longtemps le “fais donc ma fille, fais donc”, partant du principe qu’elle ne pourrait jamais faire pire que moi au même âge (ou son père hein, parce que dans son genre… hum…).
Résultat : un crise d’hystérie au motif que, vraiment, j’en ai rien à foutre de rien!
Conclusion : deux claques et réactivation du mode “vieille conne réac”. Faut pas contrarier ses ados
>Conclusion : deux claques et réactivation du mode “vieille conne >réac”.
De la crise de nerfs, Lucrèce au bord gifla ?
Moi c’était tout le contraire. A mère angoissée, fille angoissée. J’espère être moins stress avec mes propres gosses mais bizarrement, j’en doute !
Ce billet est très émouvant …
Et instructif quand on est soit-même parent
@cilugomar : j’avais complètement oublié ce shampoing, c’est celui qu’il y avait chez nous ! Madeleine du jour …